Historique: 1989

Précédente : Index : Histoire : Suivante


À l'A.S.B.:

Résultats, Infos:
Fin de saison 1988 - 1989:

Dirigeants:
Président. Encore un! Jean-Pierre Le Roux quitte la présidence mais reste sponsor. Suite à !'annonce le week-end dernier, de son entrée dans le directoire du Quimper-Cornouaille, Jean-Pierre Le Roux a tenu hier soir à clarifier sa situation vis-à-vis de l'A.S.Brestoise. Aux joueurs qu'il a reçus en début de soirée il a précisé qu'il quittait la présidence du club asbéiste mais qu'il continuerait à le sponsoriser avec sa société Luang pour une somme équivalente (80.000 F) à celle de la saison qui s'achève. La société Patrick continuera également de soutenir l'A.S.Brestoise. Autre information: Claude Gestin demeurera l'entraîneur de l'équipe l'an prochain " si au groupe de cette année viennent se joindre quelques renforts" (dont certains pourraient venir du Stade quimpérois) pour mener à bien ce qui sera l'objectif d'une équipe désormais condamnée à la descente en D.S.R. : la remontée immédiate en division d'honneur. Les trois quarts des joueurs de l'effectif premier nous ont assuré qu'ils restaient au club, déclarent Jean-Pierre Le Roux et Claude Gestin. Mais le quart restant ne nous a pas dit qu'il partait ". La présidence asbéiste est donc vacante et il faudra attendre l'assemblée générale du club, prévue au début juin, pour savoir qui succédera à Jean-Pierre Le Roux. (Le Télégramme. 11-05)
Entraîneur. Encore un! Claude Gestin remplace Jousseaume. Alors que l'A.S.B. a disputé un match capital, samedi soir, pour le CPB Rennes, le comité directeur, par la voix de Gilbert Perchirin, a annoncé plusieurs mesures qui devraient permettre au vieux club asbéiste de sortir la tête de l'eau. D'abord le retour de Claude Gestin, déclaré l'homme de la situation, comme entraîneur des équipes seniors jusqu'à la fin de la saison, à la place de Jacques Jousseaume qui, depuis l'opération de son genou, n'est pas opérationnel; mais ce n'est pas une élimination. La nomination à la vice-présidence de Christian Tondereau, un fidèle occupé à d'autres tâches auparavant. Jean Chardonnet aura la lourde tâche de remplacer le regretté Guy Simon comme secrétaire général. Martial Gergotich reprend du service, en étant responsable de la commission technique à la place de Christian Quivouron. Jean Pierre Riou sera responsable avec l'équipe " B ". Gilbert Perchirin ajoute : "Samedi, l'A.S.B. a besoin de ses supporters pour ce match qu'iI faut gagner à tout prix. Ce sera l'occasion de compter encore les fidèles des Bleus de France. Espérons qu'ils seront nombreux. Nous allons tout faire pour sauver la saison en disputant les rencontres à domicile le samedi soir, et en les couplant, aussi bien la "A" que la "B" et la "C", pour que les trois équipes seniors soient encadrées par les deux techniciens désignés". (Le Télégramme. 02-03)
Championnat: A travers les titres de la presse nous voyons que le "malade" ne se porte vraiment pas bien: L'A.S.B. devant Léhon: défaite interdite (29-01); Toujours stérile (30-01; Pour l'équipe "B" Claude Gestin déclare: "On a les moyens de se maintenir" (17-02); "La dernière chance": (18-02). Quelques espoirs quand même: "Quelle fin de match" (victoire contre Locminé 3 à 2. 20-03), pour enfin arriver au 10 Avril avec: "... conclusion d'un match qui condamne presque sûrement l'A.S.Brestoise" .
L'équipe fanion descend en D.S.R., le président part à Quimper... L'A.S.B. serre les coudes. (O.F. 11-05)
Spectateurs: 7.500 spectateurs, c'était en 1937 au cours d'un derby A.S.B. - Morlaix. Martial Gergortich tenait à rappeler ce souvenir en voyant seulement 144 spectateurs pour le même match samedi.
Difficile de tirer un trait sur le passé et les derbys d'antan pour Martial qui alla encourager les joueurs de l'A.S.B. dans les vestiaires avant le match, la bonne production de l'équipe (0-0), lui remit du baume au cœur.
(Le Télégramme. 10-01)
Conclusion sur cette année "galère" avec Georges Appérré:
Son influence sur le jeu n'est pas contestable. Chez les bleus, c'est le régulateur. Assez normal, à vrai dire. Le métier.
Alors qu'il a tout juste 25 printemps, le n° 8 des bleus a en effet pas mal baroudé. La D III, notamment, il a connu. Alors, la D.H Mais précisément, l'équipe étant appelée à évoluer en D.S.R. la saison prochaine, on pouvait imaginer que Georges Appérré tirerait sa révérence pour aller ailleurs chercher une autre ambiance, un autre contexte. Force est de reconnaître que ça n'est pas précisément drôle, motivant, de jouer devant des banquettes vides.
Eh bien, non. Sans l'ombre d'une hésitation, il a décidé de remettre ça chez les bleus.
" Je ne suis pas certain de pouvoir terminer la saison, mais il n'est pas question de signer dans un autre club. Plus tard, peut être... " Plus tard, en effet, si son travail le conduit à quitter Brest. Pour l'heure, Georges Appérré poursuit ses études (doctorat en chimie) et jusqu'en janvier-février 90, il peut voir venir côté foot. Les raison d'un choix. Côté foot, justement, on ne peut pas dire que ce fut la joie à l'A.S.B. cette saison:
" Avec l'apport des stadistes brestois Salaün, Abgrall, j'ai cru que nous allions avoir les moyens de faire un tout autre parcours. Ça n'a pas été le cas. Déjà, dès le début des matches retour, j'ai senti que c'était mal parti."

" Plutôt sombre le bilan par conséquent? "

"Sans doute. IL y a eu quelques grincements, quelques prises de becs, mais sans conséquences. Par ailleurs, Jean-Marc Podeur et moi-même, lorsque nous avions le brassard, n'avons pas toujours été écoutés. Question de génération sans doute... "
" Malgré toutes ces restrictions, vous avez décidé de rester au club? Ça peut surprendre!"

" Peut-être, mais tout n'a pas été négatif, loin de la. D'ailleurs, les départs ne devraient pas être nombreux. Cela veut sans doute dire quelque chose... "
" Côté dirigeants?"

" Ce que font les dirigeants, je ne m'en occupe pas beaucoup. Je n'ai donc pas de critiques à émettre
" Le départ du président?"

" Personne à ma connaissance ne le condamne. D'autant qu'il reste sponsor. "
" En conclusion, d'où vous vient cet attachement à l'A.S.B. ? "

" Quelques personnes et sur tout Claude Gestin."
Va donc, pour la D.S.R. (Ouest France. 03-06)


Résultats, Infos.
Saison 1989 - 1990.

Dirigeants: Colemard Charles : exerçant la profession d'Ingénieur Divisionnaire des TPE (Honoraire). président d'Honneur.
Lusven Noël: exerçant la profession d'agent des PTT. Président.
Corrales Michel: exerçant la profession de directeur départemental d'assurances (UAP). Vice-président.
Chardonnet Jean: exerçant la profession d'employé municipal. Secrétaire.
Desrues Romain: exerçant la profession de cadre médical. Trésorier.
Dr. Colemard Christian: exerçant la profession de docteur en médecine. Conseiller médical.
Dr Urcun: exerçant la profession de docteur en médecine.
Le Coat Pierre: exerçant la profession de gérant de société Responsable buvettes.
Hélies Henry: exerçant la profession de chef d'entreprise; ; Le Gall André: exerçant la profession d'agent des PTT; Mme Le Roux Claudie: exerçant la profession de secrétaire; Mazeaud Henry: exerçant la profession de tapissier; Perchirin Gilbert: exerçant la profession de chef d'entreprise; Tartu Gérard: exerçant la profession d'Employé d'EDF.(Courrier de l'A.S.B. à la sous-préfecture le 30-10).

Entraîneurs, éducateurs
Seniors: Claude Gestin: "A", Philippe BeauvilIain: "B" et "C";
Juniors: Marcel Martinez et Jean-Michel Brunel;
Cadets: Jean-Pierre Riou, Elin Saint-Amand et Philippe Briand;
Minimes: Martial Gergotich, Michel Cantin, Robert Michel et Marcel Jacob;
École de foot: André Le Gall, Elin Saint-Amand et Jean-Yves Audrouin;
Gardiens de but jeunes: Jacques Jadé.
Responsable commission technique: Gestin C.
Au mois d'octobre, Bernard Maligorne, libre de tout engagement, vient mettre, bénévolement, sa compétence au service des jeunes à la satisfaction de tous les Asbeistes.
Mouvements chez les joueurs
Arrivées: Luc Amisse (Crozon), Bruno Le Moigne (Plouzané), Stéphane Perchirin (Stade Brestois), Erwan Queinnec (Stade Brestois).
Départs: Laurent Leven (Telgruc), Ronan Riou (Landernéenne), Stéphane Abgrall (Plabennec), Patrick Quinquis (Légion Saint-Pierre).
L'effectif. Gardiens: Jadé, Gogé. Défenseurs: Le Hir, Durose, Pallier, Podeur, Castagnet, Richard, Arzur. Demis, Le Moigne, Appéré, Khelouya, Amisse. Attaquants: Le Bousse, Priser, Perchirin, Wattebled.
Coupe de France: Sortis par Bohars 1 à 0 après avoir dominé et... "pas marqué"!
Coupe de l'Ouest:
Sortis à Lambézellec par le P.L.L., cela malgré trois divisions d'écart: 4 à 2.
Championnat:
L'équipe "A" est en D.S.R.; les "B" en D.R.H. les "C" en première division.
Dès le début septembre, les bleus rentrent dans le vif du sujet. Plabennec à Menez-Paul et défaite 1 à 3.
Les résultats sont moyens: Battus à Paimpol, à domicile par Bohars 1 à 0, victoire "sans la manière" (Le Télégramme. 09-10) contre Plounévez, match nul à Ménez-Paul contre Gouesnou 1 à 1. Défaite devant le Stade brestois "B" à Ménez-Paul à la 92ème minute (ce match laisse quelques regrets. Trois ans plus tôt, le mémé match avait lieu pour le championnat de D III) . Par la suite, les "A" arrivent à la trêve, classés en milieu de tableau.

"Relancer une nouvelle dynamique"
,

Contre vents et marées, l'A.S.Brestoise tient toujours. Les présidents et les entraîneurs se succèdent, les descentes s'accumulent et néanmoins le club trouve encore les ressources de croire en son avenir. Un club qui soit dit en passant est mené à bout de bras par quelques personnes dont Claude Gestin est le meilleur exemple. Sa passion pour une association qui lui a tant apporté sur le plan sportif est plus forte que la résignation. A tel point que beaucoup d'observateurs placent son équipe comme l'une des favorites du groupe. Sans doute parce que beaucoup d'éléments qui la compose ont connu le niveau au-dessus, mais aussi et surtout parce que ses éléments ne peuvent que progresser. Les plus anciens comme Jean-Marc Podeur, Georges Apperé, Pierre Durose, Arzur, qui ont connu la troisième division, sont encore plus proches de la vingtaine d'années que de la trentaine. Cette perfectibilité devrait donc porter ses fruits et stopper cette hémorragie "Mon premier souci sera d'instaurer la confiance au sein du groupe et de relancer une nouvelle dynamique afin que les gens prennent è nouveau plaisir è venir nous soutenir, nous conforter dans notre effort", avoue Claude Gestin.
Quoi qu'il en soit, l'A.S.Brestoise n'aura rien négligé avant d'entamer ce nouveau championnat. Les joueurs s'entraînent tous les jours comme au bon vieux temps de la D III. "II ne fallait pas déroger aux habitudes afin de garder le rythme. De plus, cela permettra aux Jeunes et aux nouveaux de se faire une idée de ce que l'on demande au niveau supérieur." Au cas où la remontée en D.H. serait rapide,à la fin de saison par exemple? "Comme beaucoup d'autres clubs, nous avons nos chances. Mais comme chacun sait, la D.S.R. c'est un panier è crabes où Il est difficile d'en sortir. Saint-Brieuc, avec de gros moyens, a connu assez de difficultés la saison passée... " (Ouest France. 09-09).
Sérénité retrouvée à l'A.S.Brestoise
l'A.S.Brestoise revit au rythme de sa jeunesse pétrie de qualité. Le club, fleuron du football des saisons passées qui n'en finissait pas de décrocher s'est fixé de bons stabilisateurs et semble bien reparti à la conquête de nouveaux succès. Fort de ses 350 licenciés, l'équipe fanion devrait bien se placer dans ce difficile championnat de D.S.R., groupe "A". La "B" en D.R.H. s'installe confortablement au milieu du tableau. 350 licenciés dont 130 à l'école de foot, le président Noël Lusven se félicite du bon travail accompli par la commission technique en place.
La joie de jouer, alliée à la soif de vaincre laisse augurer d'un avenir à nouveau souriant pour les nombreuses équipes du club des bleus: 3 seniors, 3 juniors, 3 cadets, 4 minimes et pour l'école de foot: 4 pupilles, 6 poussins et 30 joueurs débutants.
A nouveau l'A.S.Brestoise lance l'opération détection, cette fois sous la direction de Bernard Maligorne. Elle s'adresse à de nouveaux joueurs pupilles, minimes et cadets du secteur intéressés par les compétitions de niveaux critériums régionaux. L'ambition renaît à l'A.S.B. Sa belle jeunesse empêche le doute de s'installer et permet d'envisager les saisons futures en toute confiance. Il reste au stade de Menez-Paul, fier de son passé glorieux, de retrouver également une seconde jeunesse.
François Bazil.

Équipe seniors "A" saison 89 - 90.


A.S.Brestoise se met en quatre. Une quarantaine de personnes assistait à l'assemblée générale de l'A.S.B, dont la principale décision aura été de nommer, comme nous vous l'avons déjà annoncé, un directoire de quatre personnes (Michel Corralès, Jean Chardonnet, Charles Colemard, Nono Lusven) pour diriger le club qui repart donc sur de nouvelles bases après avoir connu trois descentes successives.
Explication de Jean Chardonnet: "Personne n'accepte de prendre la présidence pour l'instant, on verra pour l'avenir. Le rôle et les tâches précises de chacun seront définis ultérieurement, mais je pense que cette collaboration rendra le travail de chacun moins stressant " Sur les dix membres que comptait le comité directeur l'an passé, trois seulement sont restés à l'A.S.B. Alors que disparaissait le regretté Guy Simon, les autres ont quitté le club en cours de saison, dont le président Jean-Pierre Le Roux.
"Heureusement, nous avons trouvé des gens efficaces pour les remplacer ", commentera Charles Colemard qui, outre le quatuor porté à la tête du club, citera: " André Le Gall, Christian Tondereau, Romain Desrues, Pierrot Le Coat et Henri Mazeau, sans oublier la dynamique commission des jeunes et la commission d'animation dirigée par Daniel Eveneau ".
Mais l'A.S.B. continue de traîner un lourd boulet, celui de son passif antérieur, bien qu'il ait été apuré de moitié cette année. A savoir: 297.313 fr., à quoi s'ajoute un prêt de 300.000 fr. remboursable sur cinq ans. Ce qui, compte tenu des intérêts, donne un passif réel de 689.978 fr..
Malgré son départ du club, Jean-Pierre Le Roux a donné son accord à l'A.S.B. pour poursuivre son action de sponsoring, qui se chiffrait l'an passé à 60.000 fr.. " Nous sommes tous coupables " C'est sans aménité que Charlot Colemard évoquera la chute du club qui l'a conduit à évoluer désormais en D.S.R.. " Nous sommes tous coupables. D'abord les dirigeants qui, par manque d'objectivité et de discernement, se sont orientés vers une structure de club pro sans en avoir les ressources financières. Les impétueux arrivants avaient de bonnes conceptions, mais ils les ont appliquées avec trop de précipitation et pas assez de conviction. Il est dommage que Jean-Pierre Le Roux ait été obligé de quitter le club, car ses idées étaient bonnes, et qu'il y ait eu une instabilité des dirigeants qui ne comptaient que sur les coups médiatiques. Il y a eu aussi trop de frictions au sein du club. Malgré cela, les joueurs auraient du gommer ces problèmes et jouer avec plus de quiétude, moins de lassitude, d'autant qu'ils en avaient les moyens ".
Avant de tenir un discours plus optimiste: "Heureusement, on peut revenir à des formules antérieures, c'est-à-dire assurer de bonnes relations internes et des échanges de vue avec les élus ".
" L'A.S.B. est un vieil arbre solide avec des racines profondes. On n'a pas le droit de mettre la clé sous la porte. Les joueurs que nous avons rencontrés en sont conscients et sont décidés à relever la tête. Ce qui peut nous permettre de retrouver notre public et de faire connaître notre travail ".
L'arrêt de l'hémorragie de résultats de l'équipe première est bien évidemment souhaité par André Le Gall, responsable de l'école de foot et chargé de présenter le bilan sportif: " Il faut maintenir le niveau de nos équipes de jeunes qui regroupent 300 licenciés, sachant que nous sommes le deuxième club de la ville avec quatre équipes évoluant en critérium derrière le Stade brestois ".
Le bilan financier de l'exercice écoulé, présenté par Christian Tondereau, le vice-président, qui sera remplacé désormais par Romain Desrues, laisse apparaître une perte d'exploitation limitée: 10.480,49 fr.(les dépenses s'étant élevées à 1.030.307,65 fr., les recettes à 1.019.827,15 fr.).
Aminot : " Proposez-nous un projet ".
" L'histoire de l'A.S.B. se confond avec celle de la ville, ce qui est un handicap et aussi un atout. C'est pourquoi la ville ne va pas laisser mourir son patrimoine. Certes, le fossé se creuse avec le haut niveau. Mais le maire est prêt à vous recevoir. Proposez-lui un projet le plus vite possible, sachant que le problème est le même pour les autres clubs. Le renouveau de Ménez-Paul a été programmé par d'autres que nous, proposez-nous de nouveaux aménagements ".
Dédé Le Gall et son école de foot.


ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Sans réel succès, la victoire à trois points est annulée.
Drame lors du match Liverpool - Notthingham Forest, en demi-finale de la coupe de la League où l'on recense 95 morts et 200 blessés suite aux violences des supporters dans le stade.

Champion de France
Bordeaux;

Coupe de France
O.Marseille / Monaco: Paris (Parc des Princes) Arbitre : M. Quiniou Joël (10/06): 4 à 3;

Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe
Barcelone;


Coupe de L'U.E.F.A.
Naples;


Coupe d'Europe des clubs
Milan A.C. / Steaua Bucarest 4 à 0;

Coupe Intercontinentale
Milan A.C.;

Finale Copa Libertador
Brésil / Uruguay;

Ballon d'or:

Van Basten (Milan A.C.);

Rencontres internationales
Eire / France: 0 à 0,
Écosse / France: 2 à 0,
France / Yougoslavie: 0 à 0,
Suède / France: 2 à 4,
Norvège / France: 1 à 1,
France / Écosse: 3 à 0,
France / Chypre: 2 à 0.

NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Dalaï Lama (Océan de Sagesse); 1935; droits de l'homme; Tibet).
«La responsabilité universelle consiste à percevoir la souffrance des autres tout comme nous ressentons notre propre souffrance. C’est réaliser que même notre ennemi est entièrement motivé par la quête du bonheur» Le XIVème Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, est né en 1935 à Takster au Tibet. C’est un fils d'agriculteur qui est reconnu à l'âge de deux ans.

Il est ordonné quatorzième Dalaï Lama dans la capitale, Lhasa, en 1940. Il suit une formation rigoureuse, à la fois au plan théologique et au plan laïque. Il termine son doctorat en philosophie Bouddhiste à l'âge de 25 ans. En 1949, les communistes arrivent au pouvoir en Chine et, niant les revendications de l’indépendance du Tibet, y envoient leurs troupes en 1950 pour "libérer" et "civiliser" la population. C’est en 1950, à l’âge de 16 ans, que le Dalaï Lama devient chef d'État et du gouvernement. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être obligé de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, le gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle chinoise, la persécution de la population est à son comble. Les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés.

Malgré cela, le Dalaï Lama est persuadé que la solution se trouve dans un compromis politique avec la Chine. Sans relâche et toujours dans la voie de la non-violence, il propose un Tibet démocratique et autonome au sein d’une union avec la Chine. La situation est telle, en cette fin de XXème siècle, que l'on peut parler d'un véritable génocide de la part des autorités chinoises à l'égard de la population tibétaine. Non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s'exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d'une colonisation chinoise qui emporte tout sur son passage. La population tibétaine risque véritablement de disparaître face à cette vague déferlante.

www.nobel-paix.ch

Berlin
Chute du mur de Berlin le 9 novembre. Un des symboles du partage de l'Europe entre l'est et l'ouest vient d'être abattu.
A partir de ce jour, il n'y aura plus de morts lors des tentatives pour rejoindre l'ouest et la liberté à. A partir de ce jour il n'y aura plus de vopos épiant de leur miradors les faits et gestes des visiteurs, voisins ou familles séparées ayant réussi à rejoindre l'ouest, Il n'y aura plus de no-man's land ensemencé de plantain qui chaque année est récolté par les paysans de l'allemagne de l'est sous la surveillance des vopos armés,
Dans Berlin réuni Rostropovitch joue du Bach face au mur en démolition, chacun essayant d'emporter une partie de ce qui symbolisait le partage de l'europe entre l'Est et l'Ouest.
La réunification sociale de l'Allemagne commence. Elle coûtera cher au gouvernement et pendant longtemps encore subsisterons des inégalités.


Pékin, Place Tiananmen
Le 4 juin, c'est dans le sang que sont réprimées les manifestations de la Place Tiananmen
. Le printemps de Pékin n'aura pas fait illusion longtemps.
Le 15 avril 1989, Hu Yaobang, le secrétaire général du parti communiste chinois, meurt d'une crise cardiaque. Des personnes, principalement des élèves, se rassemblent sur la place Tiananmen pour commémorer Hu. Le "Communist Party Newspaper People Daily" publie, le 26 avril, en éditorial, un article traitant le groupe d'élèves de "petite poignée de comploteurs". Le 13 mai, plusieurs centaines d'élèves entament une grève de la faim sur la place Tiananmen. Le troisième jour de la grève de la faim marque l'arrivée de Gorbatchev à Beijing pour le premier sommet sino-soviétique depuis 1959. L'État annule la réception qui devait avoir lieu sur la place.
Le sixième jour de grève, Li Peng accorde une rencontre télévisée aux leaders étudiants. Cependant, les deux partis ne parviennent pas à s'entendre. L'État se prépare à instaurer la loi martiale... Le lendemain, le mouvement étudiant est informé du projet du gouvernement. Il convoque alors le plus de monde possible sur la place Tiananmen. Le 19 mai, l'État déclare officiellement la loi martiale à Beijing, mais le déplacement de l'armée vers la ville est bloqué par des étudiants et des citoyens. En quelques jours, l'armée les repousse jusqu'au banlieues, où ils installent leur quartier général. Un dénommé Chai Ling est nommé comandant en chef. Le 27 mai, l'alliance de la protection de la constitution (Sénat Chinois) vote à l'unanimité pour recommander aux occupants de la place Tiananmen de lever le siège. Le lendemain les étudiant sont toujours sur la place. Une seconde grève de la faim est alors entreprise par les manifestants. Le 3 juin, les troupes armées reçoivent l'ordre de reprendre possession de la place à tout prix. À 10 heures, les soldats ouvrent le feu sur les manifestants qui tentent de stopper l'avance de l'armée. Les tanks avancent vers le lieu de rassemblement, écrasant tout sur leur passage. On y compte une quantité innombrable de morts et de blessés. En une journée, les troupes encerclent la place et attendent maintenant de nouvelles instructions. Beaucoup de civils s'en prennent aux policiers et aux soldats qui se sont cachés durant la journée précédente. Beaucoup d'entre eux sont brûlés vifs dans leurs voitures, d'autres tués à coup de pieds et de poings tandis que certains sont tout simplement écrasés par un tank dérobé aux militaires par les grévistes. À 4 heures du matin, les organisateurs de la grève de la faim négocient avec les troupes afin de quitter la place. Le résultat est positif: plusieurs milliers d'étudiants, de professeurs quittent la place sous haute surveillance.

Exxon-Valdez

Le 3 juin, un commandant négligent un équipage fatigué, une panne de barre: c'est l'échouage de l'Exxon-Valdez, pétrolier sous pavillon des États-Unis dans la baie de Prince-William-Sound, Alaska États-Unis. Si les trois quarts de la cargaison sont pompés, celle qui s'échappe forme 7.000 km2 de nappes qui polluent de 800 à 2.000 km de côtes vierges. C'est un énorme choc pour les Américains. Des moyens de nettoyage considérables sont engagés et une politique unilatérale (le Oil Pollution Act) est votée, qui parvient à repousser les bateaux mal gérés en dehors des eaux territoriales. Considérée comme la plus grande catastrophe écologique (250.000 oiseaux, 2.800 loutres de mer, 300 phoques, 22 orques et des milliards d'œufs de saumon et de hareng ont péri), c'est aussi la plus chère de I'histoire: Exxon est condamné à payer plus de 10 milliards de dollars. Le commandant a dû rendre son brevet de capitaine mais il n'a pas été condamné pour ivresse comme il en était accusé.

Science & vie avril 2003

EN FRANCE:

Nous sommes sous la Vème République. François Mitterrand est président de la République.

Procès Action directe
Condamnation à la réclusion perpétuelle des militants d'Action directe le 14 janvier.

Élections municipales
Le 19 mars, le R.P.R. remporte Paris et Lyon, mais le P.S. gagne 35 villes de plus de 20.000 habitants.

Révolution Française
Fastueuses fêtes pour célébrer le bicentenaire de la révolution Française.

Vache folle
La France, le 13 août 1989, décide d'interdire l'importation de farines animales britanniques sauf si l'entreprise s'engage à ne pas les distribuer à des ruminants.


EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
La "caféterie", était une cérémonie fort minutieusement réglée selon les moyens de chacun. Le café lui-même, breuvage dont: nous raffolions tous, n'était pas l'essentiel de la réception ni même son couronnement. II y avait, avant lui, diverses victuailles fort bien présentées, charcuteries, pâtés, crêpes, viandes rôties même, avec le vin blanc "moelleux'" pour les femmes et le Vin rouge vieux pour les hommes. Après le "breuvage noir" arrivaient les biscuits, le riz, le gâteau breton, les liqueurs douces. Et toutes les commères notaient soigneusement dans leur mémoire la succession des mets et tous les détails de l'apparat afin de ne pas être en reste quand leur tour viendrait. On rentrait chez soi en disant: "Nous avons été régales et nous avons "attrapé " un repas de noces". Bien sûr; la caféterie était en rapport avec le rang de chacun et ses ressources connues. Mais les plus pauvres allaient jusqu'au bout des dépenses possibles, quitte à se vouer à la bouillie d'avoine et aux patates sèches pendant le mois suivant. .

"Savoir-vivre en Bretagne" Édition d'art JOS Le Doaré

Poubelle toujours
21 octobre, 150 fûts contenant trois acides différents ainsi que dix barils d'ammoniaque sont perdus au large de l'île d'Ouessant par un cargo battant pavillon libérien. Certains fûts s'échouent sur les côtes.

Détails/infos:
http://http://www-brestecoles.enst-bretagne.fr/4moulins/archives/archives1999-2000/documentaires/mareenoire/amoco.htm;
http://http://www.mairie-brest.fr/colloque-amoco/
http://ecole.portsall.free.fr/HTML/amoco.htm
http://www.macpassion.ch/sites/maree-noire/amoco.html

ET À BREST:

Georges KERBRAT, médecin hospitalier, est maire de Brest. Pierre MAILLE, professeur, lui succède.

Georges LOMBARD est président de la C.U.B. En mai, Pierre MAILLE lui succède.


Parlé "Tit Zef"
Du loufoc:
Du vin rouge
Ce terme est de l'argot, "louf", pour fou. Le vin rend-il fou? c'est ce que semble penser Anne Selle dans Brume sur le Grand Pont (p. 36) : "Les ouvriers désignaient un litre de vin par un kilo ou encore du loufoc. Hélas la loufoquerie passait du vin dans leur sang!."

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme x

Précédente : Index : Histoire : Suivante
Mise à jour: mer 19-mai-04 9:27