Historique: 1975

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Ligue de l'Ouest
Saison 1974 - 1975, la ligue continue sa progression. Les effectifs rassemblent 97.742 licenciés dans 1.517 clubs engagés en championnat.

À l'A.S.B.:
Résultats, Infos
Fin de saison 1974 - 1975.

Licenciés:
L'Etoile Saint-Laurent est seconde avec 416, le Stade Brestois troisième 406 et l'A.S.B. 348 en cinquième position.

Coupe de France: A.S.B. - Stade Brestois. Stade Brestois bat A.S.brestoise 1 à 0 (mi-temps 1 à 0). But de Ribeyre (18' minute). Arbitrage dépassé de M. Perray. Terrain souple. 6124 spectateurs. 80194 francs de recette. A.S.brestoise : Verschoren, C.Gestin, Laot, Pello, Gueguen, Boucher, Boennec, Thomin, Le Rue, Le Corvic, Paugam (puis H.Gestin à la 91' minute). Stade Brestois : Tréguer, G.Boutier, Bonnat. P.Le Bihan. J.Le Bihan. Ribeyre, Page-Jones, Kervarrec, Hatfield, Piat, Donval.
Ils étaient tous contents en apparence tout au moins les 23 acteurs de ce derby brestois (H.Gestin n'étant entré en jeu qu'à... la 91' minute). Et pourtant, au-delà du score, les plus déçus étaient les Stadistes. Le "nous nous sommes qualifiés c'est l'essentiel", d'Armand Fouillen; Je "nous avons écrasé l'A.S.B. par 1 à 0", d'Alain Bonnat; le "c'était le round le plus difficile à passer", d'un stadiste quelconque, ne cachaient pas une certaine amertume.
Le Stade Brestois a gagné et obtenu le droit de poursuivre plus avant sa carrière. Mais tout de même... Un observateur ignorant la hiérarchie des équipes en présence et arrivant à Ménez-Paul, n'aurait certes pu dire qu'elle était celle de seconde division. Un but de raccroc et le Stade Brestois s'est qualifié. C'est sans doute là l'essentiel mais pour autant, il ne sut pas démontrer la différence qui existe (ou devrait exister) entre la D.H. et la seconde division. Il est également vrai qu'au départ ce derby était "truqué". D'un côté une équipe ayant tout à perdre, de l'autre, une équipe ayant tout à gagner. De plus il y eut ce but stadiste. C'est souvent le lot en Coupe de France, surtout à ce tour. Enfin, le public fut loin d'être mitigé comme on le pensait mais les Ribeyre, Bonnat, Piat... et autres Pages-Jones en ont, nous l'espérons, vu d'autres.
Un but heureux
Bref, le débat fut lancé très timidement. M. Perray, l'arbitre, averti des "choses" brestoises, sifflant tout, sifflant trop, étant même par moments dépassés et ne permettant pas dès le départ, à ce derby, de prendre de l'ampleur. Tout choc, tout contact était sanctionné. Le Stade avait du mal à calmer le jeu, l'A.S.B. avait du mal à rendre productive sa meilleure technique. Pourtant les contre-attaques par à-coups de l'A.S.B. étaient très dangereuses... ce qui n'empêcha pas le Stade de marquer à la 18' minute un but heureux. Un centre de Kervarrec, assez décevant d'ailleurs, dévié par C.Gestin. Laot voulut repousser et ne réussit qu'à donner latéralement sur Verschoren qui renvoya dans les pieds de Ribeyre. Ce fut le coup décisif. Jusqu'alors le Stade n'avait pas affirmé sa prétendue suprématie. Il le fit encore moins par la suite Verschoren, bien sur, dut sortir devant Piat (26' minute), un tir de Page-Jones passa au dessus (30' minute), Hatfield fut contré par Verschoren (38' minute), mais rien de très menaçant dans tout cela. Quant aux Asbéistes, plus constants dans l'effort, ils étaient encore moins dangereux… Pourtant M.Perray était plutôt Asbéiste.
Une seconde mi-temps pour l'A.S.B.
Menés à la marque, les hommes de Casolari firent mieux que se défendre après la pause. Ils firent en tout cas admirer leur meilleure technique et leur excellente organisation de jeu. Au Stade il n'y avait rien si ce n'est des ballons à l'adversaire et le souci de préserver le résultat par tous les moyens. Ce ne fut pas beau et ce fut crispant. Le Ru qui obligea Tréguer à repousser (51' minute), Thomin, qui tira un coup franc pour Boennec (54. minute), Le Rue (64' minute), C. Gestin (65' minute), Claude Gestin encore (67' minute), Boennec de la tête, à côté (74' minute), telles furent les principales actions de l'A.S.brestoise. Au Stade il n'y 'eut pratiquement rien. Si ce n'est, à la... 86' minute, par Hatfield de la tête. Un match type de coupe de France... Les Asbéistes ayant tous tiré leur épingle du jeu avec notamment un certain numéro 10... nommé Thomin, ancien stadiste.
Quant au Stade Brestois… Tréguer fut bon... Par ailleurs?

Résultats, Infos.
Saison 1975 - 1976:

Dirigeants: Monsieur Colemard Charles: exerçant la profession d'ingénieur Divisionnaire de l'équipement. Président général.( M. Colemard accepte la présidence tout en manifestant un désir de relève à brève échéance.).
Monsieur Torillec Bernard: exerçant la profession d'agent technique D.C.A.N. Vice-président.
Monsieur Lars Jean: exerçant la profession de technicien. Vice-président.
Monsieur Duffo Jean-Pierre: Vice-président.
Monsieur Renaud Edouard: exerçant la profession d'ingénieur de travaux météo. Vice-président.
Monsieur Gléonec Laurent: exerçant la profession de chef de service sécurité sociale. Secrétaire Général.
Monsieur Legueux J.: exerçant la profession de technicien. Secrétaire Général adjoint.
Monsieur Beyer Jo: exerçant la profession de technicien. Secrétaire Général adjoint.
Monsieur Goarnisson: exerçant la profession de représentant. Trésorier général.
Monsieur Thomas Ronan: exerçant la profession de chirurgien dentiste. Trésorier Adjoint.
Monsieur Cadiou: exerçant la profession de secrétaire comptable de l'université de Brest. Trésorier Adjoint.
Commission des finances: Cadiou; Thomas; Jaouen; Nea; Auffret; Toutous; Mme Torillec, Plus un représentant du rugby.
Commission administrative: Legueux; Beyer; Deniel; Le Dauphin; Omnes; Beaulieu; Le Guillou; Bénéat.
Relations publiques: Président; Secrétaire général; H.Le Dauphin (Radio); A.Jaouen (informations générales).
Commission médico-sociale: Jaouen; Bénéat; Thomas; Toutous; Legueux.
Commission publicité: Jaouen; Bénéat; Thomas; Toutous; L'hénoret; Le Guillou; Bossard.
Commission manifestation sportives: J.P.Deniel; J.P.Duffo; Jaouen; Legueux; Torilec; Beaulieu; Mme Torillec; Carrigan; Bossard; Bénéat; Guermeur.
Monsieur Jaouen André: exerçant la profession d'administrateur des P.T.T. Vice président chargé des finances.
Monsieur Lars Jean: exerçant la profession de technicien. Président de la commission sportive football. (Courrier de l'A.S.B. à la sous-préfecture le 05-06).
Mouvements: Christian Gouriou joura à L'A.S.P.T.T.
Siège social:
Dans le journal officiel du 9 juillet 1975, il est noté que le siège social de l'A.S.B. est transféré du 188 rue Jean Jaures, au 40 route de Gouesnou.

Seniors: L'équipe "A" joue en division d'honneur. La "B" en D.S.R. Casolari remplace Lucien Cerveau comme entraîneur.
Championnat:
Un but de Kerdreux suffit à l'A.S.B. En remportant une courte victoire, 1 à 0, face à Saint Malo, devant 631 personnes à Ménez-Paul,
l'A.S.B. a renoué avec le succès. Plus vifs, attaquant tous les ballons, les bleus prenaient l'avantage sur un centre de Corbel et une remmise de la tête en retrait pour Kerdreux qui reprenait dans la foulée, ne laissant aucune chance à Le Cam. Malgré la pression des bleus plus rien ne sera marqué. Les rentrée de Boucher, Diverrez et Cerveau fut très positive.
Coupe de France. A.S.B. - Stade: 0 à 1. Ci-dessous, la joie des stadistes Hatfield et J.C.Ribeyre (futur asbeiste). (21-12)


ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Les supporters de Leeds dégradent le Parc des Princes suite à la défaite de leur club face au Bayern (2-0) en finale de la coupe d'Europe des clubs champions.
La règle du point bonus en championnat de France est modifié. Il faut désormais gagner son match par trois buts d'écart pour se l'acquérir.

Champion de France
A.S.Saint-Étienne;

Coupe de France
A.S.Saint-Étienne / Lens: Paris (Parc des Princes) Arbitre : M. Helies Robert (14/06): 2 à 0;

Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe
Dynamo de Kiev;


Coupe de L'U.E.F.A.
Möchenglabach;


Coupe d'Europe des clubs
Bayern de Munich / Leeds 2 à 0;

Coupe Intercontinentale
Independientes;


Finale Copa Libertador

Pérou / Colombie;

Ballon d'or:

Blokhine (Dynamo Kiev);

Rencontres internationales
France / Portugal: 0 à 2,
Islande / France: 0 à 0,
France / Islande: 3 à 0,
R.D.A. / France: 2 à 1,
France / Belgique: 0 à 0.

NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Andreï Sakarov (1921-1989; physicien; 1921-1989; URSS).
A l'âge de 17 ans il entame des études de physique à l'Université de Moscou. Ses talents intellectuels lui permettent d'être exempté du service militaire lors de l'invasion de l'Allemagne en 1941. En 1942, il obtient sa licence puis son doctorat.

En 1948, il collabore avec le physicien Tamm (Prix Nobel de physique) et se lance dans les recherches en matière d'armes nucléaires. En 1949, un groupe de chercheurs soviétiques développe la bombe atomique (4 ans après les Américains) et invente, en 1953, la bombe à hydrogène. Sous l'influence de Schweitzer et de Linus Pauling, il dénonce les dangers de la radioactivité et tente de persuader les autorités soviétiques de supprimer une série de tests. Il obtient un succès partiel à travers la signature du traité contre les essais nucléaires en 1963. En 1966, il critique publiquement une lettre ouverte d'intellectuels qui visait à la réhabilitation de Staline et proteste contre les mesures prises par Brejnev contre les dissidents. En 1968, il publie : Réflexions sur le progrès, la coexistence et la liberté intellectuelle. Il est ensuite obligé d'abandonner les recherches secrètes et est réintégré dans l'Institut de physique avec une baisse de salaire et des conditions de vie dégradées. Il perd sa femme.
Avec deux autres collègues, il créé un comité des droits de l'homme en 1970. C'est alors qu'il rencontre Elena Bonner qu'il épousera en 1971. En novembre 1975, le gouvernement soviétique refuse de lui donner le visa qui lui permettrait de se rendre à Oslo pour retirer le Prix Nobel de la paix. C'est Helena Bonner qui le remplacera et qui prononcera le discours de réception à sa place.
www.nobel-paix.ch

Espace
Le 17 juillet, la coopération entre l'U.R.S.S. et les États-Unis pour l'exploration spatiale se matérialise par l'arrimage des vaisseaux Soyouz et Apollo dans l'espace.

Viêtnam
Le 30 avril 1975, les troupes nord-vietnamiennes prennent Saigon. Les américains évacuent le personnel de l'ambassade ainsi que les collaborateurs sud-vietnamiens par hélicoptère vers les bateaux de l'US marine devant les caméra du monde entier.
En tout, 55.000 Américains, 200.000 Sud-Vietnamiens et 725.000 Viêt-cong et Nord-viêtnamiens sont tués au cours de cette guerre. Les États-Unis ont dépensé plus de 300 milliards de dollars et la République démocratique du Viêtnam a dépensé 5.89 milliards de dollars (dont une bonne partie lui a été fournie par l'U.R.S.S. et la Chine)


Invasion du Timor-Oriental
Malgré le fait qu’entre 40 et 60.000 Timorais sont morts aux côtés des alliés pendant la deuxième guerre mondiale, la communauté internationale n’intervient pas lorsque le territoire est envahi par l’Indonésie, en décembre 1975. Au contraire, les ventes d’armes à l’Indonésie se poursuivent. A la suite de l’invasion de 1975, quelques 200.000 personnes sont mortes de faim, de violence et de maladie. Pour rendre la situation irréversible, le gouvernement indonésien a fortement favorisé une politique d'émigration des populations de Java en direction de l'île, à tel point que la répartition démographique en a été bouleversée.

Liban
Le 13 avril début de la guerre du Liban.

Espagne
Décès de Franco le 20 novembre.
Le 22 Juan Carlos 1er monte sur le trône.


EN FRANCE:

Nous sommes sous la Vème République. Valéry Giscard d'Estaing est président de la République.

Joséphine Baker
Mort de Joséphine Baker. Depuis le début Joséphine Baker est une survivante. Loin du strass et des paillettes, ses débuts furent difficiles. Née en 1906, elle grandit dans les bas quartiers de Saint-Louis. A l'âge de 13 ans, elle quitte le foyer familial et devient serveuse. Par la suite, elle se joint à une troupe de jeunes artistes, The Jones Family Bound, qui se produit au théâtre de Washington à Saint Louis.
A 18 ans, elle monte à New-York, où elle participe à la Revue Nègre. Mais c'est à Paris que commence sa transformation. L'engouement de la capitale pour le jazz tombe à pique pour Joséphine. Cette superbe danseuse de cabaret se fera connaître avec quelques bananes en guise de pagne. Paris fait un triomphe à la Revue Nègre. En 1930, elle fait une tournée en Europe et commence à jouer dans deux films, "Zouzou" et "Princesse Tamtam". En 1935, elle retourne aux États-Unis pour connaître le succès qu'elle a à Paris, mais le publique américain n'est pas prêt pour une artiste noire de ce style.
En 1937, elle épouse un français et devient citoyenne française. Durant la seconde guerre mondiale, elle s'engage dans la Résistance, puis s'investit en fervente défenderesse des droits civils. Elle se marie de nouveau avec un français Jo Bouillon chef d'orchestre et se retire peu à peu de la scène.
Elle remplace ses activités artistiques par des préoccupations humanitaires dans le domaine de l'adoption des enfants orphelins qu'elle ramène en France après ses tournées mondiales. Les dernières années de sa vie, elle a du se battre pour faire face aux difficultés financières et à sa santé fragile. En 1973, elle épouse Robert Brady, un artiste américain. Elle meurt en 1975, 4 jours après le début d'un spectacle s'inspirant de sa vie.
Bien qu'elle ait du se battre toute sa vie contre les préjugés raciaux, elle vécut sa vie passionnément et fréquenta lors de sa carrière certaine célébrités telles que Grâce Kelly, Maurice Chevalier, De Gaulle ou encore Castro.

Divorce
Le 4 juin, adoption du divorce par consentement mutuel.

Politique
Jacques Chirac crée son parti: Le Rassemblement pour la République.


EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
Ainsi, la politesse paysanne n'est-elle pas un ensemble de conventions gratuites mais une tentative constante pour traduire ce qui est par des moyens d'une souplesse extrême et qui ne doivent faire illusion à personne. Le premier souci, encore une fois, est de mettre chacun a sa juste place. C'est pourquoi le plus misérable est très chatouilleux sur l'honneur qui lui est dû, comme il s'attache soigneusement à honorer les autres selon leur rang. Tout manquement à ce double impératif fait naître un sentiment très complexe et pénible qu'on appelle ar vez (la honte). Le mot veut dire à la fois vexation, pudeur, malaise et déshonneur à tous les degrés. Dieu vous préserve d'éprouver cela si vous êtes Breton.

"Savoir-vivre en Bretagne" Édition d'art JOS Le Doaré

ET À BREST:

Eugène BEREST professeur de lettres classiques est maire de Brest.

Georges LOMBARD est président de la C.U.B.

Parlé "Tit Zef"
Fonable:
Avantageux et abondant en parlant de nourriture
Fonnapl en breton signifie "abondant", "substantiel". On trouve en ancien français plusieurs mots formés sur la racine fond dont les sens sont avoisinants: fondelment, par exemple dont le sens est "abondamment".

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramm

Le football brestois en quête de son passé.

Fouillen-Garabédian pour le Stade et Charles Colemar pour l'A.S.B.

Le calendrier et la température ambiante annoncent les vacances, les jeux de la plage, la sieste dans les vergers, les promenades pédestres à l'ombre des sous-bois. Il peut paraître déplacé, dans ces conditions, de parler de football dans la cité. Et pourtant, on en parle... Non pas sur les stades, mais dans la rue, au café du Commerce, chez le coiffeur, au bureau. Les supporters des clubs locaux s'efforcent de savoir de quoi la prochaine saison sera faite. C'est là un phénomène habituel d'intersaison. Des rumeurs de départ, d'arrivée, de transfert, de mutation, naissent, courent, s'enflent, sont quelquefois confirmées et le plus souvent démenties. En tout état de cause, elles illustrent l'intérêt que les Brestois continuent à porter au ballon rond, même si on a parfois le sentiment que la fièvre footballistique n'est plus tout à fait ici ce qu'elle était naguère. Naguère, c'est-à-dire au temps où les clubs locaux, I'A.S.brestoise d'abord, le Stade ensuite, emplissaient Ménez-Paul et l'Armoricaine et portaient haut à l'extérieur les couleurs du grand port de l'extrême Ouest. A l'époque, la France sportive avait les yeux tournés vers Brest et la santé de son football. Et puis la roue a tourné. L'A.S.B. a amorcé, il y a quelques années, un déclin qu'elle s'efforce d'enrayer. Le Stade stagne et son classement en 74-75 paraît même traduire une certaine régression. Certes, il est dans la logique sportive, il est inévitable que les équipes, toutes les équipes, connaissent, tôt ou tard, des creux, des baisses de régime, des difficultés, des revers. (Le récent exemple du Stade rennais le confirme, si besoin était). Mais, en football aussi, on cherche à se persuader qu'après la pluie vient le beau temps. Alors, dans les états majors, comme dans les rangs des supporters, on regarde l'avenir après avoir versé des pleures sur le glorieux passé. On se dit que ce passé renaîtra peut-être. Renaîtra sûrement. Et, déjà, l'enragé des stades, le pur, l'indomptable, un peu chauvin sur les bords, forme mentalement l'équipe de ses rêves et imagine le moment béni où il affrontera la bise, la pluie, la boue, le gel pour aller applaudir les siens. Il aura ainsi retrouvé sa drogue habituelle.

(Le Télégramme. Brest Magazine. 20-06)

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Mise à jour: lun 5-jui-04 0:28 x