Historique: 1979

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À l'A.S.B.:
Résultats, Infos
Fin de saison 1978 - 1979.
Dirigeants: Monsieur Le Monze Roger: exerçant la profession de directeur général. Président général. Monsieur Colemard Charles: exerçant la profession d'ingénieur Divisionnaire de l'équipement. Président général coordinateur.
Monsieur Colemard Charles: exerçant la profession d'ingénieur Divisionnaire de l'équipement. Président général coordonateur.
Monsieur Jaouen André: exerçant la profession d'administrateur des P.T.T. Vice président chargé des finances.
Monsieur Torillec Bernard: exerçant la profession de chef de travaux à la D.C.A.N.. Vice président chargé des tâches administratives.
Monsieur Bénéat René: exerçant la profession de chirurgien dentiste. Chargé du recrutement.
Monsieur Deroissy Alfred: exerçant la profession de cadre administratif. Président de la Section de handball.
Monsieur Mancion Marcel: exerçant la profession de chef de fabrication. Président de la Section Rugby.
Membres: Messieurs André François; Auffret Jean Pierre; Auffret Yvan; Beaulieu Claude; Beyer Joseph; Bossard Robert; Crenn Gilbert; Deniel Jean Pierre; Duffo Jean-Pierre; Goarnisson Robert; Guéguen Jean-Yves; Guermeur Robert; Heurté Henri; Le Coat Pierre; Le Guillou André; Le Saint André; Le Vergos André; Montagne Rolland; Néa Gérard; Quéré Henry; Thomas Rolland. (Courrier de l'A.S.B. à la sous-préfecture le 23-01).
Seniors: l'équipe "A" retrouve le C.F.A.

Dernier match de la saison contre les Herbiers, le 06 mai. Les "Bleus" montent en D III.

Résultats, Infos.
Saison 1979 - 1980:
Dirigeants. Comité directeur: Président: M. R. Le Monze.
Président coordinateur: M. C. Colemard.
Vice-président et trésorier général: M. A. Jaouen.
Vice-président: M. René Bénéat.
Secrétaire général: M. B. Torillec.
Section football: Président: M. C. Colemard. Secrétaire: MM. J. Beyer et J.-P.Denniel. Trésoriers: MM. Le Saint et Guéguen. Recruteur: M. René Bénéat. Entraîneurs: MM. Martial Gergotich et Roland Bourse. Membres: MM. H. Quéré, G. Simon, R. Guermeur, A. Le Vergos, G. Crenn, R. Armand, J.-P. Auffret, P. Le Coat, J. Gouriou, Bossard, Néa, André.
Seniors:
Aujourd'hui encore lorsque le Stade Brestois, le club phare de la cité du Ponant, se déplace, dans le centre de la France, à Bourges, à Poitiers, à Orléans, à Châteauroux par exemple, on peut toujours lire sur les affiches annonçant la rencontre: A.S.Brestoise. Cette substitution agace d'ailleurs quelque peu les dirigeant stadistes mais il y a une vingtaine d'années, alors que la Stade Brestois jouait encore en Championnat de Ligue, l'A.S.B., elle, tenait les premiers rôles dans le feu C.F.A. et affrontait la Berrichonne, l'Arago, etc. Si les Bleus de France (comme on appelle ici les joueurs asbéistes) ne font plus guère parler d'eux sur le plan national (ce rôle étant désormais tenu par le Stade, le vieux rival (cette saison par exemple l'A.S.B. opérait une division en dessous de la réserve stadiste), ce ne fut pas toujours le cas. L'A.S.Brestoise eut même un passé glorieux; il y a de cela quinze à vingt ans, elle aurait pu, elle aussi, accéder au professionnalisme. Ce fut peut-être alors l'erreur de l'époque de ne pas franchir le Rubicon. Les anciens évoquent en particulier cette fameuse saison 1962-1963. "Nous avions terminé premiers de notre poule de C.F.A.", se rappelle Martial Gergotich, l'entraîneur de l'époque et qui est revenu en cours de cette saison s'occuper avec Roland Bourse à l'équipe première. "A l'issue de la poule finale nous étions en tête à égalité avec Ajaccio. Il fallait un match d'appui, nous l'avons perdu 6 à 1 à Versailles mais nous étions démobilisés". Cette même année, l'A.S.Brestoise élimina le glorieux Racing de la Coupe de France: "C'était à Nantes pour les huitièmes de finale" Cette même année encore le Stade Brestois, dernier, descendait en D.H. Des joueurs fort connus ont porté le maillot asbéiste: Rozan, maintenant directeur d'une importante société à Paris, Serge Meyer, Robert Coat, Fanch Philippe, Jean Lars, qui ont tous été internationaux amateurs. D'autres joueurs ont fait par la suite des carrières professionnelles: Guy Simon, Martial Gergotich, Kerbiriou, des hommes fort connus enfin sont venus jouer ou entraîner le club des Bleus de France, Théo, Casolari par exemple. Mais tout cela c'est du passé. Aussi glorieux soit.-il, et force est de remarquer que le présent est moins réjouissant. Il est loin ce record d'affluence établi un jour de 1960, le 16 octobre très exactement, ce jour-là, pour assister au derby explosif: A.S.B.-Stade, 13.311 spectateurs avaient envahi Ménez-Paul. L'A.S.B. avait gagné 2 à O. Oui, tout cela est loin, bien loin, on ne vit pas de souvenirs.
A l'ombre du Stade: Dans la dernière décennie, l'A.S.Brestoise a surtout fait parler d'elle par ses jeunes, ses juniors par exemple ont disputé, en 1973, la finale du Challenge Gambardella contre le Stade Rennais à Quimper. Les Brestois furent battus aux penalties. Mais d'une façon générale, le club vivotait en Division d'Honneur et faillit même descendre. Pourtant depuis quatre cinq ans le club de l'A.S.Brestoise s'est structuré, a manifesté une nouvelle ambition. Par deux fois elle échoue aux portes de la Troisième Division: en terminant troisième en 1976-1977 et seconde en 1977-1978. La saison dernière encore elle prit la seconde place du Championnat de D.H. mais accéda cependant à la nouvelle Quatrième Division. Nouvelle place de second cette fois derrière l'U.S. Montagnarde, ce qui permet pourtant aux hommes du président Le Monze de monter à l'échelon supérieur où elle retrouvera la réserve du Stade Brestois. Les Bleus de France vivent pourtant à l'ombre du grand rival. Les recettes bien sûr s'en ressentent. "Il faut cependant faire remarquer, souligne Martial Gergotich, que nous sommes le seul club de la Ligue de l'Ouest à avoir deux formations de jeunes qui ont participé aux poules finales de la Ligue. Les minimes sont d'ailleurs champions de l'Ouest et les cadets ont aussi fait parler d'eux." Reste pour l'équipe fanion à retrouver le lustre d'antan: "Cette accession en Troisième Division, nous courrions après depuis de longues années, fait remarquer le président Le Monze, mais notre objectif à moyen terme est la Seconde Division". On ne souhaite pas pour autant brûler les étapes: "Nous allons essayer, la saison prochaine, de bien nous comporter", avance Roland Bourse, l'un des entraîneurs, de prendre la température de cette nouvelle division, éviter aussi de se traîner en queue de classement. "Par contre, lors de l'exercice 1980-1981, l'objectif sera le litre", un (gros) détail va cependant changer la vie du club la saison prochaine: l'A.S.Brestoise pourra jouer le samedi soir. La municipalité brestoise, qui désire acquérir Ménez-Paul pour en faire un stade municipal, a en effet pris la décision d'y installer un éclairage pour nocturne. Dans un premier temps, cet éclairage devait être destiné à dépanner le Stade Brestois dont la pelouse, refaite, n'aurait pas été opérationnelle au début de la saison. Mais le président Bannaire ne désire plus désormais jouer à Menez Paul, sa pelouse sera prête pour la fin juillet. Pour autant l'éclairage sera installé à Ménez-Paul. Les dirigeants brestois espèrent ainsi réussir des recettes supérieures. D'autre part, et sur un plan plus général cette fois, le président de l'A.S.Brestoise qui est un club omnisports a tout lieu d'être satisfait de cette saison. L'équipe féminine de handball vient, elle, de monter en Nationale 1. Brest fera sans doute parler de lui la saison prochaine par les résultats du Stade, mais l'A.S.Brestoise ne désespère pas un jour de renverser la tendance, comme cela fut le cas il y a plus d'une décennie, en faveur, cette fois, des Stadistes, "les cousins d'en haut.", comme on les appelle du côté de Ménez-Paul. (Michel Le Neel).
Effectif. Gardiens: Roumier Bernard, 26 ans, pompier; Gouriou Christian, 25 ans, employé à Euromarché.
Défenseurs: Boennec Jean-Yves, 28 ans, électronicien DCAN; Boucher Christian, 25 ans, agent administratif; Lannuzel Serge, 28 ans, artisan chauffagiste; Laot Jean-Yves, 22 ans, agent commercial; Pello Georges, 27 ans, charpentier tôlier DCAN; Puillandre Patrick, 21 ans, étudiant.
Milieux de terrain: Abily Pascal, 18 ans, mécanicien; Beyer Claude, 22 ans, service militaire, agent TPE; Jacq Daniel, 27 ans, analyste programmeur CNEXO; Le Guen Bernard, 24 ans, chauffagiste, employé municipal; Paugam Pierre, 27 ans, agent EDF; Thomin Alain, 27 ans, employé réparation navale; Vasseur Jean, 23 ans, artisan électricien; Bianic Pierre, 27 ans, directeur commercial.
Attaquants: Abiven Jean-Yves, 19 ans, service militaire; Cariou Jean., 30 ans, agriculteur; Diverres Jacques, 22ans; éjectromécanicien; Gestin Hervé, 23 ans, étudiant; Nicolas Daniel, 29 ans, premier maître Marine nationaJe (service des sports); Raguénès Claude, 21 ans, charpentier tôlier DCAN; Santa-Maria Er!c, 23 ans, employé centre commercial. Depuis le départ de Louis Guéguen (qui n'avait pas accepté de partager les responsabilités techniques avec Martial Gergotich), ce dernier et Roland Bourse s'occupent ensemble des deux premières équipes du club.

Équipe seniors saison 79-80.

Les deux entraîneurs. Martial Gergotich: Agé de cinquante-neuf ans, possédant le diplôme d'entraîneur instructeur, Martial Gergotich a été formé à l'AS Brestoise, puis a connu une carrière pro à Nantes et à Alès avant de revenir comme entraîneur joueur au club de ses débuts en 1951. Par la suite, il devint seulement entraîneur. C'était d'ailleurs lui quj officiait lors de la fameuse saison 1962-1963 (quart de finale de la Coupe de France, finale du CFA).
Roland Bourse:
"Le septième en dix ans", comptèrent les supporters des Bleus, en ajoutant que c'était le chiffre parfait et le bon numéro... Roland Bourse, Agé de trente-trois ans, débuta à Lorient, au FCL plus précisément. Il fut cadet de l'Ouest, puis, pendant ses études, signa à Rennes, au CP Bert (D.H.); par la suite, il opta pour l'A.S.Brestoise, mais blessé à une cheville très rapidement, il ne joua pratiquement pas en première. C'est lui qui est chargé de la préparation physique des joueurs et il forme les équipes avec Martial Gergotich. Il vient de réussir le tronc commun et va participer, à Vichy, au stage pour l'obtention du second degré. devenu le responsable de l'A.S.B., avec Martial Gergotich dans l'ombre, n'a pas tardé à obtenir de très bons résultats, parce que le Lorientais est terriblement passionné par sa mission. Sur le banc de touche, il parle beaucoup... Il "bouffe" le ballon des yeux... Il prend part à toutes les actions. Son leitmotiv à ses joueurs: "Allez Jean-Yves, tu fais l'effort!". Cette montée en division III renforça son enthousiasme. Un merveilleux état d'esprit, chez les "Bleus de France", auteur de Roland Bourse, qui a su insuffler cette volonté nouvelle dans le vieux club.
- Roland, tu les attendais, ces projecteurs sur Ménez-Paul ?
Effectivement, jouer au football le dimanche, dans une grande ville, c'était devenu anachronique. Nous étions en retard sur l'évolution.
- La ville vous a beaucoup aidés?
Nous bénéficions actuellement des installations municipales réalisées à Ménez-Paul. Pour nous, c'est un tremplin pour réussir en troisième division.
- L'A.S.B. horizon 79 ?
Eh bien, pour nous, cette accession en division III comporte un grand point interrogation. L'inconnu, ou presque. Nous avions effectué un bref passage en 71-72. Un simple aller et retour... Nous ne faisions pas le poids. Je pense que nous avons les moyens de finir au milieu de tableau.
- Le point fort de ton équipe?
Je crois que nous sommes arrivés à posséder un bon fond de ,jeu, autour de Pierrot Bianic. Nous sommes capable de garder un ballon.
- Les faiblesses?
Peut-être de ne pas parvenir à concrétiser notre manière. Il nous a manqué sans doute un véritable chasseur de buts.
- Les renforts engagés te paraissent-ils suffisants?
Il est certain que nous avons eu la main heureuse en accueillant Ali et Dédé Pallier. Ils renforcent un secteur où nous avions décelé quelques faiblesses. Sans défense solide, on ne peut pas tenir le cap. Maintenant, comme nous avons le droit à trois mutés, j'espère un troisième renfort, aussi bon que les deux premiers.
- Que demandes-tu à un joueur avant le match?
D'abord de respecter son rôle, surtout les consignes défensives. De prendre des initiatives, sans jamais se livrer à des attaques gratuites.
- La montée du Stade brestois en première division?
Elle comble le public. Le football de haut niveau apporte à tout le monde...
- Comment formes-tu l'équipe 1 ?
Aucun problème. Je discute avec Gergo. On échange nos points de vue et j'arrête la formation que nous jugeons la meilleure du moment.
- Ce championnat qui débute ce soir?
J'ai peu d'idées sur la valeur de nos adversaires. A mon avis, il y a deux championnats dans un seul. Les réserves pros, telles celles de Nantes, Laval, ou le Stade brestois 1B et les autres, dont j'ignore presque tout, même si notre dernier match amical contre le Stade briochin nous a quelque peu rassuré. Je suis persuadé que nous allons réussir à prendre un bon départ ce soir, face au Racing-club de France. Nous ne pouvions rêver d'une plus belle affiche pour inaugurer cette lumière sur Ménez-Paul
Yvon Joncourt et Georges Cody Le Télégramme 25-26 août 1979.

Seniors "C"

Minimes

École de foot saison 79-80.

Championnat: Cette saison il y a de belles équipes dans le championnat de DIII. Les petits nouveaux de l'A.S.B. auront à affronter le S.M.Caen, Saint Brieuc, Stade Lavallois, le Paris S.G., le Racing club de France, l'U.S.Concarneau, Chartres et... le Stade Brestois "B".
Stade - A.S.B.: Match aller se termine sur le score de 3 à 3 devant 2065 personnes.
Coupe de France: Au 6ème tour A.S.B. - Quimperlé. 2 à 0. (16/12)
Fin de l'année: Cahin-Caha, l'A.S.B. boucla l'année 1979. "Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, reconnait Roland Bourse, l'entraîneur, néanmoins je demeure persuadé que l'annee 1980 sera meilleure et que nous nous maintiendrons en division llI. Il va falloir s'accrocher. Pour y parvenir, nous avons heureusement une solide défense avec Georges Pello, Serge Lannuzel et surtout notre tandem d'arrières centraux, Jean-Yves Laot et Dédé Pallier, lequel nous a apporté beaucoup! ".
Palamrés du football: Médaille d'argent. Pailler "Le stopeur tranquille" (A.S.B.); médaille d'or de D.S.R.: Jean-Luc Jousseaume (A.S.B.)

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Les 75 ans de la F.I.F.A. sont fêtés.

Champion de France
R.C.Strasbourg;

Coupe de France
F.C.Nantes / A.J.Auxerre: Paris (Parc des Princes) Arbitre : M. Vautrot Michel
(16/06): 4-1 (ap);

Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe
Barcelone;


Coupe de L'U.E.F.A.
Mönechengladbach;


Coupe d'Europe des clubs

Nottingham Forest;

Coupe Intercontinentale
Olimpia (Paraguay);

Finale Copa Libertador
Paraguay / Chili;


Ballon d'or:

Keegan (Hambourg);


Rencontres internationales
France / Luxembourg: 3-0,

Tchécoslovaquie / France: 2-0,
États-Unis / France: 0-6,
Suède / France: 1-3,
France / États-Unis: 3-0,
France / Tchécoslovaquie: 2-1.


NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Mère Teresa (1914-1997; religion; Inde).
Née Agnes Gonxha Bejaxhiu à Skopje en Yougoslavie le 26 août 1914, elle est la dernière d’une famille albanaise de 3 enfants.

Alors qu’elle est âgée de 9 ans son père meurt. Sa mère fonde une petite entreprise familiale pour subvenir aux besoins de sa famille. A 18 ans elle veut devenir missionnaire. Après quelques mois de formation à Dublin, elle est envoyée en Inde où elle arrive en janvier 1929. A Darjeeling, elle prononce ses premiers vœux et choisit comme nom Teresa. De 1929 à 1946 elle enseigne au collège Sainte-Marie de Calcutta avant d’en devenir la directrice. Frappée par la misère extrême des habitants des "slums", elle décide de se consacrer aux bidonvilles. En 1947 elle prend la nationalité indienne et créée la première école dans les quartiers populaires de Calcutta. En 1948 elle obtient du pape l’autorisation de quitter son couvent pour se mettre au service des "plus pauvres parmi les pauvres". Elle revêt un sari blanc à bordures bleues et fonde en 1950 la Congrégation des missionnaires de la charité.
Elle s’occupe des enfants abandonnés, leur trouve des parents adoptifs, crée des écoles, parcourt le monde et visite les 330 communautés de son ordre réparties dans 76 pays. Appelée la "Sainte des Bas-fonds", c’est une des figures marquantes de ce siècle.
www.nobel-paix.ch

Espace
Le 24 décembre, premier vol d'Ariane la fusée européenne
de la base de Kourou en Guyane.


Accords de paix de Camp David
C'est sous la houlette du président des États-Unis, Jimmy Carter, que les deux ex-belligérants signent, à Camp David (États-Unis), les accords de paix mettant fin à la situation de guerre qui durait depuis 1948. Ces accords fondent la reconnaissance mutuelle de la souveraineté de l'autre et restituent le territoire du Sinaï aux Égyptiens.

France-Iran
L'ayatollah Khomeiny quitte la France pour l'Iran le 31 janvier.

Parlement européen
Le 10 juin ont lieu les première élections pour le Parlement européen.

Afghanistan
Le 26 décembre, début de l'intervention Soviétique en Afghanistan.

Marée noire golf du Mexique
Le 3 juin, la plate-forme offshore Ixtoc One exploitée pour le compte de la société mexicaine Pemex, dans la baie de Campeche, est soufflée par une éruption sous-marine accidentelle de pétrole. Contrairement à ce qui se passe généralement dans ce genre d'explosion, l'incendie qui se déclare ne dure pas une dizaine de jours, mais... 295. Selon Pemex, la moitié du pétrole déversé brûle, provoquant ainsi une vaste pollution atmosphérique, 17 % s'évaporent, 4,5 % sont récupérés et 28,5 % se dispersent dans le golfe du Mexique grâce à 1.3 million de 1 litres de dispersants. Une nappe de 170 km de long atteint le sud du Texas et pollue 270 km de plages qui seront, pour la plus-part nettoyées par une tempête. C'est la plus grande marée noire de l'histoire en dehors des faits de guerre: 476.000 tonnes de brut!

Science & vie avril 2003

Informatique
Commercialisation du premier disque dur sous la forme que nous connaissons actuellement. Un transfuge de chez IBM, Alan Shugart, qui avait participé aux études du premier disque fabriqué par IBM et ensuite avait fondé la société Seagate en est à l'origine.


EN FRANCE:

Nous sommes sous la Vème République. Valéry Giscard d'Estaing est président de la République.

Giscard et les diamants
Le 10 octobre, le Canard enchaîné affirme que le président Giscard d'Estaing a reçu du président de la République Centrafricaine, Jean Bedel Bokassa, des plaquettes de diamants bruts après son élections à la tête de l'état. Le président n'a pas jugé digne de sa fonction de répondre à ces misérables accusations qui ne manquent pas de jeter le discrédit sur sa personne.


EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
Il y a un mot breton, l'un des plus connus même de ceux qui ignorent tout de notre langue et qui est parfaitement signifiant kenavo qui sert à la fois pour au revoir et adieu. Son vrai sens est jusqu'à ce que soit... On peut le faire suivre de emberr (bientôt), warhoaz (demain), henta (la prochaine), ar Baradoz (le Paradis = à Dieu). C'est le mot de la départie quand on aurait envie de vous revoir. Si vous l'entendez, vous pouvez revenir, vous serez bien reçu. Il est émis avec chaleur et cordialité après une conversation et une visite, alors que les premières paroles ont été parfois bougonnes et revêches. Mais maintenant on vous a jugé. Vous êtes cousin. De loin, peut-être, mais cousin.

"Savoir-Vivre en Bretagne" Edition d'art JOS Le Doaré

Pétrolier poubelle Gino
Le 28 avril, naufrage du pétrolier libérien Gino qui provoque une marée noire de 750 t au large d'Ouessant.

Détails/infos:
http://http://www-brestecoles.enst-bretagne.fr/4moulins/archives/archives1999-2000/documentaires/mareenoire/amoco.htm;
http://http://www.mairie-brest.fr/colloque-amoco/
http://ecole.portsall.free.fr/HTML/amoco.htm
http://www.macpassion.ch/sites/maree-noire/amoco.html

ET À BREST:

Francis LE BLÉ, chef de travaux de la marine, conseiller général est maire de Brest.

Joseph GOURMELON est président de la C.U.B.

On n'a pas de stade mais on a des idées
Brest-Saint-Étienne. Première mi-temps à l'Armoricaine, deuxième mi-temps à Ménez-Paul
Qui n'habite pas Brest ne peut avoir, l'ombre d'une idée de la frénésie qui vient, soudain, de s'emparer de la cité. De mémoire de vieux Brestois, on n'avait jamais connu un tel engouement, un aussi fantastique élan pour le ballon rond. Emportés par un torrent tumultueux de commentaires, soulevés par une lame de fond, venue de la capitale du pays minier, les "Zeph" sont aux anges, au sortir de l'enfer du nord. C'est comme si un vent de folie, soufflait dans la rue de Siam, auprès duquel la plus formidable tempête de suroît de tous les temps est reléguée au rang de pâle zéphyr. Et une fois de plus, les amoureux du football sont, cependant, consternés. Consternés par la médiocrité et la vétusté de leurs installations sportives qui leur interdiront de se retrouver 25.000 ou 30.000 samedi, tout là-haut, à l'Armoricaine. Mais, déjà, les Brestois voient plus loin. Ne sont-ils pas, depuis samedi, en première division, prêts à accueillir (si on peut dire!) l'olympique de Marseille, l'A.S. Saint-Étienne, et le F.C. Nantes. L'espace d'un rêve, Ti-Louis, au retour de Lens, a trouvé la solution miracle aux problèmes qui vont alors se poser: Le retour de Ti-Louis dans le car qui le ramène vers Brest, Ti-Louis, après les chants de victoire, s'est assoupi et rêve: juillet 79, coup d'envoi de la 1ère division, ses favoris accueillent la prestigieuse A.S. Saint-Étienne. Les "verts" sont là depuis la veille. L'avion les a déposés à Guipavas et des taxis les ont amenés a L'Armoricaine "C'est ici qu'on s'entraîne"? a interrogé Robby Herbin. "Non, le terrain annexe est derrière" lui a répondu le brave concierge qui vient d'en terminer avec sa traceuse. Le jour de la rencontre, dès 19 h 30 le stade est comble et il reste autant de monde aux portes; mais tout a été prévu par l'astucieux président: il s'est en effet mis d'accord avec son homologue des "Bleu de France" Après tout on se dit "cousins" pas vrai! et le trop plein prend sagement le chemin de Ménez-Paul où l'éclairage a été installé durant l'inter-saison. Étant donné le nombre de spectateurs, il a été décidé, pour contenter tout le monde, de faire jouer une mi-temps à Pen-Huel et l'autre, route de Gouesnou. A la pause, tous les acteurs et arbitres prennent un bus et descendent à l'A.S.B. Les visiteurs sont d'accord et s'aperçoivent à peine du changement: en haut, comme en bas, le terrain annexe est pelé et les installations sont aussi vétustes malgré le coup de badigeon de l'été. D'ailleurs, Claude Dratel a tous les disques en double et l'équipe de Marçais a récupéré deux roulantes de "la dernière" pour faire voyager les frites. Si la tribune de presse est évidemment trop étroite, pour la tribune d'honneur on s'est arrangé; on s'est partagé, édiles municipaux compris, par tirage au sort: une moitié à l'Armoricaine, l'autre à Ménez-Paul. Le prochain soir, on changera. Un coup de frein sort Ti-Louis de sa rêverie et il en a oublié le résultat. A la radio Sardou chante "je vole", ..."Moi, je plane!" pense notre Brestois. Mais au fait, si ça arrivait. Si le stade Brestois nous faisait "le coup" de monter en première division!

Et de l'humour...

Parlé "Tit Zef"
Y' a alerte aérienne:
Il y a à boire
Pourquoi alerte aérienne? Parce qu'on pouvait aller boire un coup dans un blockhaus de Laninon à l'abri des regards indiscrets lancés par les fenêtres du bâtiment administratif!

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramm

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Mise à jour: lun 4-oct-04 23:33 x