Ménez-Paul:

Mot du présidentHistoire : Partenaires : Ils ont porté notre maillot : Convocations : Contacter l'A.S.B. : Arbitres : Index : Anciens dirigeants, éducateurs & arbitres.
Ce que sera Ménez-Paul: Avant projet.


Avant projet de l'architecte M.Mocaër.

Société immobilière du Parc des sports.
Elle est actuellement propriétaire des terrains situés à Ménez-Paul (Maison-blanche). Ces terrains, très bien situés ont façade sur trois routes différentes et représentent une surface de 2 ha et demi.
Elle a pour but de mettre à la disposition de l'A.S.B. et par là de la jeunesse des communes de Brest, Lambézellec et Saint-Marc, des terrains de sports: Football, basket-ball, athlétisme et tennis, groupés dans un stade unique.
Le public y trouvera des aménagements de premier ordre, tribunes et gradins, assurant une visibilité parfaite à toutes les places. Les tribunes, conçues sur les plans de M.Moscaër, l'architecte brestois bien connu et ancien sportif, sont prévues en ciment armé, de telle manière que la toiture n'est soutenue par aucun poteau pouvant gêner les spectateurs.
Les gradins, sont échelonnés sur une telle pente que les derniers rangs verront aussi bien que les premiers.
Ces aménagements, joints aux soins donnés à l'établissement des terrains, feront du parc des sports, l'un des plus beaux stades de France.
La Société immobilière, pour réaliser son programme, fait appel à tous ceux qui s'intéressent à la santé de la jeunesse française et aux sports.
Encourager la vie au grand air est l'un des plus surs moyens de lutter contre les fléaux sociaux. Une organisation rationnellement conçue et appliquée doit y concourir puissamment.
Chaque dimanche, un public de plus en plus nombreux vient à Brest de toute la région suivre les matches et certains, conclus avec les plus belles équipes d'Europe ont déjà montré l'exiguïté du Stade actuel.
La Société immobilière du Parc des Sports poursuit ce but; ses actions de 100 fr. sont à la porté de tous. D'un rapport de 5% net, elles sont d'un placement intéressant et sont garanties par la valeur du terrain qu'elle possède.
En souscrivant et en l'aidant, vous aurez rempli un devoir national (Ndlr: excusez du peu...!) et social et vous aurez favorisé le commerce local.
Les souscriptions sont reçues aux guichets du Crédit Nantais, à Brest et dans ses succursales. Des bulletins de souscription sont à votre disposition à l'Hôtel des voyageurs, 16 rue de Siam, à Brest.


Un "Stade"

Les comités successifs sans cesse handicapés dans leurs efforts par les charges très lourdes que leur apportaient l'entretien coûteux des Tribunes et du terrain, sans parler des frais de location qui, chaque année, anémiaient la caisse du club sans qu'il resta rien pour sauvegarder l'avenir.
M. Jos Guihéry à son retour à l'A.S.B. en 1921 avait trouvé en M.Guémas (actuellement établi à Toulon) un aussi têtu que lui et tous les deux cherchèrent à droite, à gauche un terrain approprié. Il n'y en avait guère et les propriétaires se dressaient en obstacles insurmontables. Mais on ne se rebuta pas et, finalement, on vit vite l'idée faire son chemin et prendre au passage des hommes d'action comme MM. Omnès, Lombard, Quéré, Coatpéhen, Le Calvez, Ploué et bien d'autres encore.
Après une étude, assez approximative du reste, on se mit dans les brancards et la société immobilière du parc des sports de l'A.S.B. se constituait par devant Me Mauguin notaire à Brest.
Le terrain fut acheté et bientôt Menez-Paul voyait entrer les premiers coups de pioches des terrassiers. Travail de romain disait-on ; le travail fut mené à bonnes fins. On voulait l'aménager. Les animateurs voulurent voir grand et ils ont eu raison car, incontestablement, l'avenir est au sport et plus particulièrement au football, sport démocratique entre tous et bien fait pour permettre la misse en pratique du meilleur sport par le plus grand nombre.
Par exemple, les fonds étaient loin d'affluer et leur souscriptions aux actions émises étaient rares et, en tout cas, pas aussi nombreuses et aussi importantes que l'on souhaitait.
L'œuvre commencée allait elle être abandonnée?
Un moment, oh, pas longtemps, elle fut chancelante. Mais très vite, elle prit une nouvelle ampleur: c'est qu'une toute petite poignée de dévoués amis de l'A.S.B. venaient de mettre à la disposition de la société immobilière et de l'A.S.B. leur disponible, si ce n'est même ce dont ils avaient personnellement besoin pour leurs affaires ou pour leurs familles.
Et la majestueuse tribune, et les gradins monumentaux, et la coquette et accueillante portez d'entrée et tout le reste fut mis en chantier.
Gros, très gros travail à une centaine d'ouvriers de tous les métiers.
Mais aussi, gros , très gros sacrifices, devant lequel il faut espérer que les pouvoirs publics, reconnaissant œuvre pour la jeunesse accomplie, voudront apporter une aide véritablement efficace sous la forme d'une importante subvention.
Et durant ce tout temps de lourdes besognes matérielles ou des qualités d'administrateur n'étaient nullement négligées à l'A.S.B.
Tout a marché de paire et chacun des membres du comité, payant de sa personne, sans répit, chaque jour, a travaillé pour suivre la voix initiale du club: faire des âmes saines dans des corps sains.
Les effectifs de l'A.S.B. sont en progrès constants et, sans doute, sont ils nombreux les clubs de France qui ont tant d'attention pour tous leurs jeunes, ceux qui, seront non seulement des athlètes et les footballeurs de demain, mais aussi les hommes aptes, par leur habitude d'une discipline librement consenti et par l'amour des couleurs du petit drapeau de leur club, à devenir des travailleurs ou des chefs consciencieux et des citoyens parfaitement organisés pour les luttes de la vie.
C'est le but de l'A.S.B.; si elle n'en a pas d'autres et il lui faut bien chercher dans l'attirance du spectacle sportif particulièrement agréable du reste, la force d'argent qui lui est indispensable pour amplifier davantage encore son mouvement désintéressé vers le beau et le bien pour la jeunesse laborieuse de l'agglomération brestoise.
Et qui maintenant, oserait nier l'importance de la contribution qu'apporte un club comme l'A.S.B. à l'activité commerciale de notre cité? C'est, bien certainement, plus de cent mille personnes étrangères à la ville que par ses réunions dominicales, l'A.S.B. amène chez nous. Et cent mille personnes y font des dépenses dont bénéficie tout le commerce local. C'est une considération à ne pas perdre de vue et qui nous permet de dire que l'A.S.B. et sa société immobilière ont bien mérité de Brest et des brestois.
A.S.B. 18 juillet 1933
Le "Stade"
C'est sous la présidence de Louis Le Calvez que sera décidé de construire Ménez-Paul. Peu de personnes à cette époque croyaient possible de réaliser un stade sur ce flanc de coteau. En quelques semaines, l'entreprise A.Marc, réalise les deux plateaux que nous avons aujourd'hui. Ils sont ensemencés et des tribunes et dépendances sont construite. L'A.S.B. va avoir un stade qui sera considéré comme un petit bijou pour l'époque, un des plus beau terrains de sport en France avec une piste d'athlétisme.
Une Société, la "Société immobilière du Parc des Sports" crée par des supporters et des dirigeants permet la construction du stade Menez-Paul. L'architecte est Édouard Moscaër.
Le stade est inauguré le 11 novembre 1933.
L'investissement est de 850.000 francs l'A.S.B. obtient 250.000 francs de subventions restent donc 600.000 francs à la charge de la société et du club.

Gradins et tribunes en construction.


Le "Comité" au travail avant l'inauguration!


Statuts de la société immobilière du parc des sports de Brest

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Menez-Paul
Le nom du stade Menez-Paul vient en fait du lieu-dit ou il à été construit ce n'est pas le nom d'une célébrité quelconque comme je le croyais moi même!




<< Entrée stade Ménez-Paul

 

Club house A.S.B.

Menez-Paul à la fin de la guerre
"Le 20 septembre 1944 après la libération lorsque nous lui rendimes visite, trois chevaux et un poulain broutaient paisiblement un gazon très riche sur le terrain d'honneur, marqué ici et là d'entonnoirs de bombes ou d'obus.
L'entrée n'avait guère souffert mais 40% du mur de clôture était détruit, le fond des tribune presque entièrement, ainsi que les vestiaires et la buvette. Tout le matériel et les équipements avaient disparu pendant le siège de la ville.
Nos affaires personnelles ont connu le même sort devaient nous dire Mr Jean Le Borgne et sa femme "Tante jeannette" les gardiens du stade".
Noël Kerdraon.

Ménez-Paul fin des années 50.

Des hôtes illustres!:Les Compagnons de la chanson à l'A.S.B.

La première nuit bleue sur Ménez-Paul (26-8).
"Blue night"
. Tant de gens ont dit qu'il était vieux, triste et lézardé, ce stade d'une autre époque, que l'événement a encore plus d'importance. Ses murs patinés par le temps vont frémir sous les caresses de la lumière... Quatre soleils artificiels vont chauffer les murailles...
Alors, Ménez-Paul va renaître encore une fois. La mairie a choisi d'en faire un parc municipal.

En 1970, Mme et M.Roignant.

Lors de la construction du stade une maison d'habitation côté route de Gouesnou était le logement attribué au gardien.
C'est dans cette maison, en 1933 qu'est né Jeannot Leborgne qui sera international junior et collectionnera les sélections en LOF (12).

Si le projet de Louis Aminot, l'adjoint aux sports, aboutit dans les années à venir, la réalisation pourrait satisfaire tout le monde. La conjoncture actuelle commandant sans doute de faire un neuf avec du vieux.
Ménez-Paul c'est un haut-lieu du souvenir, avec une A.S.B. qui n'en sort pas de son passé prestigieux. Pourtant, aujourd'hui, cette première nocturne, gageons qu'elle aura le relief de l'épisode: un nouveau départ des "Bleu de France", à la conquête d'une première victoire aux dépens d'un autre glorieux d'antan, le Racing Club de France.
Ménez-Paul devrait vibrer ce soir. Il y a si longtemps qu'il ne bougeait plus, avec simplement quelques fidèles le fréquentant par habitude pour égrener des: "Tu te rappelles de Pierrot Monfort, de Dédé Lauga, dit " tête d'or", de Rozan, l'araignée noire?"
C'est fini! la page est tournée.
Les onze maillots bleus que vous soutiendrez en cette soirée d'août où la lumière a jailli, veulent gagner avec le même panache qu'hier. L'avenir leur appartient.
Yvon Joncourt et Georges Cody Le Télégramme 25-26 août 1979.
520 lux au sol!
Les attaques des ans se faisaient de plus en plus pernicieuses pour le vieux stade de Ménez-Paul. Sa vétusté ne manquait pas d'inquiéter même ses plus fidèles habitués. Eh bien, ceux-ci risquent de ne pas s'y retrouver samedi.
D'importants travaux auront en effet été réalisés par la municipalité durant l'Inter-saison (on sait que le processus de municipalisation du terrain, toujours propriété d'une société civile immobilière, est en bonne voie). Des travaux qui consistent en l'installation de l'éclairage, la pose d'un grillage en bordure du terrain et la réfection de la pelouse, et qui se chiffrent à 1.500.000 fr. dont 1.250.000 fr. pour le seul éclairage.
L'éclairage:
Quatre pylônes d'une hauteur moyenne de 32 mètres ont donc pris place aux angles du terrain. Équipés chacun de 12 projecteurs d'une puissance de 2 kilowatts, ils assurent ainsi une éclairage fort satisfaisant. Les spectateurs de la rencontre A.S.B. - Stade morlaisien la semaine passée auront pu s'en rendre compte. L'Intensité lumineuse atteint ainsi 520 lux au sol (qui est une mesure moyenne) permettant de classer désormais Ménez-Paul parmi les terrains les mieux éclairés de la Division III. 300 lux étant le minimum requis pour les nocturnes en Division II et 400 pour celles de Division I. Mais si le besoin s'en faisait sentir, cet éclairage pourrait être facilement doublé (soit 1.040 lux) par l'adjonction de 48 projecteurs supplémentaires au moyen d'un ascenseur coulissant, ce qui correspond à l'éclairage du des Princes (1.050 lux), le record français étant détenu actuellement par St.-Étienne (1.200 lux à Geoffroy-Guichard).
Le grillage et la pelouse:
Un grillage de 2,50 m de haut ceint désormais la pelouse, satisfaisant par là même aux normes de sécurité exigées au plus haut niveau. Un tunnel grillagé a également été installé à l'entrée des vestiaires. La pelouse a également fait peau neuve et prend l'aspect d'une véritable moquette réalisée selon des procédés classiques, le drainage existant s étant révélé parfait.
Autant de réalisations qui offriront des conditions de jeu idéales aux Asbéistes et au Stade brestois (B) puisqu'on sait que ce dernier jouera également en nocturne à Ménez-Paul.

Yvon Joncourt et Georges Cody Le Télégramme 25-26 août 1979.

Le déclin:

Autre grief envers la municipalité actuelle. " On vient démonter dans la semaine qui précède le match le toit des gradins. Les spectateur seraient en droit de se manifester. Il faudra désormais se résoudre à accepter Menez-Paul sans gradins couverts car aucun solution de remplacement n'est prévue".
Marc Rastoll. Ouest France du 25 septembre 1984

AS brestoise ton stade fout le camp ! 851 spectateurs payants à Ménez-Paul. Un chiffre atteint de plus en plus rarement ici. 851 spectateurs... d'un Seul côté, pourrait-on aussi écrire, car les habitués de l'endroit ont eu samedi soir un petit coup au cœur en pénétrant dans le stade. Le toit d'une des deux tribunes avait été abattu en effet dans la semaine. Explication: très vétuste, il menaçait de s'effondrer d'un jour à l'autre. Et ce toit n'aura vraisemblablement pas de successeur. La ville projetait en effet de réinstaller là la tribune située route de Quimper, au stade Francis Le Blé qui devait être remplacée par une nouvelle construction. Or, comme ce projet est tombé à l'eau...
Entre un club qui voit son stade partir en quenouille et qui est rongé par d'insolubles problèmes financiers et un autre (Lorient) soutenu tout le match par une bruyante fanfare et près de 250 supporters, le contraste était très saisissant samedi soir.

Le Télégramme 24 septembre 1984.

Guy Simon: Réflexion de Guy Simon devant la triste image des gradins du stade. Ils me rappellent mes débuts è l'A.S.Brestoise, le terrain présentait le même visage. Marc Rastoll ajoutait le terrain de l'ex-armoricaine, avait des gradins Identiques à ceux que nous voyons aujourd'hui à Ménez-Paul, c'était Il y a 25 ans ". Les temps changent...

Guy Simon. Ouest France du 25 septembre 1984
Rénovation: Un stade rénové de 1.500 places en projet à Ménez-Paul La vétusté des installations de Ménez-Paul a été soulignée à plusieurs reprises. Ainsi au mois de septembre la ville avait dû faire procéder à l'abattement du toit des gradins qui menaçaient de s'effondrer. Mais Ménez-Paul va faire peau neuve dans un proche avenir, puisque la municipalité a, en projet, un stade d'une contenance de 1.500 places. Des travaux de rénovation, divisés en trois tranches, concerneront à la fois la tribune et les gradins actuels sous lesquels de nouveaux vestiaires seront aménagés, ainsi que la réfection du mur d'enceinte. Leur montant avoisinera les 5 millions. (05-11-1984)
Ménez-Paul des années 2000. Le quartier de l'Europe se fait à Ménez-Paul

En ce dimanche de juin, le stade emblématique de Ménez-Paul ne résonne pas aux bruits des crampons des "Bleus de France". Non, mais l'affaire qui se tient sur le stabilisé est également d'importance car, pour la première fois, de très nombreuses associations venues des cinq quartiers de la nouvelle Europe se sont donné rendez-vous pour échafauder une fête populaire.
A l'heure de l'apéritif, le groupe folklorique Taminho déploie des efforts louables, tout en couleurs et en accords portugais, pour faire démarrer le raout, où, il faut en convenir, peu d'habitants se sont pressés pour l'instant. Et alors? Ici, un stand de maquillage, là des structures gonflables pour petits et grands, partout des stands associatifs animés à renfort de grands sourires. Et en prime, un dernier (et remarquable) journal de quartier émanant directement de bénévoles de Pen-ar-Créac'h, baptisé "le canard Pen ar..." que l'on distribue ou que l'on se passe de mains en mains. Partage, respect, amitié. Tout pour être heureux, en quelque sorte!
De l'avis d'Hosny Trabelsi, maire adjoint du quartier de l'Europe, il faudra un peu de temps pour que la mayonnaise monte et pour que cette nouvelle fête, dans un nouvel endroit, prenne ses marques. Reste néanmoins que la cohésion entre les différents acteurs du coin s'affirme comme une réalité. Et, en début d'après-midi, la réalité a grossi en nombre. Sur le gazon, des dizaines de gamins se sont lancées dans un tournoi de foot qui promet pas mal, surtout quand les djembés étudiants des "Amis des chèvres", venus en curieux, cadencent les dribbles des futurs Ronaldinho. Un peu plus haut, ce sont les quatre et très jeunes danseuses "d'Arabica Show" qui envoûtent un public "youyoutant". Partage, respect et amitié si des pancartes rappellent ces valeurs à l'entrée du stade, les mots, la chaleur, les inventions et les regards des participants ont superbement démontré que ces Européens-là mettront certainement moins de temps à définir un citoyen que quinze ministres à la recherche de concepts. A l'année prochaine, plein de goût!

Le Télégramme du 24 juin 2002 x
Mot du présidentHistoire : Partenaires : Ils ont porté notre maillot : Convocations : Contacter l'A.S.B. : Arbitres : Index : Anciens dirigeants, éducateurs & arbitres.