Historique: 1960

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Ligue de l'Ouest.
Pour fêter le 1.000ème club et le 40.000ème licencié, c'est avec fierté que la Ligue reçut de la Fédération Française de Football la grande plaquette fédérale portant cette inscription: " A LA Ligue de l'Ouest, première ligue de France".
...
la saison 59-60 est à considérer comme une bonne saison.
Il (président Noury) souhaita voir le F.C.Nantes accéder à la division Nationale. (A.G.)
... modification des groupe en championnat: Un groupe unique à 12 clubs en D.H.
Championnat vétérans:
L'A.S.B. remporte le championnat de la ligue de l'Ouest en battant Pontlieue 3 à 0. Sizun, Potin, Lars, Jacq, Kerdraon, Gergotich, Le Vergos, Rolland, Floch, Colemard, Ménégon.

À l'A.S.B.:
Résultats, Infos.
Fin de saison 1959 - 1960.
Concours du plus jeune footballeur (régional): Premier à Brest, J.J.Craveur termine 4ème à Renes. Abaléa 3ème à Brest est ou? (A.S.B.).
Vétérans: Champions de l'Ouest. 3 à 0 devant Pontlieue. A.S.B.: Sizun, Potin, Lars, Jacq, Kerdraon, Gergotich, Le Vergos, Rolland, Floch, Colemard, Menegon.
Martial est à Madagascar. Comme entraîneur, il accompagne l'équipe de France Amateur. Il rentrera bronzé et en forme pour remporter le titre de l'Ouest avec les vétérans.
Juniors:
En battant le Stade Briochin par 3 à 1, les juniors se qualifient une nouvelle fois pour la finale.
Cités à l'A.S.B.: Loaëc qui étala toute sa classe comme demi droit, Le Gall, Salaun, Malléjac.
Gambardella:
Les Bleus sont éliminés en 16ème par Quévilly.
Minimes:
Sont éliminés en demi-finale par Ginglin 2 à 0.
Championnat: 2ème du championnat de France amateur groupe Ouest à un point de Rouen champion et avec seulement cinq défaites.
Seniors "B" sont champions en battant l'U.C.K.Vannes par 6 à 2.grace à Craveur et Le Dreff trois buts chacun. (Les brestois allignaient cinq réservistes et six juniors).
Classement final du C.F.A.Ouest:

Les juniors et minimes sont champions du district Finistère Nord.
Les vétérans sont champions de l'Ouest pour cela ils ont du affronter l'U.S.St-Malo, U.S.Lannionnaise, U.S.Thouaréenne, l'Olympic de Saumur et le C.C.Pontlieue..
Butteurs: Au classement national des butteurs (Afrique du Nord compris) Nous avons: 1) Marcel Kervel, Stade Brestois, 22 buts; ... 4) Robert Coat, A.S.B., 17 et Norbert Abad, A.S.B., neuvième 15 buts.
Championnat: A.S.B. - Stade. (ASB 1er, Stade 3ème en championnat de France amateurs)
. 2 à 0. (27 mars 1960).

Équipe de l'A.S.B. avant le derby.

Composition des équipes.

Équipe du Stade Brestois avant le derby.
Caen - A.S.B.: 1 à 1. L'A.S.B. a manqué de combativité. Le point manquant a été perdu lors de cette rencontre. Ce jour là, privée de leur capitaine Fanch Philippe qui était sélectionné en équipe de France amateur et de Martial Gergotich, l'entraîneur qui était à Madagascar pour participer aux jeux de la communauté, l'A.S.B. perdit le point qui en aurait fait le champion du C.F.A.Ouest.
A.S.B. - F.C.Dieppe: De Ouest France: "Coat étincelant (4 buts) précipite la défaite du F.C.Dieppe devant une A.S.brestoise trop supérieure." Le 19 Avril, en championnat de France amateurs galerie moyenne (2.721 spectateurs) l'A.S.B. gagne devant le F.C.Dieppe par 6 à 0.
Buts de Coat (22', 40', 62', 82), Abad (55', 85). Bon arbitrage de M.Goasguen. Toute l'équipe de l'A.S.B. à bien joué mais nous citerons plus particulièrement Drogou "ratissant" toutes les balles avec la maîtrise qu'on lui connaît, Jacques, Coat et Philippe.
A.S.B.: Vourch, Simon, Saläun, Gidrol, Philippe, Drogou, Coat, Bahloul, Abad, Jacques, Craveur.
Ouest France
Stade - F.C.Rouen: Sur son terrain, le Stade suprême arbitre du groupe Ouest. S'il arrache un point a Rouen, il pourra offrir le titre à l'A.S.B! ... 2 à 0 pour Rouen. Deux erreurs de défense du Stade dans les 20 dernières minutes.
Inutile victoire de l'A.S.B. à Nantes 4 à 2. Buts de Coat, Drogou, Abad et Le Borgne.
Le docteur Perron obtient le maximum de suffrages aux nouvelles élections de l'A.S.B... Le docteur Péron est le nouveau président de l'A.S.B.

... M.Colemard retraça brièvement les événements qui avaient amené cette seconde assemblée générale et du coup les nouvelles élections... nous avons fait, la saison dernière un mauvais calcul, cette expérience doit nous inciter à la prudence... Patrick Cudennec, le champion et recordman de Bretagne du poids, indiqua les raisons qui l'avait poussé à demander l'annulation des dernières élections... et l'on s'aperçut que l'A.S.brestoise n'avait que cinq dirigeants possédant une licence à jour et ayant droit de voter... ont obtenu lors du nouveau vote: Perron: 92; Moré: 89; Gléonnec, Cloarec, R.Coat, Colemard: 83... pour mémoire, l'ancien président, M.Léon Guillard et Louis Le Calvez n'ont obtenu qu'une seule voix. (09&17-05).

Coupe de l'Ouest. Huitièmes: L'A.S.B. sort le F.C.Lorient: A.S.B.: Vourch, Simon, Philippe, Yves Coat, Gidrol, Drogou, Robert Coat, Bahoul, Abad, Jacques et Le Borgne.
Quart: Robert Coat (3 buts) qualifie l'A.S.B. en battant le Stade Brestois par 3 à 0.
Drogou fut le meilleur homme sur le terrain.
A.S.B.: Vourch, Simon, Gidrol, Philippe, Gergotich, Drogou, Yvon Coat, L Borgne, Robert Coat, Jacques, Bahoul.
Stade: Trémintin, Rannou, Larvol, Phelep, Cuifardi, Chopin, Stéphane, Bergot, Colin, Parament, Siché.
Demi:
Robert Coat (2 buts) qualifie l'A.S.B. en battant le Stade Rennais. Remarqués à Brest: Gergotich (dont on admira la condition physique), R.Coat danger constant pour la défense rennaise, Gidrol, Drogou et le junior J.Loaec timide mais sobre dans son jeu.
Finale: Plus économes de leurs mouvements les joueurs de l'A.S.brestoise battent les stadistes quimpérois 3 à 2. et enlèvent la Coupe de l'Ouest.
Temps chaud. Terrain sec. Spectateurs: 1.763 pour une recette de 474.690 fr. Buts: Pour l'A.S.B. : R Coat (16', 79°), Philippe (77"); Pour le Stade Q. : Berrehoèl (30'), Le Pape (60").
Les équipes: A.S.B. : Vourch, Philippe, Coat, Drogou, Gidrol, Gergotich, Le Borgne, Jacques, R. Coat, Loaëc, Le Gall.
Stade. Quimpérois : Gomez, Seznec, Maréchal, Flochlay, Colin, Le Grand, Le Pape, Guéguen, Berrehouc, Le Maître, Le Coguic.
Arbitre : M. Halary, de Paimpol, assisté aux touches de MM. Le Dréan et Salou, de Morlaix.
Deux tactiques totalement différentes, on pourrait même dire opposées étalent en présence. Du côté des Brestois, sang-froid, pondération, technique plus affirmée: l'A.S.B. pratiqua " à l'économie ", un peu a la manière des pros.
Les Quimpérois se lancèrent dans la bagarre avec cœur, avec fougue, disputant toutes les balles, cherchant à détruire le bel ordonnancement de l'équipe adverse en procédant sur Un rythme plus vif, par de dangereuses contre-attaques. Gergotich, d'une part, Le Maître d'autre part, opposés l'un à l'autre, personnifiaient on ne peut mieux cette différence de tactique. On doit reconnaître que le calme olympien de Gergo prévalut en définitive. Il ne se contenta pas de juguler son bouillant adversaire, mais sut profiter du moindre instant de relâchement pour relancer ses attaquants à l'assaut et surtout parvint à maintenir une cohésion constante au sein de son équipe. Enfin, Philippe, avec flegme et autorité, contint sans trop de difficulté les rushes et tentatives de débordement rapides mais un tantinet brouillonne des assaillants quimpérois qui commettent, de ce fait, quelques grosses erreurs. (20-06).
Annimation au Stade: A l'occasion du dernier match de championnat qui attribura le titre en C.F.A. un concours de pronostiques est organisé. Questions:
1: Résultat de Stade Brestois - F.C.Rouen?
2: Résultat de F.C.Nantes - A.S.B.?
3: Recette du match Stade Brestois - F.C.Rouen?
Lots: 1: Séjour de huit jours pour deux personnes à l'hôtel de Bretagne au Conquet (sauf en aout);
2: Bon d'achat 150 N.F. chez un des annonceurs du Stade;
3: Sept repas chez Celton "Aux Routiers", route de Quimper;
4: Trente litres de vin;
l'équipe "B":
En coupe de l'Ouest bat la Landernéenne par 6 à 0 avec... 4 buts d'Y.Coat! Les Landernéens qui esperaient battre au moins une fois la meilleure défense de C.F.A. ne purent y parvenir. Dans les buts jouait J.P.Louis que nous n'avions pas vu jouer depuis deux ans. Malgré quelques kilos superflus à perdre, il démontra sur les corners sa détente et sa promptitude dans l'anticipation.
Match amical:
Etonnant! Après avoir remporté la coupe d'Angleterre, Bolton a choisi Brest, un club amateur, pour le premier match de sa tournée en France ou il rencontrera l'Olympique Lyonnais.


Résultats, Infos.
Saison 1960 - 1961.

Licenciés:
L'A.S.B est en tête de la L.O.F.A. avec 325 licences (+47 par rapport à 59 - 60). Le Stade Brestois arrive en 3ème place avec 234.
Mouvements: Robert Coat restera asbéiste cette année. L'information que nous avons publiée hier pourrait laisser supposer que Robert Coat, ailier droit de l'A.S.brestoise, quitterait prochainement le club qui l'a formé pour prendre les couleurs du Stade Rennais. Le brillant joueur brestois a été à plusieurs reprises contacté par les dirigeants rennais. Il n'est pas impossible qu'il accepte leurs propositions, mais il est certain que ce ne sera pas avant la fin de la saison 1960-61, Robert Coat tenait hier à nous apporter lui-même cette précision. (29-11)

Seniors saison 60 - 61.

Juniors jouant en "A" saison 1960-1961.

Équipe juniors de 1960.

C.F.A le 16 Octobre 1960: A.S.B. - Stade-Brestois
"
Ce but a donné l'espoir au Stadistes Brestois d'enlever le derby à Menez-Paul."

Le derby: 13.311 spectateurs, 22 acteurs contractés, un arbitre d'apparence flegmatique qui va se concentrer dans son vestiaire avant d'apparaître sur le terrain. Martial Gergotich, le visage buriné comme un vieux baroudeur, fait les cents pas dans le maigre local du gardien, comme un potache attendant le résultat du bac. Mystère et pouvoir du derby! l'enjeu est si fort, si violent qu'il écrase ses maigres acteurs, qu'il les enserre dans l'étau de son pouvoir mystérieux.
Qu'il n'y ait pas eu de beau match dans ces conditions, que l'équipe la plus douée pour assurer le spectacle ait échoué dans cette besogne dans laquelle elle excelle cependant (trop parfois, au point d'en oublier l'autre face de ce jeu: l'efficacité), quoi d'étonnant à cela?
Et cependant quand Abad eût marqué le troisième but, l'A.S.B. aurait pu, aurait dû s'élever au dessus de cette querelle de ville, et de donner à cette partie une fin digne de la galerie qui lui servait de grandiose décor. Elle le pouvait, elle le devait.
En une occasion, quand sur la gauche se développa avec l'aide de Serge Meyer, Bahloul, Jacques et Abad, une action pure qui échoua par un shoot trop précipité d'Abad sur Hillquin, ont prit conscience de ce que le contexte passionnel du derby nous enlevait. Les acteurs du match étant dans l'incapacité de se libérer de leur anxiété. Leurs nerf, trop sollicités, craquaient et des hommes comme Jacques et Drogou se retiraient complètement des débats, se contentant de procéder à un défense approximative, absolument indigne de leur talent.
Pas de suspense, pas de match. Mais comme l'essentiel, la victoire, était atteint, ils se reconnaissaient incapables d'en faire davantage, n'en ayant ni le pouvoir ni le goût. Il aurait fallu, pour que le match gardât son intérêt, que le suspense y fût constamment sauvegardé, ainsi qu'il en avait été lors de la première édition, la saison passée. L'indécision du résultat, ne manque jamais dans ce cas de maintenir à l'état d'alerte la vigilance des joueurs.
En fait, le match se termina à la 55ème minute, avec le shoot victorieux d'Abad.
Premier coup de théâtre: le but de Siché. Jusque là, ce match avait tenu tout ce qu'il avait promis. Il s'était déroulé suivant les meilleures tradition du derby qui sont aussi classiques que les westerns. C'est à dire que l'on assista à une série de coups de théâtres.
Le premier fut le but de Siché.
A la surprise générale, le Stade Brestois retrouvait d'un seul coup sa verve et sa rapidité de naguère. Pendant une demi-heure, on retrouva totalement l'équipe qui l'an dernier, avait gardé pendant si longtemps la tête du championnat. Les passes s'effectuaient avec une franchise et une hardiesse qu'une réussite entière justifiait amplement. Pas de temps mort, mais un flux incessant et apparemment invincible vers les buts Asbéistes. La défense "Bleu de France" concédait corners sur corners, jusqu'au moment ou Siché, placé au centre, reprit un mauvais renvois de Vourch et l'expédia dans les filets!
L'équipe que l'on s'attendait à voir se confiner dans une défense prudente, avait engagé le débat avec le désir de prendre son adversaire à froid et de le mettre ainsi KO. Siché avait ébranlé l'adversaire. Celui-ci chancelait, se découvrait de plus en plus. Le KO allait-il suivre?
Le penalty.
Mais le carré Brestois dans cette tempête, cherchait à garder les idées claires. Jacques, avec une opiniâtreté admirable, tentait en compagnie de Drogou, d'enlever cette balle des pieds des Stadistes et de la restituer à l'attaque Asbéiste, suivant un processus qui jusqu'ici, avait été accompagné de succès. On sentait un effort violent, chez ce joueur, de ne pas céder à la tentation du moment, c'est-à-dire de ne pas entrer dans cette bataille avec les gestes et les armes de l'adversaire. Il voulait rester fidèle à sa manière, l'imposer, imposer son jeu ses relais et remettait chacun à sa place de tous les jours. En un mot, il voulait oublier l'heure qui tournait, le but de retard, etc... Certes l'A.S.B., ragaillardie par cet exemple, desserrait l'étreinte, remontait le terrain et parvenait jusqu'à Hilliquin, mais sans lui faire courir le moindre danger. Le Stade-Brestois, prudent, s'était replié en bon ordre...
Survint alors ce fameux penalty. Une faute simple et apparente. Il fut très simple: dans sa surface de réparation, Legrand mania la balle de la main, la ravissant ainsi à Abad qui la convoitait. Y avait-il pour autant menace directe sur les buts d'Hilliquin? Apparemment non... sauf pour Legrand qui suprême défenseur, n'hésitait pas à commettre une faute qui l'exposait à la plus grave des sanctions! Déjà quelques minutes plus tôt, il avait agi d'une manière semblable, en poussant Abad dans le dos sur une balle haute et assez insignifiante. M.Taïb, mal placé ne voulut pas alors intervenir, mais à la deuxième fois, il avait parfaitement vu la main. Il siffla et comme les lignes étaient mal tracées, il alla s'assurer que le délit s'était bien effectué dans la surface de réparation. Il l'était: c'était le penalty!
M.Taïb l'aurait fait recommencer.
On sait comment Jacques s'y prit à deux fois pour le rentrer. S'il l'avait raté, d'ailleurs, M.Taïb l'aurait fait recommencer. En effet Hilliquin avait plongé avant que ne partit le shoot de Jacques. C'était l'égalisation inespérée. Elle remettait en selle complètement l'A.S.brestoise et annulait le départ transcendant des Stadistes.
Elle allait avoir par la suite des événements et des conséquences psychologiques déterminantes: c'est ainsi que quelques minutes plus tard, Abad marqua un deuxième but, non sans s'être légèrement aidé de la main auparavant. Y avait il penalty? "non" crient avec indignation les dirigeants et joueurs Stadistes. Ils disent: "Legrand avait bien touché cette balle de la main. Cette faute s'était bien accomplie dans la surface de réparation, mais l'action ne faisait courir aucun danger de but immédiat à Hilliquin et n'aurait donc pas dû être sanctionnée d'un penalty, mais d'un coup-franc indirect".
Le mot de la fin.
De là à penser que M.Taïb avait voulu favoriser l'A.S.B., il n'y avait qu'un pas que ne voulut pas franchir M.Nicol, trésorier du Stade-Brestois. Celui-ci apporta au débat la conclusion suivante:
"Je ne dis pas que M.Taïb s'est trompé, je ne dis pas que l'A.S.brestoise ne mérite pas sa victoire. Ce que je puis seulement affirmer, c'est qu'il est dommage que le penalty ait constitué le tournant du match".
Tout aurait pu finir par des chansons.

Ces hommes à l'allure sportive, faisant leur entrée sur le terrain à la suite des joueurs, auraient pu transformer le derby en gala de music-hall. Il s'agit des compagnons de la chanson, invités d'honneur de l'A.S.B. Le public leur réclama une chanson sur l'air des lampions. Ils se contentèrent de donner le coup d'envoi.
André HERNE. Le Télégramme du 18 Octobre 1960.
Document collection Pierre Garabedian..

Record: 13.311 personnes pour le derby l'A.S.B. - Stade. L'A.S.B. est premier du groupe C.F.A. Ouest et le Stade troisième. Victoire sur leur terrain des Bleus de France par 3 à 1. C'est le record de spectateurs pour un match entre amateurs.
Un nouveau record de France de recette 3.521.450 Fr. Le record de France de recettes pour un match amateur était déjà détenu par l'A. S, Brestoise lors du dernier derby A. S. B.- Stade brestois (20 mars1960).
Avec 11.836 spectateurs et 30.112 NF de recettes, nouveau record 13.311 spectateurs et 35.214.50 NF.
Il sera en vérité difficile à battre.

Équipe de l'A.S.B. avant le derby.

Titres des journaux:

André Le Gall, le junior de
l'A.S.B.
(29-11)

Un "bleu" de l'A.S.B., le junior Le Gall révélation du match A.S.B. Concarneau.

Il a enthousiasmé le public par ses feintes et ses dribbles extraordinaires.

Robert Coat a réussi deux buts mais le public concarnois a surtout remarqué le junior Le Gall.
Équipe modifiée avec l'incorporation de trois juniors: Rastoll, Loaec, Le Gall. Un seul, le dernier nommé, peut prétendre à être titulaire en C.F.A. avant la fin de l'année, surtout si le départ chez les pro de Robert Coat se confirmait..
Robert Coat fit preuve à Concarneau de son opportunisme coutumier. Il marqua deux des trois buts réussis par l'A.S.B.
A droite: Robert Coat va lober toute la défense de Concarneau qui s'avance vers lui.
A gauche: Après avoir débordé son arrière central, Coat très calmement shoote de l'intérieur du pied hors de portée de Bryl. Hervé exécute une parade inutile.
Gambardella: Difficile qualification des juniors devant le C.E.P.Lorient 1 à 0
L'A.S.brestoise a eu du mal à se qualifier devant les "chemisettes bleues" de l'abbé Laudrein et de Le Grevés. qui présentèrent à Ménez-Paul une équipe bien soudée, complète dans ses lignes. Pendant une heure et quart, menant aux corners 5-3, les lorientais firent figure de vainqueurs. Dans l'ensemble, la partie leur fut favorable. Maîtres au milieu du terrain mais pratiquant un trop petit jeu, ils manquèrent de finisseurs. Les Brestois usèrent principalement de la contre-attaque grâce à la force de leur aile droite Le Gall (le meilleur des 22) et Loaëc, qui sema à maintes reprises le désarroi dans la défense cépiste. A l'A.S.brestoise également, les attaques manquèrent de finish. Le C.E.P. débuta avec le vent, mais jamais ne menaça Bourgogne. Au contraire, les "bleu de France" menèrent de nombreuses contre-attaques, dont deux (15' et 30') échouèrent par manque de chance. Au repos 2 corners à l en faveur de l'A.S.B.
La seconde mi-temps fut nettement en faveur des visiteurs et, à la 51' minute, ce fut miracle qu'ils n'ouvrent le score. A deux reprises, Grall et Guennou sauvèrent de la tète et, à la 58', Bourgogne laissa échapper la balle sur tir de Drèant; heureusement, elle échoua en corner. André Le Gall créa de nombreuses situations dangereuses pour les cepistes. Mais beaucoup de spectateurs ne comprirent pas qu'au lieu de centrer il ne continua pas son action jusqu'au but. Ses centre shootés impeccablement, furent presque tous gaspilles. A la 69', on nota une bonne reprise de la tète de Crenn, qui échoua à côte. A la 75", Allain, en bonne position à la limite de la surface de réparation, tira en force, La balle fusa littéralement sur un faux rebond et Le Paih ne put que l'effleurer. Le C.E.P. était battu et l'A.S.brestoise remportait une victoire heureuse.
Les meilleurs : à l'A.S.B. : Le Gall, Loaec, Rastoll, Guennou; eu C.E.P.: la triplette centrale Denis-Dréant-Tonner, l'arrière central Garrec. A.S.B.: Bourgogne. Grall, Guennou, Rastoll, Emiry, Larvor. Le Gall, Loaec, Salaün, Allain, Crenn. C.E.P. : Le Paih Laurent, Garrec, Begot, Hillion, Nabat, Gouzaud, Denis, Dréant, Tonner, Dauret.
Arbitrage de M. Guernec, de Pont-Aven.
Le Télégramme 19-12-60.

Drogou en discussion avec Garabédian.

Photo collection Pierre Garabédian.

.

Repas au restaurant "LE REGINA".

Photo collection Pierre Garabédian.

Présentation d'A.S.B. - F.C.Nantes (2-0).
La défense de l'A.S.B. ayant perdu son meneur de jeu: Fanch Philippe, on a fait confiance à un jeune du cru asbéiste: Meyer. C'est un garçon robuste, vif, aimant ses couleurs. Martial Gergotich, qui l'a formé, lui a confié là une lourde succession. N'oublions pas, en effet, que Philippe a souvent tenu l'A.S.B. à la force du poignet. Il était impérial devant les bois de Lucien Vourch et communiquait aux attaques adverses le sentiment de l'inutilité de leurs efforts. Meyer, qui a peut-être un style plus pur d'arrière central que Philippe (qui est surtout un arrière latéral) doit surtout acquérir cette confiance en soi, cette assurance que quelques mois de compétition doivent lui permettre d'obtenir. Or, toujours selon un curieux phénomène inverse à celui du Stade brestois, pendant qu'elle perdait la clé de voûte défensive, l'A.S.B. faisait l'acquisition en l'attaque d'un joueur qui semble enfin devoir jouer le rôle de cristallisation des valeurs. Serge Meyer, dont on a fait l'éloge après la victoire sur le Stade rennais, sera l'objet de toute l'attention du public de Ménez-Paul. L'équipe entière passera à cette occasion un examen d'ensemble, examen que l'on attend avec beaucoup d'impatience depuis tout le bien que l'on a dit de l'équipe après sa victoire à Rennes. Mais le F.C. Nantes n'est pas le Stade rennais. Il apparaît autrement plus redoutable! Tant mieux ! On pourra ainsi apprécier de la force de pénétration de l'attaque Asbéiste et le degré de résistance de sa défense. C'est donc un match qui vient fort à point pour éclairer notre lanterne.

Ouest France du 10-09

Minimes de l'A.S.B.


ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Création de la coupe d'Europe des vainqueurs de coupes.
l'U.R.S.S. remporte la première coupe d'Europe des nations à Paris.

La Ligue de l'Ouest compte 40.000 licenciés.

Jeux Olympiques

L'Asbeiste François Philipp capitaine de l'équipe de France amateurs participe aux jeux de Rome.

Champion de France

Stade de Reims;


Coupe de France
A.S.Monaco / A.S.Saint-Étienne: Colombes (Yves du Manoir) Arbitre: M. Lequesne Marcel
(15/05), 4 à 2 (ap);

Coupe de L'U.E.F.A.
Barcelone;


Coupe d'Europe des clubs
Réal de Madrid;


Coupe Intercontinentale
Réal de Madrid;

Championnat d'Europe des nations (première édition. Coupe Henry Delaunay).
U.R.S.S. / Yougoslavie: 2 à 1 (ap);

Ballon d'or:

Suarez (F.C.Barcelone).


Rencontres internationales

Belgique / France: 1à 0,
France / Chili: 6 à 0,
Autriche / France: 2 à 4,
France / Yougoslavie: 4 à 5,
France / Tchécoslovaquie: 0 à 2,
Finlande / France: 1 à 2,
Pologne / France: 2 à 2,
Suisse / France 6 à 2,
Suède / France: 1 à 0,
France / Bulgarie: 3 à 0.

Athlétisme:
Armin Hary bat le record du monde du 100 m en 10".
Lenoir est champion de France du 800 mètres.

Équitation
La Bretagne est représentée par 10 athlètes aux jeux olympiques de Rome. Le meilleur d'entre eux est le Ginglinais Jack Le Goff 6ème du concours complet d'équitation.

Cyclisme:
Mort de Fausto Coppi.
Le 19 mai, Bouvet bat le Crozonais Jo Velly en finale du championnat de France de poursuite.

Voile:
Aux jeux Olympiques de Rome Paul Elvstroem qui est âgé de 32 ans remporte le titre Olympique de Finn.



NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Albert John Lutuli (1898-1967; non-violence; Afrique du Sud).
Lutuli est l’un des grands leaders de la non-violence et des droits de l’homme. Il descend d’une lignée de Zoulous du Natal, république de l’Afrique du Sud. Il fréquente une école de missionnaires et étudie l’histoire et la littérature Zoulou à l'Adam College, où il enseignera pendant quinze ans.

En 1933, il devient président de l’Association des Enseignants Africains. Il donne des conférences en Inde et aux États-Unis. A l'âge de 33 ans, il accepte de devenir le chef de la communauté de 5.000 zoulous de Groutville. Il s’occupe de l’administration et de la justice et préside les cérémonies tribales. En 1948, les nationalistes appliquent la politique de l’apartheid. Lutuli adhère à l’African National Congress (A.N.C.) et devient le président de l'organisation pour la région du Natal. Il organise une résistance non-violente. En 1956, il est arrêté, accusé de trahison et emprisonné puis il est relâché une année après. En 1960, 69 personnes sont tuées lors d’une manifestation contre le contrôle des passeports.
« Ce Prix est pour le peuple d’Afrique du Sud »
Luthuli brûle le sien. L’A.N.C. devient illégal. Il est fait prisonnier et libéré pour cause de santé. Il retourne à Groutville où il est sous résidence surveillée. Lors de sa nomination au Prix Nobel de la paix il affirme :" J’espère que les non-blancs d’Afrique du Sud, leur souffrance, humiliation et patience, montreront aux autres nations du monde que les droits de l’homme peuvent être atteints sans violence ".

Espace
Les États-Unis lancent Pionner 5 le 11 mars 1960. Ce satellite est placé en orbite solaire.

États-Unis
John Fitzgerald Kennedy est élu président des États-Unis.
Né le 29 mai 1917, de parents irlandais catholiques très riches, John F. Kennedy semble destiné à vivre dans l’ombre de son frère aîné, John Patrick, qui devait, selon le désir de son père, être le premier de la famille à connaître le succès politique. Cependant John a aussi hérité d’une belle apparence physique et d’une grande combativité. Malgré des difficultés scolaires, il excelle dans plusieurs sports. Profitant de la richesse de son père, il voyage à travers le monde et découvre des mentalités et idéologies différentes ce qui l’amène à faire partie d’un groupe de jeunes révolutionnaires à son collège: le Muckers Club. John F. Kennedy commence à étudier sérieusement à Harvard vers les années 1935; il défend alors une thèse sur Munich qui lui vaut beaucoup de succès. Dans cette même période, il est blessé à la colonne vertébrale qui le handicapera toute sa vie. Comme premier travail, J. F. Kennedy s’engage dans la marine pour participer à la deuxième guerre mondiale. Mais il est libéré à cause d’une aggravation de ses douleurs au dos suite à un bombardement. Son destin change le 2 août 1944 alors que son frère aîné meurt accidentellement dans un combat aérien. Après un court passage dans le domaine du journalisme, John F. Kennedy n’a plus le choix: il doit, selon les exigences de son père, être le meilleur et travailler pour le bien de son pays. Sa carrière politique commence. En 1946, il se fait élire comme représentant du Massachussets. Il se distingue par une campagne électorale très particulière: il rencontre personnellement les gens, s’adapte à leur condition sociale et accepte l’aide de ses amis et des membres sa famille, surtout de sa mère Rose. Dès son entrée en politique, J. F. Kennedy s’intéresse aux problèmes sociaux. Il démontre alors que ses opinions sont en avance sur celles du congrès avec lequel il doit travailler. Il est élu sénateur de Massachussets en 1952. Avec l’aide de Jacqueline Bouvier, la jeune femme qu’il épouse en 1953, il continue ses luttes politiques pour finalement devenir président démocrate des États-Unis, le 7 novembre 1960.

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U2
Le 1er mai un avion espion U2 de la C.I.A. piloté par Gary Power est abattu au dessus de l'Union Soviétique. Volant à 60.000 pieds une altitude que les américains croyaient pourtant supérieure à la portée des missiles sol-air Soviétiques. L'U2 en était à sa 25ème; mission depuis 1956. Les radars Soviétiques avaient suivi les 24 premières missions et ce 1er mai, un missile SAM-2 (Surface to Air Missile) touchait la cible dans le ciel de l'Oural. Espionnage crie Kroutchev! Le président Eisenhower finit par reconnaître l'évidence. Le pilote est emprisonné.

Le massacre de Sharpeville
Le 21 mars, la police sud-africaine ouvre le feu sur une foule de manifestants : 69 personnes sont tuées et il y a plus de 180 blessés. C’est un moment charnière de l'histoire du pays, cette tuerie insensée déclenche une vague de protestations tant au niveau national qu’international.

Alberto Korda
photographe du CHE: ... "Après, le Che a bougé".
Alberto Korda insiste inlassablement, oil vif, barbe argentée, gilet multipoches de baroudeur, sur la rapidité de réaction du photo reporter : " Je n'ai eu que le temps de prendre deux clichés. L'un horizontal, l'autre vertical. Après, le Che a bougé. Je ne le cadrais plus dans mon objectif. " L'examen de ses planches contact, révèle, effectivement, que Castro figure sur l'image précédente, Sartre sur la suivante. On constate que le cadrage horizontal a été retenu, débarrassé d'un profil anonyme dans le coin gauche, d'un palmier dans le coin droit. " Je préférais le tirage vertical, mais la tête d'un homme dépassait au-dessus de l'épaule du Che explique Korda à la réalisatrice. Or, il n'existait pas, à l'époque, d'ordinateur pour la corriger. "
Le Che et la photo cet auteur, resté fidèle à l'idéal de la révolution toute sa vie, aimait confier, en privé, son premier contact avec le Che, établi sur un parcours de golf où ce dernier jouait avec Fidel pour narguer le général américain Eisenhower qui adorait ce sport. Il racontait aussi que le Che, fasciné par la photographie, lui empruntait volontiers ses boîtiers pour les manipuler lui même. Il se régalait en évoquant les sentiments qui l'avaient assailli à la vue de l'expression si troublante du Che, dont le regard, ce jour-là, exprimait, tout à la fois, pour lui, " souffrance et détermination ".
Le pire, c'est que le journal "Revolucion", lui préférant une autre de ses images représentant Sartre et Beauvoir, ne jugea pas opportun de publier ce tirage qui se mit à faire le tour du monde, aussitôt connue, en octobre 1967, la mort tragique du Che, abattu par des militaires boliviens.
Alberto Korda, dont le nom ne figure guère dans les dictionnaires de photographie, s'en amusait, ne laissant pas davantage paraître la moindre aigreur à l'idée que l'icône de tant de générations ne lui rapporta pas le moindre sou.

Jeux Olympiques
Les 5348 athlètes dont l'Asbeiste Fanch Philipp capitaine de l'équipe de France amateurs participants aux jeux de Rome retrouvent l'état d'esprit qui était celui d'Helsinki. Une référence. Le sport est à l'honneur et l'esprit Olympique mis en valeur.

EN FRANCE:

Nous sommes sous la Vème République. Charles de Gaulle est président de la République.

Bombe atomique
La France fait exploser sa première bombe atomique le 13 Février 1960 à Reggane, dans le désert du Sahara.

Nouveau franc
Le nouveau franc arrive avec le nouvel an. Pour le beaujolais, il faudra attendre.

P.S.U.
Le 3 avril, création du P.S.U.

Algérie
Le 18 janvier, Massu met en cause la politique d'autodétermination en Algérie et déclare qu'il a des doutes sur l'obéissance de l'armée. Le 19 il est convoqué à Paris et démenti ses déclarations. Le 22 il est destitué. Des manifestations pour le maintient de l'Algérie française sont organisées par Joseph Ortiz et Pierre Lagaillarde le 24 janvier. Le même jour, à 20 heures, le Général de Gaulle décrète l'état de siège. Des barricades sont érigées jusqu'au 31. Celle-ci sont démantelées le 1er février.
Du 3 au 7 mars, de Gaulle visite ses troupes en Algérie et pour la première fois il parle d"Algérie algérienne". Le 14 juin il demande au GPRA
(Gouvernement provisoire de la République d'Algérie) de trouver ensembles une "fin honorable aux combats". En juin des entretiens secrets son engagés à Melun avec le F.L.N.. Le 27 octobre, grand meeting pour la paix à la Mutualité. Le 4 novembre, de Gaulle parle pour la première fois d'une "république algérienne".


EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
Un chagrin, pour nous, c'est ranngalon, le cœur qui se fend. Mais d'autres mots, de signification plus profonde, ne sont presque jamais entendus parce qu'il ne faut pas les galvauder. C'est le cas de levenez, sorte d'allégresse surnaturelle. Ce vocabulaire-là se trouve dans les chansons populaires et spécialement les chansons d'amour. Le Breton chante ce qu'il n'ose dire. Et c'est pourquoi ses "soniou" sont si nombreuses, si diverses, si insolites dans certains de leurs couplets, pourquoi elles ont consolé, enchanté, libéré nos gens des campagnes, pourquoi les "clercs" ont choisi cette forme pour traduire, l'âme bretonne et pourquoi ces rapsodies ont connu une si longue fortune dans notre histoire.

"Savoir-vivre en Bretagne" Édition d'art JOS Le Doaré

ET À BREST:

Georges LOMBARD, avocat, député du Finistère est maire de Brest.

Parlé "Tit Zef"
Bodèse:
Terrine
Traduction du breton podez, "terrine", de pod, "vase", "pot". Le mot est utilisé dans sa forme mutée ar bodez.

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme

Vivre à Brest:

Vue d'un défilé route de Gouesnou.


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Mise à jour: mer 18-aoû-04 12:19 x