Historique: 1957

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À l'A.S.B.:
Résultats, Infos
Fin de saison 1956 - 1957:

Concours du jeune footballeur (régional):
3ème Louis Craveur (A.S.B.), 7ème Diner (A.S.B.); du plus jeune footballeur: ... 5ème Sciou (A.S.B.)

Championnat: 3ème du championnat de France amateur groupe Ouest.
Classement final du C.F.A.Ouest:

Jeunes: Les cadets sont champions de l'Ouest.
Coupe de France
: Trente deuxième de finale de la coupe de France.

E.S. de Juvisy - A.S.brestoise: 3 à 2 en 32ème de la Coupe de France, à Chartres. (13/01).


Résultats, Infos.
Saison 1957 - 1958:

Licenciés: L'A.S.B est en tête de la L.O.F.A. avec 230 licences (+13 par rapport à 56 - 57). Le Stade Brestois arrive en 9ème place avec 145. (16-06)
Sélection:
Philippe François est retenu pour l'équipe de France amateurs.
Coupe de France:
L'A.S.B. est sortie par le Red-Star.
Stade-Français- A.S.B.
1 - 2. Buts de Le Pape et Marzin. Victoire de l'A.S.B. avec le but victorieux marqué par Georges Marzin pour son premier match en "A". (septembre)

A.S.brestoise - Orléans. Temps couvert. vent nul, pelouse souple. Public nombreux: 3.850 entrées payantes. Recette 811.850 francs. Mi-temps 3-0. Depuis de nombreuses semaines on critiquait ouvertement les dirigeants asbeistes quant à leur politique basée sur des joueurs " anciens " l'A.S.B. tenta le "test de jeunes". Malheureusement, le sort n'était pas de son côté. En effet, la formation brestoise qui comprenait 4 moins de 20 ans, dont les trois, avants de pointe, et qui, du fait des circonstances, prenait involontairement un caractère expérimental, fut littéralement étouffée par un onze athlétique contre lequel il n'était pas précisément indiqué d'innover.
Mais que faire devant les impératifs, de la grippe? Les Orléanais, au gabarit physique impressionnant, firent flores, particulièrement face aux juniors brestois et, sans conteste, Orléans apparaissait dans la réalité, aux yeux des spectateurs, comme une équipe professionnelle opposée à des amateurs courageux. Le spectacle en souffrit terriblement car il n'y avait pas égalité de forces. Après quelques minutes de jeu, nous étions édifiés car les deux ailiers Coat et Arzic, impressionnés par leurs adversaires directs, n'étaient vraiment pas en mesure de lutter ou de percer l'imposante défense orléanaise. Sciou lutta courageusement face à l'arrière central Thomas, mais en pure perte. Néanmoins, et quoique souvent mal inspiré, il mit parfois le portier Braconnier en sérieuse difficulté. Si l'A.S.brestoise comptait six joueurs absents, Orléans avait également dû pailler les défections du demi droit Rousselot (blessé), de l'arrière droit Abollivier et du demi gauche Georgenthum, tous deux militaires retenus à Orléans en raison des grèves. Si, comme nous l'avons déjà dit, Orléans fit impression par la puissance de ses éléments, il le fit également par la valeur individuelle de chaque homme et aussi par un jeu d'ensemble parfaitement coordonné. Le contraste fut frappant entre la façon d'opérer des Orléanais (vitesse d'exécution, habileté dans le démarquage et la frappe de balle) et le jeu souvent latéral des Brestois où les services étaient pas trop téléphonés et le manque de cohésion trop apparent. Une autre qualité d'Orléans: l'opportunité. Celle-ci leur valut deux buts marqués par l'avant-centre Allard. On reprochera à l'Arago d'opérer un peu en marge des règles, particulièrement l'ailler gauche Lebert (encore une force de la nature !) Mais c'est néanmoins un très bon footballeur Kervizic, qui fit un grand match, eut un mal inouï à annihiler les départs en flèche de Lebert. Du fait de la nette supériorité orléanaise, le match se déroula sans passion. Les buts d'Orléans ne furent pas le fait de mouvements classiques, mais plutôt d'erreurs brestoises imputables en grande partie à la défense. En effet, l'avant-centre Allard, à l'affût, profita d'une balle amortie par une déviation malheureuse de Abernot-Gergotich (ce dernier avait repris sa place au sein de sa formation) et ne laissa aucun chance à Louis (13'). Allard (encore lui) prit de vitesse Gergotich qui tenta vainement de retenir par le maillot l'avant-centre orléanais. Mais hélas, Allard, de 12 mètres environ, décocha son tir. Louis s'agenouilla et la balle lui passa entre les jambes (43'). Le dernier et 3' but fut l'œuvre du demi-droit Sibert. Un coup franc sanctionnant une faute d'Abernot fut shooté par lui. De 30 mètres environ, l'Orléanais brossa parfaitement et puissamment sa balle, surprenant Louis (44'). Il est un fait certain que la déception du public fut grande et, en seconde mi-temps, personne ne croyait au miracle, même quand l'A.S.brestoise eût quelques offensives de bon style mais irrémédiablement balayées par une défense intraitable.
A Orléans, toute la formation a impressionné par sa puissance et son football sans fioritures. Citons comme éléments majeurs l'arrière central Thomas. l'ailer gauche Lebert et l'avant centre Allard.
A Brest l'arrière gauche Kervizic, l'arrière droit Le Bihan et le demi droit Marzin.
L'arbitre fédéral, M. Girard, sut freiner les irrégularités et son arbitrage fut satisfaisant.
Brest: Louis, Kervizic, Cieciak, Le Bihan, Marzin, Gergotich, Coat, Abernot, Sciou. Philippe, Arzic.
Orléans: Braconnier, Drouet, Thomas, Millet, Bibert, Rabasse, Levesque. Charbonnier, Allard, Trassard. Toho. (28-10)
Coupe nationale des juniors:
Les juniors battent Ergué-Armel par 4 à 1 le 15 décembre.
Martial Gergotich: En septembre, Martial met fin à sa carrière de joueur.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Création de la Coupe d'Afrique des Nations.

Champion de France
A.S.Saint-Étienne;

Coupe de France
F.C.Toulouse / S.C.O.Angers: Colombes (Yves du Manoir) Arbitre : M. Clough John
(26/05): 6 à 3;

Coupe d'Europe des clubs
Réal de Madrid;


Coupe d'Afrique des nations
Égypte / Éthiopie 4 à 0;


Finale Copa Libertador
Argentine / Brésil.


Ballon d'or:

Di Stefano (Réal de Madrid);


Rencontres Internationales
Portugal / France: 0 à 1,
France / Islande: 8 à 0,
Islande / France: 1 à 5,
Hongrie / France: 2 à 0,
France / Belgique: 0 à 0,
Angleterre / France: 4 à 0,
France / Bulgarie: 2 à 2.


NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Lester Pearson (1897-1972; diplomatie, politique; Canada).
« Nous nous préparons à la guerre comme des géants précoces et à la paix comme des pygmées attardés » Pilote volontaire pendant la première guerre mondiale en Angleterre, Égypte et Grèce, il est obligé de rentrer au Canada suite à un accident.

Il tente une carrière d'homme d'affaires à Chicago puis décide de continuer ses études en obtenant une bourse pour Oxford. En 1924, il enseigne l'histoire à l'Université de Toronto. Il se lance alors dans la carrière diplomatique en exerçant plusieurs fonctions notamment à Genève, à Londres et à Washington, où il est nommé ambassadeur. Défenseur de l'Organisation des Nations Unies, il estime toutefois qu'elle ne constitue pas une garantie suffisante contre l'expansionnisme soviétique. C'est pourquoi il est favorable à la création de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (O.T.A.N.) et rédige, en 1949, le discours de son premier ministre proposant l'établissement de cet organisme. Il sera à la tête de la délégation canadienne dans cette institution jusqu'en 1957 et tentera d'en faire une organisation plus culturelle et économique que militaire.
Entre 1946 et 1957, Pearson dirige la délégation canadienne aux Nations Unies et participe aux négociations sur la Palestine en prônant la fin du mandat britannique. Pendant la guerre de Corée, il s'oppose au bombardement de la Chine et soutient la négociation. En 1957, lors de la crise de Suez, il joue un rôle important en faveur du règlement pacifique du conflit.
www.nobel-paix.ch

Espace
En octobre, l'U.R.S.S. lance le premier satellite baptisé "Spoutnik". Le monde entier est à l'écoute de son "Bip-bip". Un mois plus tard, ils mettent sur orbite le premier être vivant: la chienne Laïka.
Le 6 décembre la fusée américaine Vanguard de l'U.S.Navy et sont satellite explosent devant les caméra des télévisions. La concurrence entre l'U.S.Navy et l'U.S.Army serait à l'origine de cet échec. L'U.S.Army et Von-Braun avec leur Jupiter C sortiront vainqueurs de ce duel interne.

Canal de Suez

Après une année 1956 ou se sont succédés événements diplomatiques et actions de guerre, le canal est rouvert au trafic international le 8 avril.

Afrique
9 mai, Gouvernement autonome au Cameroun.

Afrique du Nord
Le 25 mai, le pétrole d'Hassi-Messaoud est exploité, le 25 juin, Habib Bourguiba est élu président de la république tunisienne, le 18 août,Mohamed V devient roi du Maroc. La ligne Morice longue de 360 km sur la frontière Algéro-Tunisienne est opérationnelle.

Europe
Le 25 mars, les traités de Rome, signés au Capitol, créent la CEE et l'Euratom (Communauté économique européenne et Communauté européenne de l'atome).


EN FRANCE:

Nous sommes sous la IVème République. René Coty est président de la République.

Algérie
Le 7 janvier début de la bataille d'Alger. Celle-ci se terminera le 25 septembre avec la capture de Yacef Saadi, chef du F.L.N. de la zone d'Alger. Massu occupe la Casbah. Le 28 janvier, fin de la grève organisée par le F.L.N. à Alger. Le 18 novembre, Chaban-Delmas visite la Casbah d'Alger pour démontrer que la France contrôle la situation.

Albert Camus
Le 10 décembre, Albert Camus obtient le prix Nobel de littérature. Né en Algérie en 1913, il suivit des études de philosophie interrompues par la tuberculose. Il arriva en France en 1938. Résistant, il fut le rédacteur en chef de Combat de 1944 à 1946.


EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
Skeiñ kaoc'h en avel:
Jeter de la merde dans le vent
Il ne s'agit nullement de singer une quelconque Semeuse scatologique, mais de se déplacer à grande vitesse, ou, dit plus prosaïquement, de ne pas rester chier dans le même tas.

"Expressions populaires bretonnes" Éditions COOP BREIZH.

ET À BREST:

Yves JAOUEN, expert-comptable est maire de Brest.

Parlé "Tit Zef"
Baille:
L"eau
En breton, en ancien français et dans divers dialectes, une "baille" est un seau. La baille est le récipient à bord qui sert à contenir aussi bien l'eau douce que le suif... Le terme, après avoir désigné le contenant est maintenant employé couramment pour le contenu en restreignant ce contenu à l"eau qu'elle soit douce ou salée. Le mot est couramment utilisé dans les expressions "Tomber à la baille", "À la baille!" invitation à prendre un bain que ce soit dans une baignoire ou dans la mer qui est "la grande baille" ou encore "le grand baquet".

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme

Chapelle du vieux Saint-Marc
Très abîmée pendant le siège de Brest, elle est restaurée au début de 1957 par les soins de M. Tramontin et enrichie de vitraux modernes signés par Mme P. Bonny.


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Mise à jour: jeu 8-jui-04 0:41 x