Historique: 1993

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À l'A.S.B.:

Résultats, Infos
Fin de saison 1992 - 1993.

Championnat: Malgré la rentrée de Pierre Durose, au mois de février, les "A" n'arriveront pas à se sauver. L'A.S.B. termine péniblement son parcours et retourne en D.S.R.
Les seniors "B" de Jean-Marc Lebris montent D.R.H
Une belle explosion de joie a salué, dimanche, dans les vestiaires de Ménez-Paul, la victoire de l'AS brestoise B sur Portsall, qui permet aux Brestois de rejoindre la D.R.H
" Nous avons derrière nous une saison sérieuse et c'est là je crois le secret de notre réussite. Inutile de marquer cinq buts si on en prend quatre. Gagner 1 à 0 en faisant circuler le ballon et en maîtrisant le jeu durant 90 minutes est aussi très valorisant et nous servira bien l'année prochaine face à des équipes en principe plus techniques ", commentait Jean-Marc Le Bris, l'entraîneur brestois.
L'A.S.B. a également bénéficié d'un facteur chance dans ce championnat avec une rencontre longtemps retardée. " C'est vrai que ce match en retard face à Saint-Renan nous a bien servi. Nous restions dans les " basques " des équipes de tête (Châteaulin, Plabennec, Brest 2, Saint-Laurent) sans avoir à subir la pression exercée sur les leaders. Quand nous avons joué et gagné ce match contre Saint-Renan, nous avons pris le commandement un peu à la surprise générale. Je pense que nos adversaires ne s'en sont plus remis d'autant que nous réalisions une belle fin de championnat en alignant trois victoires et quatre nuls, en particulier face aux équipes qui menaient le bal dans le groupe. "
Avec un formation dont le plus âgé a 23 ans, l'A.S.Brestoise "B" peut envisager l'avenir avec sérénité. (Le Télégramme. 28-04)
Malgré le bon résultat des "B" qui montent en D.R.H, des juniors et des jeunes de l'école de foot, le climat est une fois de plus malsain à l'intérieur du club. Cela va entraîner des bouleversements importants

David Le Meur, Paulo de Olivera, Eric Corbel, Jean-Yves Audrouin, Sébastien Faccenda, Nicolas Ménez, Eric Héliès, Stéphane Le Roux, Hugues Bénard, Erwan Abiven, Christophe Wattebled, David Blaize, Nicolas Raguénès encadrés ici par Jean-Marc Le Bris, François Abjean, Christian Tréhan, Jean-Pierre Richard, Hervé Squividan, Thierry Gélébart et Michel Cuillandre

Remarques: Une fois encore, la descente est due à un manque de suivi ou de concertation. Il s'avère qu'à l'inter-saison, un des meilleurs avant-centre de D.H. de Bretagne avait pratiquement donné son accord pour signer au club après avoir été rencontré par des personnes du comité directeur. Malheureusement un manque de suivi pendant la période de congés a fait que celui-ci signa dans un autre club de Bretagne. Cet excellent avant centre aurait certainement réussi a marquer les buts qui auraient pu faire la différence et sauver le club.
Durant la saison, un deuxième joueur, ancien professionnel, travaillant pour un de nos sponsors fit des offres de service. Mais l'entraîneur ainsi qu'une partie du comité directeur refusèrent. Il ne s'agissait pas d'un problème financier; mais le joueur n'aurait pas pu rentrer dans le choix tactique... il signa dans un club voisin en D.S.R. Je pense que l'un ou l'autre et pourquoi pas les deux auraient sûrement évité la descente. (J.G.M.)
l'A.S.B. décimée: A la suite du dernier match de championnat contre Plabennec, neuf joueurs de l'A.S.B. Gwen Gogé, Didier Derrien, Gilles Rest, Jean-Marc Podeur, Lionel Ronceray, Manu Viard, Benoît Priser, Yannick Salaün, Pierre Durose, ont annoncé qu'ils démissionnaient, très déçus de l'état d'esprit qui règne actuellement dans le club. Si certains veulent changer d'air, d'autres sont prêts â arrêter complètement le football. Certains changeront d'avis et finalement resteront au club.
Benoît Priser:
L'excellent attaquant de l'A.S.B. Benoît Priser vient de donner son accord au président Daniel Talec pour être entraîneur-joueur du SC Lannilis la saison prochaine, en remplacement de Jean Vasseur.
L'A.S.B. n'est pas morte: Les poussins "A" champions de Bretagne.

C'est à Noyal-Pontivy, le 5 juin dernier, que se déroulait le challenge Jean Abautret qui devait désigner la meilleure équipe régionale de la catégorie poussins. Sur les 1.497 équipes engagées en ligue de Bretagne, l'équipe de l'AS Brestoise a enlevé le titre face à des formations dites plus huppées: le Stade brestois 29, Stade rennais, Lorient, etc.
Une saison exemplaire. Ces jeunes joueurs entraînés par Elin Saint-Amand ont réalisé une saison exemplaire avec un palmarès impressionnant: premiers du groupe critérium de la région brestoise, premiers à Plougasnou lors de la finale départementale, finaliste régionale le 20 mai à Belz, de la 13ème coupe nationale des poussins, qualifiés pour la finale départementale à Ploudiry. La force de cette équipe a été une grande combativité, pas d'éléments au-dessus des autres mais des joueurs combatifs, n'hésitant pas à puiser dans leurs réserves pour assurer le succès du groupe, et surtout une grande motivation à l'entraînement.
Ces joueurs ont porté fièrement les couleurs de l'A.S.Brestoise toute la saison sur les divers terrains, et ont encore prouvé que la valeur de la pépinière de jeunes footballeurs de l'école de foot des Bleus de France n'était pas éteinte.

Gambardella: Coupe nationale juniors L'A.S.Brestoise aux portes (Ndlr: restent aux portes!. Battus à domicile 2 à 1) des 32ème de finale.
Sous la houlette de Jean-Pierre Riou et Élin Saint-Amand, les juniors de l'A.S.Brestoise disputeront dimanche les 64ème de finale de la coupe nationale face au Cercle Jules-Ferry de Saint-Malo. Une équipe largement à sa portée.
Une fois de plus, le club brestois fait valoir sa vocation essentielle: la formation des jeunes. "Quelle que soit l'issue de la saison pour l'équipe fanion, notre vocation restera la formation des jeunes. " Noël Lusven, le président de l'A.S.Brestoise, ne croyait pas si bien dire.
Au moment où il formula ces propos, il ne savait pas que les juniors du club feraient un si beau parcours en coupe Dimanche, à 14 h 30, au stade de Menez-Paul, ils joueront la qualification en 32ème de finale face au Cercle Jules Ferry de Saint-Malo. Une formation inconnue qui se retrouve à ce niveau à la surprise générale. "C'est un petit club de P.H. Hormis un élément, les autres jouent en district ", souligne Jean-Pierre Riou, le responsable de la formation brestoise.
Autant dire que si son équipe évolue à son juste niveau, il ne devrait pas y avoir de surprise. "Mais un match reste un match! ", assure le coach avec prudence. D'autant que cette soit disant petite équipe a éliminé le Stade quimpérois (5 à 2).
Pas de vedette. Quoi qu'il en soit, les jeunes de l'AS brestoise se distinguent à nouveau. Outre ce beau parcours en coupe, les joueurs de Jean-Pierre Riou et de son adjoint Élin Saint-Amand occupent la seconde place du championnat régional juniors derrière Guingamp.
Une référence! "Ce même groupe a été champion de Bretagne des moins de 17 ans ", précise Jean-Pierre Riou. Une équipe qu'il dirigeait et qu'il connaît. "II n'y a pas de vedette. Sa force est basée sur l'esprit de corps. Je dispose de quinze à seize joueurs d'égale 'valeur. Cela me pose d'ailleurs un sérieux cas de conscience avant chaque match. J'essaie d'établir un tour de rôle. En général, les choix sont acceptés, car il existe un excellent esprit au sein du groupe." La clé du succès actuel sans aucun doute!
Là aussi, de sérieuses espérances pour l'avenir. Cette vague montante pourrait faire les beaux jours de l'A.S.Brestoise au cours des années à venir à condition, bien sûr, de conserver la majorité de l'effectif. Ce qui est une autre histoire. Les exemples passés n'ont pas évolué spécialement dans le bon sens. Que reste-t-il de cette équipe qui avait disputé les 8ème de finale face au F.C.Nantes au cours de la saison 85-86? Jean-Marc Podeur, Manu Viard et Gwenaël Gogé sont toujours là. Mais pour autant, l'élan qu'aurait pu apporter cet ensemble ne fut pas à la hauteur des espoirs escomptés
Qu'importe. L'A.S.B. n'est plus à cela près. La conjoncture est difficile pour tous les clubs brestois. Les meilleures places reviendront aux plus persévérants. Et cela passe par un sérieux travail auprès des jeunes. (Le Télégramme. 29-01)


Le Meur, Cloarec, S.Le Dallic, Julard, Le Jeune, Ménez, Y. Le Dallic, Jaouen, Gourmelon, Cochard, Gélébart, Kervarrec, Roche, Le Bris, Lamboux. Sont actuellement blessés : Le Ven et Colin.

Les juniors de l'AS brestoise ont éliminé: Plabennec (aux tirs au but), l'Étoile Saint-Laurent (2 à 1), Piouzané (5 à 0), Ginglin-Cesson (3 à 1).

David Le Meur, Paulo De Oliveira, Jean-Pierre Richard, Thierry Gélébart, Jean-Marc Podeur, Stéphane Le Roux, Franck Castagnet, Erwan Abiven, Hugues Besnard, Hervé Squividant, Christophe Wattebled, Vannick Salaün, Frédéric Cloarec.


Seniors "C": Les seniors "C" montent en première division.

Seniors "C" Champions de promotion de 1ère division saison 1992 - 1993.


Il n'y a pas que des victoires à l'A.S.B... !

Résultats, Infos.
Saison 1993 - 1994:

Dirigeants: Colemard Charles : exerçant la profession d'Ingénieur Divisionnaire des TPE (Honoraire). président d'Honneur.
Le Roux Jean-Pierre: exerçant la profession de responsable commercial. Président.
Moreau Jean-Guy: exerçant la profession d'ingénieur. Coordinateur.
Desrues Romain: exerçant la profession de cadre médical. Trésorier.
Dr. Colemard Christian: exerçant la profession de docteur en médecine. Conseiller médical.
Corrales Michel: exerçant la profession de directeur départemental d'assurances (UAP); Le Dallic Jacques: exerçant la profession d'agent de maîtrise; Leroux Yvon: exerçant la profession de retraité de la marine; Mazeaud Henry: exerçant la profession de tapissier; Bellot René: exerçant la profession de peintre; Gogé Guy: exerçant la profession d'employé de commerce; Jesson_François: exerçant la profession d'ouvrier vendeur; Maubian Alain: exerçant la profession d'Agent de la SNCF; Pondaven Patricia: exerçant la profession d'employée; Pondaven Robert exerçant la profession de métalliseur; Tartu Gérard: exerçant la profession d'Employé d'EDF; Abjean François: exerçant la profession de Carreleur; Mear Jean-Yves: exerçant la profession de chef d'atelier; Jaffrenou Pierre: exerçant la profession de chef d'entreprise; Faccenda Didier: exerçant la profession de Censeur. (Courrier de l'A.S.B. à la sous-préfecture le 29-10).
Pas de western à l'A.S.Brest. Pas de vice-président, mais un directoire. Le club aura pour président Jean-Pierre Le Roux qui ne tient pas à prendre les décisions tout seul. Il sera aidé par le coordinateur Jean-Guy, Moreau et le trésorier Romain Desrues.
Charles Colemard, le président d'honneur, aura aussi un rôle important, ainsi que les responsables des cinq commissions (jeunes, sportive, animation, tournois, intendance) pour la bonne vie et l'image de marque du club, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Des structures renforcées. Le nouveau staff technique de l'A.S.Brestoise, Jean-Pierre Le Roux, nouveau président en tête, a présenté, hier soir, l'organigramme de l'A.S.Brest version 93-94. Contrairement à ce qui était annoncé, ce ne sera pas la grande révolution.
Certes quelques joueurs de l'équipe fanion sont en passe de confirmer leurs départs, mais ces départs seront compensés par l'arrivée de six joueurs nouveaux dont les noms seront connus vraisemblablement en fin de semaine. Le premier travail des dirigeants brestois est de renforcer Les structures existantes, avec une priorité: conserver les gens en place pour maintenir une véritable fibre bleue.
Chaque section du club sera dirigée par un responsable épaulé par un ou deux adjoints, suivant l'importance de cette section. Le profil des adjoints est celui de jeunes possédant, par exemple la formation d'initiateur.
Les responsables de sections jeunes seront:
En moins de 19 ans:Cyrille Morvan, Elin Saint-Amand;
En moins de 17 ans : Marcel Martinez, Bruno Martinez, Christophe Wattebled;
En moins de 15 ans: Christian Miossec, Jean-Yves Gestin;
En moins de 13 ans: Jean-Yves Audrouin, Bruno Manach..
Enfin, pour l'école de football, Georges Kervella et Claude Gestin qui en plus épaulera également Philippe Beauvillain l'entraîneur des seniors et qui managera l'équipe " B ".
Pour !'équipe " C " Jacques Jadé.
L'important, dit Philippe Beauvillain, étant de travailler en équipe avec les sections. Claude Gestin renchérit: " Il faut supprimer les clubs dans le club. " (Ouest France.. 19-05)
Entraîneur: " Laisser le temps au temps! ". Philippe Beauvilain a hérité d'un cadeau empoisonné. Malgré tout, le nouvel entraîneur de l'A.S.Brestoise ne redoute pas la tâche: " J'espère qu'on me laissera le temps ", souhaite-t-il, craignant qu'une série de mauvais résultats revienne tout mettre en cause. Comme on pouvait s'y attendre, l'AS brestoise connaît des difficultés en ce début de saison. Éliminée en coupe de France par le PL Lambézellec, l'A.S.B. a subi un nouveau revers sur son terrain en championnat, face à l'US Lannion.
Les nombreux départs enregistrés à l'intersaison ont sérieusement diminué les possibilités du club. Philippe Beauvilain a du pain sur la planche.
En acceptant le rôle d'entraîneur du vieux club brestois, il n'a pas choisi le poste le plus facile: " J'ai hérité de tous les problèmes. " Son premier souci fut de conserver le maximum de joueurs: " J'ai une certaine chance d'avoir pu garder un effectif suffisant pour les équipes " A ", " B " et " C ". Ce qui ne fut pas sans mal car, visiblement, le malaise était profond: "II Y avait un sérieux problème de communication au sein du club ", précise-t-il, sans pour autant incriminer qui que ce soit. " Chacun, à un moment donné, peut s'estimer un peu responsable de ce qui est arrivé ", conclut-il en voulant tirer un trait sur la saison passée. A présent il faut rebâtir: " Je dois pratiquement repartir à zéro. "
En équipe fanion il ne reste que trois titulaires à part entière: Gwenaël Gogé, Jean-Marc Podeur et Pierre Durose. "Je compte beaucoup sur eux. Ce sont les moteurs de l'équipe ". Habitués le plus souvent à galèrer depuis qu'ils sont à l'AS brestoise, ces trois-là ne devraient pas décevoir Philippe Beauvilain. Pour le reste, il fait confiance aux jeunes qui ne demandent qu'à s'aguerrir. Mais cela risque d'être long. " J'espère qu'on me laissera le temps ", dit-il, en craignant qu'une série de mauvais résultats ne viennent encore tout remettre en question. En clair, il souhaite que les gens qui sont restés au club prennent sur eux et sachent se montrer patients. , " Pour le moment, chacun fait des efforts en ce sens, mais ce n'est pas encore acquis" . (Ouest France. 23-09).

Championnat: Après une défaite pour le premier match contre Lannion à domicile, les "A" font un bon début de saison et se retrouvent quatrième après cinq matches, à trois points du premier, Lannion. Par la suite ils se maintiendront dans la première partie du classement.
La saison se déroule sans grands événements.
Coupe de France: Élimination rapide par la Légion.

Espoirs saison 93-94.


ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Marseille offre à la France une première coupe d'Europe des clubs, la plus prestigieuse d'entre elles : la Champion's League. Les phocéens l'ont remporté grâce à une victoire 1 à 0 sur le grand Milan AC en finale à l'Olympiastadion.
On présume une corruption de l'Olympique de Marseille sur la rencontre Valenciennes - OM. Le titre de champion de France, qui revenait à Marseille, n'est finalement pas attribué.

Champion de France
O.Marseille (voir ci-dessus)
;

Coupe de France
Paris S.G. / F.C.Nantes: Paris (Parc des Princes) Arbitre : M. Harrel
(12/06): 3 à 0;

Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe
Parme;


Coupe de L'U.E.F.A.
Juventus;


Coupe d'Europe des clubs

O.Marseille / Milan A.C. 1 à 0;

Coupe Intercontinentale

Sao Paulo
;


Ballon d'or:

R.Baggio (Juventus Turin);


Rencontres internationales

Israël / France: 0 à 4,
Autriche / France: 0 à 1,
France / Suède: 2 à 1,
France / Russie: 3 à 1,
Suède / France: 1 à 1,
Finlande / France: 0 à 2,
France / Israël: 2 à 3,
France / Bulgarie: 1 à 2.

NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Nelson Mandela (1918; droits de l'homme; Afrique du Sud).
Fils d'un chef Thembu, Mandela est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata. Il étudie à Fort Hare, d'où il est renvoyé pour avoir participé à une manifestation d'étudiants, et à l'université de Witwatersrand, où il obtient un diplôme en droit en 1942.

En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (A.N.C.). Lorsque le «Parti national» arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l'apartheid, Mandela et l’A.N.C. résistent à la politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est arrêté et jugé pour trahison, mais il sera acquitté en 1961. Après le massacre de Sharpeville en 1960, l’A.N.C. et le Congrès panafricain sont interdits. Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’A.N.C. et fonde une organisation militaire, Umkhonto we Sizwe. En 1962, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et, en 1963, il est inculpé avec d'autres leaders, de sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie. En 1990, après 26 ans de prison de détention pour raisons politiques (ce qui est un record), le président F.W. de Klerk supprime l’interdiction de l’A.N.C. et libère Mandela, qui est élu président de l’A.N.C. en 1991. Les deux hommes conduisent alors les négociations qui mettent fin à l’apartheid, ce qui leur vaudra de recevoir le prix Nobel de la paix en 1993.

Un an plus tard, à l'occasion des premières élections libres de l'histoire de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela est élu président de « la nation de l’arc en ciel », siège qu'il occupera de 1994 à 1999.

Prix Nobel de la Paix: Frederik de Klerk (1936; politique; Afrique du Sud).
Fils de politicien, Frederik de Klerk est né à Johannesburg. Il étudie le droit à l’université de Potchefstroom jusqu'en 1958, avant de s’établir comme avocat.

En 1972, il est élu député du Parti national et occupe par la suite plusieurs postes ministériels ; instruction, planning et le très important ministère des mines et de l'énergie. Lorsque le président Botha tombe malade en janvier 1989, de Klerk devient leader du parti national et, en septembre de la même année, il est élu président. Malgré son passé et ses tendances conservatrices, il obtient le prix Nobel, conjointement avec Nelson Mandela, pour le rôle fondamental qu'il a joué dans la suppression du système de l'apartheid. En 1990 Mandela et d’autres prisonniers politiques sont libérés et la proscription de l'A.N.C. (Congrès national africain) et du Congrès panafricain est levée. Le gouvernement révoque les dernières lois racistes en 1992 et 69% des électeurs blancs du pays approuvent les réformes qu'il propose lors d’un référendum.
Après des négociations sérieuses entre leaders blancs et noirs, une nouvelle constitution est proposée. Elle admet enfin l'accès au suffrage universel de la population noire (qui est largement majoritaire) du pays. En 1994, l’Afrique du Sud connaît ses premières élections multiraciales et de Klerk cède la présidence à Mandela.
www.nobel-paix.ch

États-Unis
Bill Clinton est élu président des États-Unis en janvier.

Vache folle
La maladie atteint son point culminant au Royaume-Uni, avec près de 800 cas par semaine. Deux éleveurs laitiers britanniques dans les troupeaux desquels des cas d'ESB avaient été identifiés, meurent de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.


EN FRANCE:

Nous sommes sous la Vème République. François Mitterrand est président de la République.

Élections
Au soir du 28 mars, l'opposition de droite se retrouve avec 485 sièges sur 577 à l'assemblée nationale. Le 29, Édouard Balladur est nommé premier ministre par François Mitterand.

Bérégovoy
Le 1
er mai Pierre Bérégovoy se suicide à Nevers.
Pierre Bérégovoy est né le 23 décembre 1925 à Déville-les-Rouen. Le 16 juin 1937 il obtient son certificat d'études. En 1941, son père tombant gravement malade, il quitte le lycée, obtient un Brevet Élémentaire Industriel, un C.A.P. d'ajusteur, un C.A.P. de dessin industriel, et travaille neuf mois à l'usine Fraencker. Le 1er mai 1942, il entre sur concours à la S.N.C.F. Rencontre avec Roland Leroy. Il entre dans la résistance via le groupe "Résistance-fer". En juin 1944, il participe à la libération de la banlieue rouennaise. Il adhère à la S.F.I.O. et crée une section syndicale tendance F.O. En 1949, il entre au cabinet de Christian Pineau, ministre des travaux publics et des transports dans le gouvernement Queuille, comme attaché chargé des relations avec les syndicats. Il dirige aussi l'hebdomadaire socialiste La République de Normandie. Le
1er mai 1950, il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial à Rouen. En 1956, il est secrétaire-adjoint de la fédération S.F.I.O. de la Seine-Maritime mais la direction du parti lui préfère Tony Larue pour l'investiture aux élections législatives. Le 1er mai 1957, il obtient de Gaz de France sa mutation pour Paris. En 1958 il quitte la S.F.I.O. pour participer à la fondation du P.S.A. qui fusionnera avec d'autres mouvements en 1960 et prendra le nom de P.S.U. La même année, après l'adhésion de Pierre Mendes France au P.S.A., il devient un de ses collaborateurs, chargé des questions sociales. En 1967, il quitte le P.S.U. pour adhérer aux clubs animés par Alain Savary. 1969, au congrès d'Alfortville, il rejoint le " Nouveau Parti Socialiste " . En 1971, il participe au congrès d'Epinay (où il vote pour Alain Savary), puis aux négociations en vue de la signature du programme commun . Le 1er mai 1972, il est promu à G.D.F. comme chargé de mission. En 1973, au congrès de Grenoble, il rejoint la majorité mitterrandiste. Il entre au secrétariat national du parti, chargé des affaires sociales. 1974, il participe à la campagne présidentielle de François Mitterrand. En 1977 il négocie avec le P.C.F. " l'actualisation du programme commun ". Le 1er mai 1978 : il termine sa carrière à G.D.F. comme directeur adjoint. En 1979, au congrès de Metz, il soutient François Mitterrand. Le 21 mai 1981, Pierre Bérégovoy est nommé secrétaire général de l'Élysée. Le 29 juin 1982, il est nommé ministre des Affaires sociales. Le 26 septembre 1983, il est élu maire de Nevers Le 17 juillet 1984, il est nommé ministre de l'Économe et des Finances dans le gouvernement de Laurent Fabius. Le 16 mars 1986, il est élu député de la Nièvre. Le 15 mai 1988, il est ministre d'État, ministre de l'Économie et des finances dans le gouvernement de Michel Rocard
Le 16 mai 1991, il est ministre d'État, ministre de l'Économe, des finances et du Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Le 2 avril 1992, Premier ministre, le 30 mars 1993, il redevient député-maire de Nevers.

État civil

Depuis cette année, le choix du prénom donné par ses parents à un nouveau-né est libre. L'officier d'état-civil est tenu de l'inscrire. Mais, si le prénom lui semble contraire à l'intérêt de l'enfant, il doit alerter le Procureur de la République, qui peut lui-même saisir le juge aux affaires familiales. Cette disposition est sage : par le choix du prénom, les parents engagent la vie de leur enfant.

Bousquet
Paul Bousquet est assassiné le 6 juin.

Balladur
Balladur, premier ministre, lance un emprunt qui rapporte 110 millions de francs à l'état.

Chômage
En décembre, le nombre de chômeurs atteint 3.300.000.

Léo Ferré
Disparition de Léo Ferré le 14 juillet. "Ni dieux, ni maître, ni gourou". Chanteur autodidacte, compositeur, poète, anarchiste né à Monaco en 1916, qui
chanta et mit en musique Rutebeuf, Villon, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire ou Aragon.
Pour un "anar", décéder un 14 juillet!...
En 1983 : Il rédige la préface du livre de René Lochu, Libertaires mes compagnons de Brest et d'ailleurs.

http://www.leo-ferre.com

EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
A l'occasion des battages ou d'aires neuves, des festins pantagruéliques qui marquent le sacrifice du cochon, la civilité paysanne trouve à s'exercer tous les jours que Dieu fait. Je veux dire qu'un paysan qui va rendre visite à un collègue pour emprunter un cheval, acheter de la graine, annoncer un décès, payer un fermage ou simplement parce que sa visite dominicale des labours des autres l'a amené devant une barrière de ferme, trahi par l'abois rageur d'un chien à la chaîne, ce paysan s'oblige à un cérémonial qui a autant pour but de lui conserver sa propre estime que de ménager la susceptibilité de ses hôtes. Et la règle des règles consiste à prendre et à donner son temps. A moins qu'il n'y ait urgence, un homme pressé, à la campagne, fait injure à ceux qui le reçoivent et passe pour un malotru ou un orgueilleux. A lui de choisir la réputation qu'il préfère.

"Savoir-vivre en Bretagne" Édition d'art JOS Le Doaré

Poubelle encore
19 décembre, quelque 20.000 détonateurs pyrotechniques dangereux, qui auraient été perdus par un cargo chypriote, s'échouent pendant un mois et demi sur les plages de Bretagne. Plusieurs centaines de kilomètres de côtes sont interdits d'accès.

Détails/infos:
http://http://www-brestecoles.enst-bretagne.fr/4moulins/archives/archives1999-2000/documentaires/mareenoire/amoco.htm;
http://http://www.mairie-brest.fr/colloque-amoco/
http://ecole.portsall.free.fr/HTML/amoco.htm
http://www.macpassion.ch/sites/maree-noire/amoco.html

ET À BREST:

Pierre MAILLE, professeur, Conseiller Général, est maire de Brest.

Pierre MAILLE est président de la C.U.B.

Parlé "Tit Zef"
Un ticket bleu:
Le ticket donnant droit à du vin
A la Gueule d'or le ticket qui permet d'avoir un quart de vin est de couleur bleue, le ticket vert correspond au repas. Quatre tickets bleus font donc un litre.

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme

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Mise à jour: lun 19-jui-04 21:19 x