Présidents:

(Vers classifications par dates)
Mot du présidentHistoire : Menez-Paul : Partenaires : Ils ont porté notre maillot : Convocations : Contacter l'A.S.B. : Arbitres : Index : Anciens dirigeants, éducateurs & arbitres.

Barat Émile
Président de 1929 à 1932.

Berthelot Eugène

Premier président en 1905 de l'A.S.Lambézéléenne (future A.S.B.) à sa création. Il était directeur de la brasserie de Lambézellec.

Blangy André
Président de 1947 à 1948.

Godoc Paul
Boulanger-patissier place Wilson. Président de 1914 à 1919.

Carlgan Jules



Colemard Charles
Président de 1972 à 1978, Président d'Honneur de 1978 à 2002.


Creignou Michel
Président 2000-2001.
Depuis la dernière assemblée générale de novembre l'AS brestoise a un nouveau président. Michel Creignou remplace ainsi Romain Desrues. Cet ancien footballeur de Coataudon, et entraîneur de Guissény il y a de cela de nombreuses années, reprend le flambeau après trois années passées au comité directeur. En fait, il a repris contact avec le football lorsque son fils a signé au club. "En tant que président de la mutuelle des personnels d'EDF j'étais trop pris pour approcher mon sport préféré. Depuis j'ai quitté cette fonction. Cela explique ce retour dans le giron du ballon rond ". Et pas par n'importe quelle porte puisque Michel Creignou est devenu le principal garant d'un des clubs brestois les plus prestigieux du siècle avec pour souci " d'instaurer une responsabilité collective au niveau de toutes ses composantes".
Il ne veut pas être le président qui décide tout. C'est ensemble que nous voulons avancer. De fait, il faut, responsabiliser, dirigeants et joueurs dans tous les secteurs. " En bon mutualiste le Président sait comment faire pour déléguer, fédérer, partager les tâches. Un président n'est pas providentiel. Maintenir un club en bonne santé est l'œuvre de tous. " Cela étant, comme tous ses prédécesseurs il veut redonner à l'A.S.Brestoise une place plus conforme à ses titres de noblesse. " Nous avons une volonté collective de faire en sorte que le club soit reconnu comme deuxième de la ville. L'objectif est d'atteindre le CFA dans les cinq années à venir. " Et cela passe bien entendu par le maintien de l'équipe " A " en D.S.R.. "Pour le moment c'est la seule équipe qui pose problème. Elie a besoin du soutien de tous. Pour cette raison tout le comité directeur était présent au match. Et cela fait chaud au cœur " souligne un président heureux de la victoire obtenue contre Louannec. Le match qu'il ne fallait pas perdre. Un succès encourageant en tout cas avant d'entamer le troisième millénaire.


Desrues Romain
Président de 1994 à 1999.

Genet

Premier Président de l'Association Sportive Lambézelléenne (future A.S.B.) en 1906.

Georgelin


Guillard Léon

Président de 1967 à 1969.

Guihéry Jos

Président de 1945 à 1947. Œuvra pendant 26 ans au club!
Retour à Brest de Jos: C'est avec plaisir que les vieux sportifs brestois apprendront le retour à Brest de notre sympathique ami. Afin de permettre aux vieux qui, depuis quelques 13 ans que notre ami a quitté Brest l'auraient perdu de vue, et aux jeunes de faire connaissance avec lui... rappeler sa vie sportive... qui après avoir été un bel athlète et un excellent joueur d'association, compte parmi les pionniers du sport dans notre région.
Né à Amanlis près de Rennes en 1911, Joseph Guihéry que ses amis appelaient Jos, s'inscrit aux Cadets de Bretagne en 1900. Il y pratique le football et la gymnastique jusqu'en 1904. A 17 ans, il trouve un emploi à Brest chez M. Bossard, un négociant en bois. Il fonde avec quelques amis l'Union Sportive Brestoise où il cumule les fonctions de vice-président, secrétaire, arbitre et de gardien de but. En 1908-1909, il est secrétaire de l'Union régionaliste de Bretagne et fut les mêmes années champion de Bretagne de la F.G.S.P.F. des 100 et 400 mètres.
Pour des raisons professionnelles, il lui faut quitter Brest pour Rennes en 1910. De 1910 à 1919, il est tour à tour secrétaire du C.S.Rennais de la commission de Bretagne de la L.O.F.A. et titulaire de la médaille de l'Union. Il part pour la guerre 14-18. En 1919, il est membre du comité directeur d'athlétisme, secrétaire adjoint de la commission centrale universitaire, délégué du comité de Bretagne au conseil de la F.F.F.A., trésorier de la commission des arbitres de la ligue de Paris de F.A. membre des commissions centrales des règlements et qualifications de la F.F.F.A. et de la coupe de France. Rappelons que le challenge armoricain ainsi que le tour de Rennes furent créés par Jos. Il revient à Brest en 1921 et entre au comité directeur de l'A.S.Brestoise comme secrétaire général puis comme président de 1945 à 1947 (26 ans de présence au club). Lors de son retour, l'A.S.B. récupéra un excellent arbitre (F.F.F.A. Ligue de Paris) en même temps qu'un précieux pontif. En 1921, il devient adjoint-maire chargé des sports et président de l'Office des Sports.
Durant le conflit 1939-45, il assume la présidence du district Finistère-Nord d'athlétisme. Il profite des déplacements imposés pour sa nouvelle fonction pour servir la résistance. Doté d'un sens social très développé et malgré le mauvais état de santé de sa femme, il aura consacré toute sa vie à aider la jeunesse puis plus tard les hommes et femmes de sa génération.
La Dépêche du 22-03 & Les cahiers de l'Iroise

Langelier Émile
Président de 1928 à 1929.

Le Breton Michel
Président de 1986 à 1987.


Le Calvez Louis
Président de 1932 à 1939.


Le Monze Roger
Président de 1978 à 1984.

Le Roux Jean Pierre
Président de 1988 à 1989 et 1993 à 1994.
Jean-Pierre Le Roux nouveau président de l'A.S.Brestoise. Le vieux club brestois était à la recherche d'un président! En la personne de Jean-Pierre Le Roux, directeur de la société Luang, spécialisée dans la fabrication des nems, il a trouvé son sauveur... L'ex-président de l'A.S. Henvic explique son arrivée au club comme un défi, un challenge "mon ambition est de faire remonter au plus tôt le club en 4ème et 3ème division. Les structures du club le permettent. Je veux d'autre part rassurer les bénévoles et les parents fidèles à un club où il existe une véritable pépinière de jeunes. Je veux aussi faire en sorte que les joueurs restent au club".
M. Jean-Pierre Le Roux n'exclut pas, d'autre part, un effort financier pour aider sa nouvelle association...
...Dès le lendemain de son élection, c'est-à-dire hier, il a étudié point par point les structures de son club. A vrai dire, elles ne l'ont pas particulièrement réjoui. A tel point qu'il affirme que sa tâche sera dure. Néanmoins, Jean-Pierre Le Roux ne manque pas d'ambition. Le but de ce jeune chef d'entreprise dynamique, est de redonner à l'A.S.Brestoise, une autre image, que celle ternie par tous les conflits successifs. (O.F. 25&27-05-1988)


Le Vessel Auguste
Président de 1921 à 1922.

Lombard Auguste
Président de 1923 à 1928.


Lusven Noël
Président de 1989 à 1993 et en activité depuis 2001. En 1989, un directoire de quatre personnes assurait la présidence: Noël Lusven, Michel Corrales, Jean Chardonnet, Charles Colemard.


Marc Armand
Président de 1952 à 1967. Joua à l'A.S.L. années 1913 - 1914.
Il déclara lors de l'Assemblée générale de mai 1953:
"... Convient il de créer à l'A.S.B. une section de footballeurs professionnels, ma réponse est très simple: Je ne vois pas, et je crois que le comité sera de mon avis, l'intérêt qu'il y aurait à entreprendre une telle transformation, au moment ou le palmarès de nos seuls amateurs nous cause les plus grandes satisfactions. Si l'on m'objecte que l'intérêt de l'A.S.B. n'est pas le seul en cause, et qu'il convient de prendre en considérations l'intérêt de la ville elle même, son prestige tant sur le plan régional que national, je répondrais que nous sommes et serons disposés à à examiner les propositions de tous ceux qui en même temps nous apporteront l'assurance permanente que le fardeau pécunier résultant d'une telle entreprise, ne sera pas abandonné à nos seules épaules. Par contre, nous ne sommes pas disposés à nous lancer à la légère...". Ce qui revient à dire que cette question, périodiquement évoquée, n'est pas sur le point d'être résolue, car si les conseilleurs sont nombreux, les mécènes sont rares, très rares.

Morvan Alexandre
Président ou vice président de 1948 à 1952.

Omnes Louis
Président de 1912 à 1914.


Perron Jacques
Président de 1969 à 1972.
Déclaration du Docteur Perron pour les 65 ans du club:
Mes chers amis de l'A.S.B. Cette plaquette va essayer de vous remémorer les faits les plus marquants du passé glorieux de l'A.S.B., elle va essayer aussi de faire le point de ses activités présentes, elle va enfin et surtout vous faire part des projets et des souhaits que nous formons tous pour redonner à ce vieux club sa notoriété passée, cette plaquette est éditée à l'occasion des soixante-cinq ans de l'Association Sportive Brestoise, Soixante-cinq ans, l'âge de la retraite! L'A.S.B, n'a pas du tout l'intention de la prendre, bien au contraire, c'est une deuxième jeunesse qui s'éveille en elle après la grave crise qui, il y a plus d'un an, a failli menacer l'existence même du club, C'est après mûre réflexion que j'ai accepté de présider à sa destinée. La succession était difficile, la tâche ardue et immense, mais aussi exaltante. Aidé par des amis dévoués, sincères, enthousiastes et confiants, il a été possible de repartir, de commencer le renouveau de l'A.S.B. Ce renouveau était conditionné par l'esprit de club et sa restructuration. L'esprit de club, c'est-à-dire l'amitié, le dévouement, l'enthousiasme, assure la continuité. En effet, les hommes peuvent passer, l'esprit de club doit rester. Je crois que nous avons réussi à le faire revivre, L'aspect actuel de Ménez-Paul en est le témoignage. C'est grâce en grande partie à des amis dévoués et bénévoles, que je remercie ici, qu'un coup de pioche ici, un coup de pinceau là, ont rendu à ce vieux stade un aspect fringant, Témoignage aussi ce Club-house où nous nous retrouvons souvent dans la joie de la victoire, dans l'amertume parfois de la défaite, toujours dans la franche camaraderie. L'extraordinaire série de victoires de notre équipe première de football l'année dernière, son classement actuel, les brillants résultats de nos athlètes, sont la conséquence de ce nouvel état d'esprit. La restructuration était indispensable, Il ne fallait pas que quelques-uns seulement assurent la gestion d'un aussi grand club. Nous avons créé différentes commissions, nous avons surtout demandé à tous les membres actifs de participer à la vie du club en réalisant un Comité dont vous avez par ailleurs la composition. Voici donc ce qui a été fait, voici maintenant nos souhaits et nos projets. Nos souhaits, c'est évidemment d'aller de succès en succès mais, même dans l'adversité, c'est de faire de l'A.S.B. un grand club. Nos projets sont justement la réalisation d'un grand club omnisports. Mais pourquoi le réaliser et comment le réaliser? Pourquoi le réaliser? nous n'avons pas, je crois, seulement un rôle de chef d'entreprise ou de gestionnaire, des jeunes nous sont confiés, nous avons aussi envers eux un devoir moral, un rôle socio-éducatif, Plus il y aura de jeunes à pratiquer les sports, moins il y en aura dans les bals, les bars et les tripots. Pour cela il est indispensable qu'ils aient un choix entre différentes disciplines sportives. L'un peut aimer le football, l'autre le tennis, un autre le handball, un autre le rugby, et puis le sport n'est pas exclusivement réservé aux jeunes, si certaines disciplines ne sont pas praticables à un certain âge ou suivant le sexe d'autres peuvent l'être. Pourquoi ne pas voir un jour des familles entières, le père, la mère, la fille, le fils, être licenciés à l'A.S.B., chacun dans le sport qu'il aime? Comment le réaliser? A vrai dire comme en témoignent les pages suivantes nous avons déjà commencé. Deux problèmes se posaient: l'organisation et le recrutement d'une part, les installations d'autre part. Le recrutement est commencé et a bien commencé. Le R. C. B. est venu à l'A. S. B. en totalité, vous voyez plus loin le nombre de licenciés et l'école de rugby. Il en est de même du handball et du basket qui sont des sections nouvelles, ainsi que la pétanque, car je vous rappelle que l'athlétisme est une des seules vieilles disciplines persistantes (grâce à M. Moré) de l'ancienne A. S. B. Il nous faudra pour réaliser ce club avoir des gymnases, des haltérophiles, des volleyeurs et, pourquoi pas, l'équitation, le tir, la voile, qui viendront augmenter notre nombre déjà éloquent de quelque 690 licenciés. Tout ceci bien sûr est absolument impossible au stade de Ménez-Paul, ce qui pose le problème des installations sportives. Sur ce point et je m'en excuse, je ne serai pas bavard. Nous y avons pensé et nous y pensons. C'était le mot du président, en fait c'est maintenant que je vais vraiment vous le dire
D'accord! Voulez-vous que nous nous donnions trois ans?
Voulez-vous que pendant trois ans notre enthousiasme soit total?
Voulez-vous que pendant trois ans nous nous engagions à remplir tous notre rôle, quel qu'il soit, avec la plus grande efficacité?
Voulez-vous que pendant trois ans nous tirions notre char ensemble et dans le même sens?
Voulez-vous que pendant trois ans dirigeants et joueurs se donnent sans compter pour que nous devenions le premier club brestois?
Ce sera passionnant, je vous l'assure.


L'A.S.B.Docteur Perron

Plessis Jean-Claude
Président de l'A.S.B. dans les années 80... Puis de Sochaux:
Après le limogeage de Philippe Anziani à l'automne, Sochaux vient de voir tomber une nouvelle tête à l'approche de l'hiver. Comme les événements (recrutements ratés de Ferri et Dobrjnak pour 23Mf environ, valse des entraîneurs et une piteuse 9ème place malgré un budget de 100Mf) le laissaient supposer depuis un moment, Gilles Daguet, le président sochalien à présenté sa démission. Lors de l'assemblée générale du club, qui s'est tenue au musée de Peugeot, mercredi soir, Daniel Meyer, le vice président a lu une lettre de Daguet dans laquelle il exprimait son souhait de quitter les fonctions qu'il occupait depuis 1994. Une surprise qui n'en était pas une vu son bilan, mais qui avait déjà été anticipée par les dirigeants notamment Christian Peugeot et Alain Cordier membres du conseil d'administration. Au terme de la réunion, la candidature de Jean-Claude Plessis, actuel directeur de la zone aquitaine-Midi-Pyrénées, a été soumise au vote et approuvée à l'unanimité.
Âgé de 55 ans, ce cadre supérieur de Peugeot va donc être détaché à la présidence du F.C.S.M.
Ancien président de l'A.S.Brestoise (D3), dans les années 80 ou il côtoya notamment Frédéric Dobraje (dont la venue comme directeur sportif n'est pas écartée l'année prochaine), Plessis n'arrive pas seul, arrive avec lui dans ses bagages un responsable du sponsoring, M.Lorefils. Ses premiers dossiers seront éventuellement le règlement du problème Drobjniak et Fen lors du prochain Mercato, le départ probable de Léonard Specht, nommé directeur sportif par Daguet voici un an et le renouvellement du contrat de Jean Fernandez, venu remplacer Anziani jusqu'en juin 2000. De quoi rentrer rapidement dans le bain.

France Football 10-12-99

Plessis, cœur de lion.
Fidélité. Dans sa vie professionnelle, le président du F.C. Sochaux-Montbéliard n'a connu qu'une seule entreprise: Peugeot.
Son attachement à cette firme automobile lui vaut aujourd'hui, à son Grand bonheur, de diriger le club franc-comtois. En ce vendredi 21 septembre, le rendez-vous est fixé à 11 heures, mais le bureau du président sochalien reste longtemps clos. L'air angoissé, Jean-Claude Plessis, pourtant toujours jovial à l'accoutumée, passe la tête dans l'entrebâillement de la porte pour nous demander de patienter: "J'essaie de joindre ma femme au téléphone", confie-t-il tout en s'excusant. "Elle est encore à Toulouse avec deux de mes enfants et je n'arrive plus à avoir de ses nouvelles. Tout à l'heure, je l'ai eue, et elle m'a dit qu'elle ne savait pas ce qui se passait. Elle était sur la route et sa voiture s'est soudain retrouvée propulsée sur le trottoir!". Une petite heure plus tard, Jean Claude Plessis quitte enfin son bureau, rassuré sur le sort de son épouse.
A Toulouse, son dernier port d'attache, où il a laissé femme et enfants, une usine a été soufflée par une explosion qui a fait des dizaines de morts et causé une bonne frayeur à toute la famille. "Et dire que l'on doit déménager définitivement la semaine prochaine !" reprend l'ancien directeur de Peugeot pour la zone Aquitaine Midi-Pyrénées. Après presque deux ans de présidence à Sochaux (NDLR) il a été nommé à la tête du FCSM en décembre 1999. "Je viens juste de trouver une maison. Ça ne fera qu'un déménagement de plus. Le treizième, je crois." A cinquante-sept ans, ce père de trois enfants, dont le dernier n'a que onze ans, jai l'habitude de faire et de défaire les cartons. Dans la famille Plessis, le refrain se chante au gré de la vie professionnelle de papa, qui n'est pas militaire de carrière mais qui a épousé, à dix-neuf ans, une autre cause, celle de Peugeot. "Jeune, j'étais un fan de vélo et je vivais de mes primes de course," se remémore Plessis, qui courait alors dans l'antichambre des professionnels, en catégorie Élite. "Ma mère se faisait d'ailleurs pas mal de mouron à mon sujet, me disant souvent que je finirais par poser des rails sur les voies de chemin de fer. Avec les copains, on écumait les critériums pour ramasser quelques sous, on vivait bien. Mais j'ai eu mon premier enfant, et la vie de patachon a dû cesser. Je suis rentré chez Peugeot comme prospecteur, tout en bas de l'échelle. Pendant deux ans, je suis allé tirer les sonnettes en Solex pour vendre des voitures. Je n'avais pas encore mon permis. Je disais aux gens qu'on me l'avait suspendu!"
"Nantes m'a fait aimer le ballon "
Affable, mais aussi gouailleur voire gros blagueur, le jeune Plessis ne tarde pas à faire son trou et à rapporter contrat sur contrat au garage de Tours, sa ville d'origine et de ses débuts. A trente ans, il est nommé directeur d'agence avec un profil atypique, loin de celui de ses collègues issus de H.E.C. ou d'autres grandes écoles de commerce. Le tour de France qu'il rêvait d'accomplir à bicyclette, Plessis va l'accomplir à travers les concessions du Lion, de Tours à Nantes, de Brest à Lille, de Nice à Toulouse en passant quatre fois par Paris.
Au fil des destinations, sa passion pour le vélo va s'estomper au profit du golf (il est handicap 18, sa femme 13), de la voile et, bien sûr, du foot. "Mon coup de foudre pour ce sport date de mon passage à Nantes, au début des années 1970", se souvient ce père de famille qui a d'abord commencé par accompagner ses fistons le samedi après-midi comme bénévole en faisant "la touche et en coupant les cakes à l'heure du quatre heures". "J'étais simple supporter des Canaris, des Henri Michel et autres Roger Lemerre. J'ai aussi connu à ce moment Jean-Claude Darmon, qui venait me démarcher pour être sponsor du F.C. Nantes. J'ai vu la construction de la Jonelière. Nantes, dans son ensemble et par sa philosophie de jeu, m'a fait aimer le ballon. C'est pour ça qu'aujourd'hui mon modèle pour Sochaux reste le FCNA, tant au niveau de la formation que des structures."
Sa vie professionnelle au volant de 404, de 504 ou maintenant de 607 l'amènera ensuite vers Brest. Là, au bord de la rade, commence une autre aventure, celle de président: "J'étais patron de Peugeot-Talbot. Mon prédécesseur s'était engagé comme Sponsor de l'A.S.Brest, qui évoluait en D 3. Un soir, je suis convié à un comité directeur. A minuit, j'étais président du club! C'était le temps des tombolas, le moment où on louait des boîtes de nuit, où je faisais disc-jockey pour boucler les budgets. C'est à cette période que j'ai connu mes premières émotions de dirigeant. On a notamment éliminé le grand Stade Brestois en Coupe de France et manqué la montée en D 2 de peu, lors de la saison 1983-84 je crois. Je me rappelle très bien de ce match, c'était contre Caen, entraîné alors par Mankowski. Je m'en souviens d'autant mieux que le président d'en face était le directeur de Peugeot Caen et que l'arbitre était un salarié de l'entreprise! Nous avons perdu, et le rêve s'est envolé. Mais à Brest, j'en ai fait d'autres.
Organisateur de la tournée D'Eddy Mitchell.
Touche-à-tout au gré de ses mutations (c'est lui qui, pour la première fois, a sponsorisé un club de rugby en barrant les maillots du Stade Toulousain du logo Peugeot), Jean-Claude Plessis est devenu, en Bretagne, le pote de nombreux marins: Florence Arthaud, Eugène Riguidel ou encore Olivier de Kersauson. "C'était ma période marine", dit encore en rigolant le cadre supérieur de chez Peugeot. C'était aussi le temps de la période disco ou plutôt rockabilly. Lui qui a eu vingt ans dans les années 60 a largement baigné dans le twist. Il a vu Johnny "au moins vingt-cinq fois sur scène et assisté au premier concert des Beatles à l'Olympia." Nostalgique de cette culture yéyé, l'actuel président du FCSM a ainsi organisé, quand il était à Brest, la tournée bretonne Menthe à l'eau d'Eddy Mitchell! Sa vraie vie de président à temps complet, Plessis l'a donc entamée avec succès, voici presque deux ans, à Sochaux. Alors que le club sombrait dans une politique qui ne correspondait plus tellement à l'image de Peugeot, calquée notamment sur de vraies valeurs comme la formation, il a relancé la dynamique locale en rappelant d'anciennes gloires telles que les Genghini, Ruty, Bazdarevic ou récemment Djaadaoui à des postes clés. Pour la première fois, la famille Peugeot et principalement Éric, petit-fils du fondateur faisait appel à un président délégué qui n'était pas issu de l'usine voisine de Bonal, mais de la vaste filière commerciale. Un changement qui cadre également bien avec l'évolution du foot et le récent passage du club en SASP (société anonyme sportive et professionnelle), détenue à 99 % par Peugeot. Si le raccourci est peut-être trop rapide, il faut quand même voir dans cette nomination certaines raisons du spectaculaire redressement du club doyen de D 1 après une décennie 1990 faite surtout de bas avec cinq saisons passées en D 2, une des plus grosses parenthèses de la riche histoire de Sochaux dans cette division dotée d'un stade flambant neuf, de nouvelles structures de formation, mais surtout d'une vraie politique, de nouveau calquée sur la promotion de jeunes joueurs issus de la filière locale (Frau, Meriem, Pedretti, Daf, Monsoreau), la maison jaune a retrouvé des couleurs. Et, dans ce changement de décor, ce sourire retrouvé, l'atypique président Plessis y est sûrement pour beaucoup.

France Football 28-09-01. FRANÇOIS VERDENET, à Sochaux

Pouliquen Georges
Président en 1907 à 1910. Aida Georges Berthelot lors de la création de l'A.S.L.

Pouliquen Joël
Président de 1987 à 1988.
... Vu la situation difficile dans laquelle se trouve l'A.S.Brestoise, Joël Pouliquen n'a certainement pas choisi la meilleure place en acceptant la présidence. L'ex-trésorier est certes bien conscient de la tâche ardue qui l'attend, mais il n'est pas pour autant perturbé. Et, si l'avenir du club ne repose encore que sur des projets, qu'il ne veut pas encore divulguer, le remplaçant de Michel Lebreton est relativement optimiste, mais pas très loquace. Ce qui peut se comprendre... La situation est tellement épineuse... (Ouest France du 01-04-87)


Rolland Gustave
Ancien joueur du V.C.B. Président de 1919 à 1922.
C'est grâce à ses efforts que l'A.S.B. fait construire, en 1920 et 21 le stade de Prat-Ar-Raty en face de l'actuel lycée Jacquard rue Lesven.

Tanguy Jacques
Président de 1984 à 1986.
En 1984, Jacques Tanguy accepte de remplacer Jean-Claude Plessis alors que l'A.S.B. rencontre des difficultés financières. Il avait commençé par jouer à Gouesnou en minimes puis vint à l'A.S.B. ou il s'occupa successivement des jeunes puis des seniors à la demande de Roland Bourse. Puis du matériel et des buvettes suite à une demande de Roger Le Monze.




Thomas Ronan


Torlec Bernard

Mot du présidentHistoire : Menez-Paul : Partenaires : Ils ont porté notre maillot : Convocations : Contacter l'A.S.B. : Arbitres : Index : Anciens dirigeants, éducateurs & arbitres.
Mise à jour: dim 10-oct-04 6:35 x