Historique: 1984

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À l'A.S.B.:
Résultats, Infos
Fin de saison 1983 - 1984:
Classement final de la D.III:

Les seniors remportent la coupe de l'Ouest:

Vainqueurs de la coupe de l'Ouest saison
1983 - 1984

Cadets Nationaux.


Résultats, Infos.
Saison 1984 - 1985:

Présidence:
En Octobre, le président, Jean-Claude Plessis laisse la présidence à Jacques Tanguy.
Entraîneur: Marc Rastoll est entraîneur.
Championnat: La saison commence par les problèmes financiers et la polémique entre la mairie et le club au sujet des promesses faites au club par l'adjoint aux sport de la ville de Brest, au sujet de l'entretien, ou plutôt le maintient des tribunes qui, non entretenues, risquaient de s'effondrer. (Voir ci-dessous).

Les seniors "A" sont en troisième division. Les cadets "A" sont en championnat de France.

Sportivement, difficile d'évoluer sereinement dans un tel climat. L'équipe "A" qui est en troisième division se retrouve au milieu de tableau: 8ème sur 16 le 10 décembre. Le style de jeu et les joueurs composant l'équipe "A" font qu'elle obtient ses meilleurs résultats à l'extérieur.
La jeune équipe "B" elle joue en D.S.R.
Mouvements. Arivées: Page (Stade brestois), Lionel Ronceray (En Avant de Guingamp), Milan Radovic (Stade brestois), Huguen (Stade morlaisien).
Départ: Denis André (pas encore connue), Michel Pennec (FC Lorient), Jean-Marc Geffroy (FC Lorient), Alain Bayer (Espérance Plouguerneau).Thierry Rei/ler (US Pont-l'Abbé)
Effectif: Gardiens: Quéré, Gouriou. Défense: Jestin, Salomé, Page, Cloître, Philippe. Milieu: Iquel, Le Guen, Jousseaume, Muller, Stervinou, Rastoll. Attaque: EJcher, Le Vodec, Ronceray, Radovic.
Tel le roseau de la fable, l'A.S.brestoise plie mais ne rompt pas. En effet, malgré les difficultés financières Qui l'assaillent, le club Brestois, cher à l'esprit de ceux qui ont le cœur bleu, sera une nouvelle fois au départ, samedi prochain, du championnat de France de Division III, avec, il est vrai, un effectif sérieusement amoindri. Pas moins de huit joueurs ont quitté le club durant l'intersaison, dont au moins trois, Reiller, Pennec et Geffroy, faisaient partie intégrante de la formation dirigée par Marc Rastoll. Un effectifassez maigre Ce dernier, qui a bien failli partir lui aussi, mais qui est finalement resté "pour l'ambiance", regrette évidemment cette saignée: " Mais que voulez-vous, dit-il, il fallait assainir la situation. Personne ne nous a aidés, il a donc fallu tout faire au sein !:lu club et se séparer de bons joueurs qu'il était impossible de garder ". L'entraîneur est d'ailleurs bien conscient de la difficulté de la saison qui s'annonce.
L'effectif semble, en effet, un peu juste sur le plan quantitatif. Et si la malchance était de la partie (blessures, suspension...), il se pourrait que la moyenne d'âge de l'équipe (environ 25 ans) baisse sérieusement, car la seule solution, à ce moment-là, serait de faire jouer les jeunes; à moins que, comme le dit avec malice Marc Rastoll, " on ne fasse jouer les entraîneurs, cela aurait pour effet de faire remonter la moyenne d'un coup ". Qualitativement parlant, par contre, il semble que les arrivées de Page (Stade brestois), Cloître (Etoile Saint-Laurènt) et Radovic (s'il vient, mais le vice-président Jacques Tanguy nous a dit que cela devrait se faire) devraient permettre à l'équipe de conserver une certaine stabilité, d'autant plus que quelques jeunes comme, Stervinou, Peton, Podeur ou Philippe Rastoll peuvent se révéler. D'ailleurs, l'entraîneur des Bleus de France s'est montré assez satisfait du jeu développé par son équipe durant les rencontres amicales d'avant saison: "II est vrai que notre jeu est souvent agréable, mais il devient également parfois fantaisiste. Il faut que nous gagnions en efficacité, tant offensivement que défensivement".
Des ambitions raisonnables. Tout n'est donc pas encore au point du côté de Ménez-Paul, mais il va falloir faire vite car un bon départ est souvent essentiel. Et il ne sera pas facile ce départ, qui verra les Asbéistes opposés à La Roche-Sur-Yon, une équipe qui descend de seconde division et ne cache pas ses ambitions. Ce n'est pas le cas de l'A.S.B. qui, par rapport aux saisons précédentes, a dû revoir ses ambitions à la baisse. Plus question, du moins dans l'immédiat, de viser la montée en seconde division, même si une surprise est toujours possible. "Nous avons tout de même fini troisième équipe promotionnelle du groupe, la saison passée, derrière Caen et Lisieux", rappelle Marc Rastoll. "Mais il est vrai que cette faiblesse quantitative de l'effectif, à laquelle on revient toujours, ne nous autorise pas à rêver. Et puis, il y aura de la concurrence cette année, avec Lisieux et La Roche, deux clubs avides de revanche, le Véloce et Lorient qui a les dents longues et qui nous a pris deux joueurs (Pennec et Geffroy). Finalement, je pense que nous allons vivre une saison de transition. Nous prendrons les matches les uns après les autres, sans avoir d'objectif précis, sinon que de faire le mieux possible. Ainsi, contre La Roche, une victoire serait la bienvenue et permettrait de rasséréner les esprits". L'objectif est de taille, du moins pour ce premier match, car, sur l'ensemble de la saison, on peut penser que l'A.S.B. vivra une année tranquille, du moins sur le point sportif. Histoire de ne pas faire mentir un certain La Fontaine. (Le Télégramme.)
Mi-championnat: La plus petite affluence de la saison, a Ménez-Paul, a été enregistrée contre Lisieux: 163 entrées payantes! D'où une perte sèche de 6.600 F qui s'explique ainsi: recettes, 3.200 F; dépenses, 9.800 F (frais d'arbitrage: 2.400 F; indemnité de Lisieux: 7.400 F). Sur 6 matches joués à l'extérieur, l'A.S.B. en a remporté 3 pour 1 nul et 2 défaites. A domicile, le bilan s'établit ainsi: 1 victoire, 5 nuls et 2 défaites. A l'évidence les Asbéistes supportent mieux les voyages...
A une journée de la fin de la poule aller, l'A.S.B. a marqué 16 buts répartis entre 6 joueurs: Stervinou (6), Rastoll (3), Iquel (3), Page (2), Gestin (1), Jousseaume (1). Mais elle en a encaissé 19.
Ils sont classés 8ème sur 16.
Coupe de France: Qualification pour les 32ème. Pour en arriver là ils avaient éliminé: Le Folgoët chez eux par 2 à 0; le stade Lamballais à Brest, difficilement (0 à 0, 4 penaltys à 2) avec deux penaltys arrêtés par Benoît Quéré.
A.S.B. - municipalité: Encore une fois le club a des problèmes de trésorerie. Dans un article du télégramme du mois de septembre, l'adjoint aux sports, Guy Leclercq, déclare en substance: "Les dirigeants (de l'A.S.B.) doivent trouver une nouvelle ligne pour l'avenir du club. Les jeunes doivent constituer leur objectif premier, car ils ne peuvent plus vivre comme des semi-professionnels et l'A.S.B. devra se résoudre, pour des motifs financiers, à se séparer de son entraîneur"...
(Ndlr: Ce que je peux traduire de la façon suivante: Formez des jeunes avec les moyens du bord et il se trouvera toujours un club régional ou autre qui pourra les récupérer).
Marc Rastoll, directement mis en cause, se permet de rappeler
à l'élu qu'il a été choisi, en 1983, pour maintenir le club en troisième division. "Nous y sommes parvenus après une poule retour de qualité et nous avons terminé à la huitième place, tout en prenant plaisir de gagner la coupe de l'Ouest. A cette période ou l'euphorie régnait au sein du club... et au sein de la municipalité qui soignait sa popularité, on voyait parfois monsieur Leclercq assister aux matches à Ménez-Paul. En plus, des entretiens avec l'adjoint aux sports me garantissaient l'emploi d'entraîneur professionnel avec un contrat à durée déterminée de deux ans".
"Nous avons débuté la saison 83-84 avec les ambitions nécessaires à tout sportif qui veut progresser. Le jour de l'ouverture du championnat... nous avons rencontré M. Leclercq et M.Cozan qui tirent les propos suivants à moi et à treize joueurs:
"Messieurs, occupez vous des résultats sportifs, nous nous occuperons par l'intermédiaire du conseil général et de du conseil municipal des problèmes financiers du club".
"Nous avons donc tenu, joueurs et entraîneurs, nos engagements... Nous étions le troisième club promotionnel et non pas semi-professionnel comme le laisse entendre M.Leclercq, et en gagnant une fois de plus la coupe de l'Ouest, une épreuve que nous avons été gênés de gagner aussi souvent... Par contre, les promesses n'ont pas été tenues par M.Leclercq et il est évident qu'entre temps, les ambitions affichées par l'A.S.B. ont gêné énormément".
"Actuellement, l'objectif est de décapiter l'équipe première en licenciant l'entraîneur et comme les règlements de la 3F exigent un éducateur avec le 2ème degré à ce niveau... le club ne pourra continuer qu'en D.S.R.... et il devra trouver sa vocation dans l'entraînement des jeunes comme l'affirme l'adjoint aux sports".
"Nous n'avons pas attendu ses conseils, cela est déjà fait à tous les échelons actuellement. Cependant, il ne faut pas oublier que les enfants de l'école de foot aspirent à jouer au plus haut niveau de leurs possibilités et, actuellement, l'A.S.B. leur propose une place dans, l'élite amateur, et j'entends bien qu'elle y reste. D'autre part, le club joue son rôle social en permettant à des joueurs qui ont tenté une expérience professionnelle (Quéré, Jousseaume, Philippe, Muller, Salomé, Rastoll) de trouver un emploi. Aussi, à ceux qui ont envie de détruire et ont déjà commencé (exemple: la tribune), je leur conseille plutôt de construire.
Je ne suis pas le fossoyeur de l'A.S.B.
"Maintenant, il faut arriver à l'essentiel. Je regrette de dire que je ne suis pas le fossoyeur de l'A.S.B. qui a mis ses finances en péril. J'ai signé en effet un contrat à durée déterminée, librement discuté et tout à fait raisonnable, avec des gens responsables qui avaient fait leur budget sans la " nouvelle aide" que M. Leclercq a promis à notre président lors de l'assemblée générale.
Je poserai des questions:
" S'il est fait encore allusion à la charge que représente l'entraîneur, je poserai des questions sur les deux derniers budgets écoulés et sur la vente du terrain".
"Si je peux donner un conseil à ceux qui me veulent du bien, c'est de leur rappeler que le club est régi par la loi de 1901 sur les associations et que les membres du comité directeur sont engagés solidairement et financièrement. Aussi avant d'entamer une procédure, il faudra bien relire ses classiques.
"D'autre part, un licenciement est pour un professionnel un préjudice dans la continuité de sa carrière et si les "magouilles locales" peuvent être déjouées, il n'en va pas de même à l'échelon national. Aussi, j'ai décidé que si un licenciement économique était sollicité, je demanderai réparation en dommages et intérêts et je poserai des questions à M. Leclercq qui en fait exerce un chantage inadmissible dans sa démarche auprès du club. "J'ai eu l'occasion de partir au mois de juin, mais je suis resté pour accomplir mon travail d'entraîneur. Je suis resté car le comité directeur me l'a demandé. Je demande maintenant qu'on me laisse travailler en tant qu'entraîneur et qu'on ne fasse plus allusion à la charge financière que je représente. Je ne veux plus voir d'allusions au fait que la survie du club dépend du départ de l'entraîneur, qui serait pour lui une trop grande charge ".
(Recueilli par Yvon JONCOUR).

A.S.B. - municipalité; suite: Guy Leclercq, adjoint aux sports à l'assemblée générale de l'A.S.B. : " La ville va vous aider "
On a surtout parlé d'argent, de déficit de l'ordre de 200.000 à 300.000 fr., dans le bilan de l'exercice d'une AS brestoise plus que jamais inquiète, angoissée par un avenir Incertain. Ainsi en réponse à M. Guy Leclercq, l'adjoint aux sports, affirmant qu'il cherche avec les dirigeants des solutions durables, Jacques Tanguy, le nouveau président de la section de football, se montra des plus clairs dans ses propos en conclusion de l'assemblée générale: "Le seul problème c'est le passif. Si pour la fin décembre la question n'est pas résolue, nous arrêterons! Comment pouvons-nous continuer si nous n'avons pas de trésorerie ?" ajoutait-il désespéré. "Je ne vous apporterai pas de réponse ce soir, rétorqua Guy Leclercq, mais je peux vous assurer que nous arriverons a trouver des moyens pour que l'A.S.B. continue a vivre. L'arrêt des activités du club n'apparaît pas une solution acceptable. " La ville va vous aider ".
Comité directeur: Le comité directeur de l'A.S.B. se réunira mardi à Ménez-Paul pour former son bureau. Selon les bruits circulant en coulisses de l'assemblée générale, Roger Le Monze céderait son poste de président. Pour lui succéder on avance le nom de Laurent Gléonec. Une autre tendance espérait la candidature de Jean-Claude Plessis, remplacé par Jacques Tanguy à la tête de la section football.

Le Télégramme. 10-11

Comité directeur. Suite: M. Le Monze à nouveau président pour un mois. MM. Pérouas et Plessis, sont mandatés pour rencontrer les élus des collectivités locales afin de décider en dernier ressort de l'avenir du grand club omnisports brestois. C'est à l'issue de ces diverses démarches qu'une position définitive sera prise pour l'élection d'un nouveau président omnisports.

Le Télégramme. 14-11
Équipe de la saison 84-85

Seniors "C" saison 84-85.


Le goal de la Légion, Claude André, capte le ballon devant Sagorin. (A.S.B.(B) Légion. 12-11)

Chez les Rastoll: Le football est une affaire de famille. Le père de Marc et Georges fit les beaux jours du Stade Morlaisien. Ses fils ont pris le relais avec le bonheur que l'on sait. Maintenant, c'est au tour de Philippe de faire parler de lui. Et Loïc (l'autre fils de Marc), actuellement blessé au genou, ne va pas tarder (à 19 ans) à frapper à la porte de l'équipe fanion de l'AS brestoise.

Notre photo (de famille) : Marc, Philippe et Georges Rastoll (de gauche à droite). (Le Télégramme. 31-10. Photo Patrick Tellier)

Juniors saison 84-85.

Minimes saison 84-85 avec Milo Troboë et Martial. Vainqueurs de la coupe du district.


Jean Claude Plessis: "Nous ne pouvons plus continuer "
Jean-Claude Plessis, président de la section football de l'A.S.Brestoise, nous a remis hier matin le communiqué suivant:
"le comité directeur de la section football de l'A.S.Brestoise s'est réuni en assemblée extraordinaire le mercredi 26 octobre, à 20 h".
"A la suite de la démarche effectuée ce jour auprès de l'adjoint des sports de la ville, l'analyse objective de la situation financière nous conduit à envisager l'arrêt des activités de la section football. Par conséquent, le match contre le Havre sera sans doute le dernier effectué par l'équipe fanion à Ménez-Paul. Malgré toute la bonne volonté des dirigeants et des bénévoles et la solidarité des supporters et des annonceurs, il n'est plus possible d'assurer le fonctionnement d'un club de troisième division comportant en outre une équipe de jeunes de niveau national, pour un total de 520 licenciés avec une subvention de 26 678 fr. " A l'impossible, nul n'est tenu."
Dans notre édition de mardi, nous vous avions déjà fait part des difficultés du club, mises en exergue par la défaite à Evreux. Mais cette fois le couperet est tombé. Les joueurs eux-mêmes ont été prévenus mercredi soir de la gravité de la situation. Une situation qui appelle tout de même le commentaire suivant de Jean-Claude Plessis.
" Nous ne pouvons plus continuer. Il y a quelques temps encore nous étions en positif, mais nous recommençons à creuser un trou. Et nous n'avons plus de terrain à vendre. Ce dernier ne nous a d'ailleurs pas rapporté grand-chose puisque nous avions des emprunts en banque à rembourser. Qu'on ne vienne pas non plus nous dire que nous avons été imprudents."
" Cela fait plus d'un an que je tire la sonnette d'alarme. Le problème c'est que nous avons été encouragés à continuer. Sans garantie, nous n'aurions jamais débuté la saison. Or, avant le premier match de championnat chez nous, Guy Leclercq, adjoint aux sports, accompagné de Jean-Yves Cozan, du Conseil général, est venu dire aux joueurs qu'ils devaient ne se soucier que des résultats sportifs, lui se chargeant de contribuer à résoudre les problèmes financiers. Or, mercredi, j'ai appris que le dossier que nous avions présenté serait refusé. Je dis donc, en pesant mes mots que la ville a eu à notre égard une attitude malhonnête. La première erreur date de l'an dernier quand le Conseil général a voté une aide au Stade Brestois et une aide identique en faveur de Quimper, alors en troisième division. Il a oublié Concarneau et l'A.S.Brestoise."
Le deuxième point est que nous demandons 25 millions d'anciens francs à la ville, le Conseil généra! étant apparemment prêt à faire !e même effort. Pour la ville, cela représente 2 millions de centimes par mois. Une minuscule goutte d'eau. Refuser c'est faire vraiment fi de tout le travail effectué au niveau des jeunes dans notre club. Où vont désormais aller tous ces jeunes? C'est vrai qu'il n'y a pas de place pour deux clubs professionnels à Brest. Mais notre objectif n'a jamais été celui-là. Nous ne nous comparons pas au Stade Brestois. Mais qu'on ne nous compare pas non plus à l'Étoile St-Laurent ou à un club de D.R.H. Nous évoluons tout de même en troisième division avec une équipe cadets en championnat de France. Je ne cherche pas à faire du chantage. J'espère simplement que nous pourrons continuer mais pas n'importe comment."

Les dirigeants (de droite à gauche): Kerbrat, Le Monze, Plessis, Colemard, Tanguy, Jaouen.

Un stade rénové de 1.500 places en projet à Ménez-Paul. La vétusté des installations de Ménez-Paul a été soulignée à plusieurs reprises. Ainsi au mois de septembre la ville avait dû faire procéder à l'abattement du toit des gradins qui menaçait de s'effondrer. Mais Ménez-Paul va faire peau neuve dans un proche avenir puisque la municipalité a, en projet, un stade d'une contenance de 1.500 places. Des travaux de rénovation, divisés en trois tranches, concerneront à la fois la tribune et les gradins actuels sous lesquels de nouveaux vestiaires seront aménagés, ainsi que la réfection du mur d'enceinte. Leur montant avoisinera les 5 millions.

(Le télégramme. 05-11.)

Les supporters se mobilisent

Souscription pour le sauvetage

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Après le succès des juniors, la France est sacrée championne d'Europe chez elle. Elle remporte le tournoi olympique à Los Angeles, le 12 août. Elle est chanoine olympique.

Champion de France
G.Bordeaux;

Coupe de France
F.C.Metz / A.S.Monaco: Paris (Parc des Princes) Arbitre : M. Vautrot Michel (11/05): 2 à 0 (ap);

Coupe de la Ligue
Laval / A.S.Monaco 3 à 1;

Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe
Juventus;


Coupe de L'U.E.F.A.
Tottenham;


Coupe d'Europe des clubs
Liverpool;

Coupe Intercontinentale
Independientes;


Championnat d'Afrique des nations
Cameroun / Nigeria 3 à 1;

Championnat d'Europe des nations
France / Espagne 2 à 0;

Ballon d'or:

Platini (Juventus Turin);


Rencontres internationales
France / Angleterre: 2 à 0,
France / Autriche: 1 à 0,
France / R.F.A.: 1 à 0,
France / Écosse: 2 à 0,
France / Danemark: 1 à 0,
France / Belgique: 5 à 0,
France / Yougoslavie: 3 à 2,
France / Portugal: 3 à 2,
France / Espagne: 2 à 0,
Luxembourg / France: 4 à 0,
France / Bulgarie: 1 à 0,
France / R.D.A.: 2 à 0.

NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Desmond Tutu (1931; religion; Afrique du Sud).
«Le nôtre est un pays peuplé de gens extraordinaires. Si seulement nous pouvions vivre ensemble en tant qu’êtres humains..» « Nous, représentants de diverses cultures, langues et races, nous devenons une seule nation. Nous sommes le peuple divin de l’arc-en-ciel»

L’Archevêque Desmond Tutu est né en 1931 à Klerksdorp dans le Transvaal. Il fréquente l’école secondaire à Johannesburg. De 1951 à 1954 il prépare son diplôme de professeur au Collège Bantou Normal et enseignera pendant trois ans. En même temps, il fait des études à l’Université d’Afrique du Sud, jusqu’à sa démission pour protester contre la mauvaise qualité de l’éducation dispensée aux noirs. Tutu se lance dans la théologie, se voit ordonné pasteur de l’église anglicane en 1961 et obtient une maîtrise en théologie au King’s Collège de Londres en 1966. De retour en Afrique du Sud, il travaille comme professeur de théologie, avant de passer encore trois ans en Angleterre (de 1972 à 1975) où il est vice-directeur d’un institut de théologie. En 1975, Tutu est le premier Sud-africain noir à être nommé doyen du diocèse de Johannesburg. De 1976 à 1978, il occupe le poste d’Évêque du Lesotho et, en 1978, il devient le premier Secrétaire-général noir du Conseil œcuménique sud-africain.

Il profite de ce poste pour rallier à l'opposition à l’apartheid les églises membres du Conseil, en menant une lutte courageuse, inlassable et pacifique en faveur de l’égalité. En 1995, après l’abolition de l’apartheid, le Président Mandela désigne l’Archevêque Tutu (son titre depuis 1986) chef de la Commission de la vérité et de la réconciliation.

www.nobel-paix.ch

Espace
La "mécanique dans l'espace". La navette américaine dépanne le satellite Solarmax.


Kohl - Mitterand
Le 22 septembre, recueillement main dans la main des deux hommes au fort de Douaumont, un des sites ou s'affrontèrent les soldats Allemands et Français lors de la bataille de Verdun qui fit plus de 700.000 morts.


EN FRANCE:

Nous sommes sous la Vème République. François Mitterrand est président de la République.

Liban
Le 31 mars, la France retire ses soldats de force d'intervention à Beyrouth.

Élections européennes
Le 17 juin, défaite de la gauche. Le Front national fait 10% des suffrages.

École libre
Le 24 juin l'école libre est mobilise plus d'un million de manifestants pour la défense de la liberté de l'enseignement. Un certain nombre d'eux manifestait pour la liberté du choix de l'enseignement. Le projet de Savary déposé en décembre 1982 qui prévoyait de créer un grand service public uniforme est retiré le 12 juillet.

T.U.C.
Création des T.U.C. (Travaux d'utilité collectives) pour lutter contre le chômage.

Affaire Villemain
Le petit Grégory Villemain est retrouvé noyé dans la Vologne. Accident? assassinat?


EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
Bezañ an diaoul en e yalc'h: Avoir le diable dans sa bourse
Le Cornu prenant de la place, il n'en reste pas beaucoup pour y loger vos sous... Autant dire que vous êtes à sec.

"Expressions populaires bretonnes" Éditions COOP BREIZH.

ET À BREST:

Jacques BERTHELOT, professeur, est maire de Brest.

Georges LOMBARD est président de la C.U.B.

Parlé "Tit Zef"
C'est arrosable:
Prononcer "c'est tarrosap"
N'importe quel événement, promotion, naissance, paire de chaussures neuves... est arrosable et, celui qui ne le fait pas, est mal considéré. Il a donc intérêt "à débloquer un crédit" et "faire couler le raisiné".

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme

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Mise à jour: jeu 14-oct-04 21:40 x