Historique: 1944

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L'A.S.brestoise et ses jeunes héros de la résistance.


Ligue de l'Ouest

Champion: U.S. Servannaise. devant le F.C.Nantes et l'A.S.B.;
M.Vacher président décède suite à une opération le 7 août.
La ligue est recomposée en novembre: Formation d'un Conseil intérimaire présidé par M.Cancel.
Le 1 décembre, elle reprend ses "marques", et fait passer dans le Télégramme le communiqué suivant: " Le secrétariat informe les clubs de l'ex-comité de Bretagne (qui avait remplacé la L.O.F.A.), que le championnat commencera début janvier... La L.O.F. rappelle à ses clubs affiliés, qu'ils ne peuvent conclure des matches amicaux qu'avec des sociétés régulièrement affiliées à la 3 F. ou des associations reconnues par elle; que, les joueurs doivent être régulièrement licenciés au millésime de la saison en cours... une feuille d'arbitrage doit être établie..."

Le Télégramme du 01-12

À l'A.S.B.:
Résultats, Infos
Fin de saison 1943 - 1944.
Il est dificile de jouer au football dans la "ville martyre" de l'ouest.
Cependant, un championnat de France amateur est crée. L'A.S.B. termine troisième. Premier U.S.Servannaise, second F.C.Nantes, 3ème A.S.B., 4ème SCO Angers, 5ème Stade Quimpérois, 6ème V.S.Chartrain, 7ème, Stade Rennais, 8ème T.A.Renns, 9ème, C.A.P.St Nazaire, 10ème, U.S.du Mans.
Résultats, Infos.
Saison 1944 - 1945:
La Reprise: Le championnat 1944 - 1945 redémarre avec des équipes amoindries.
L'A.S.B. reprenant son activité complète, tous les membres actifs ainsi que les postulants sont invités à fournir tous renseignements. Le stade Ménez-Paul, devant être remis en état, les adhérents disponibles de 14 h. a 17 h. 30 le dimanche, et en semaine de 9 h. à 11 h. 30, pourrons se mettre à la disposition de M.Le Borgne. Se munir si possible des outils nécessaires (marteau, pelle, pioche). Pour tous renseignements, contacter MM.Gaonach, Blanguy, Le Clech.(20-10).
Ménez-Paul: Le terrain qui à reçu trois bombes, sera aplani. (27-10)
Match de solidarité (Morlaix): ( Ndlr: ce sera une victoire de Morlaix par 6 à 2. L'important n'était sûrement pas le score). Les joueurs brestois dont les noms suivent sont convoqués, à Morlaix, dimanche 15, pour participer sous les couleurs de la sélection brestoise, à la journée de bienfaisance Brest - Morlaix: Daniélou, Olivan, Wiérix, Calvez, Lavanant, Guénègan, Marchand, Quéran, Jacq, Lelièvre...(07-10)
Match de solidarité (Quimper):
MM. les secrétaires des clubs de l'agglomération brestoise: en vue d'une rencontre opposant le 5 novembre, à Quimper, une sélection de Brest à Quimper, au bénéfice des sinistrés brestois, puis-je compter sur les joueurs ci-après: A.S.B. Danielou, Calvez, J.Pronost, Roland, G.Guénéguan, Moullec, Kerloch, Pichavant, Marchand et Quérant... prière de donner une réponse à M.O.Bouchez. (17-10)

P.L.L. - A.S.B.: 3 à 6. Sur le terrain de Pen-ar-Chleuz. L'A.S.B. se présente avec 5 remplaçants. Un quart d'heure avant la fin, le score était de 3 à 3. Remarqués à l'A.S.B.: Daniélou, Rolland, Prédour; au P.L.L.: Nicolas et Jo Jestin. (12-12)
District Bretagne Nord: En conformité avec les décisions fédérales... le président adresse un appel à tous les clubs du Finistère-Nord et des Côtes du Nord pour que la journée du 31 décembre, réservée à nos malheureux compatriotes exilés depuis 5 années, loin de la mère patrie... ceux qui souffrent derrière les barbelés des oflags et des stalags... Dirigeants, joueurs, spectateurs... un devoir de participer... Que ceux qui auraient un empêchement fassent un geste d'entraide social par l'intermédiaire d'un camarade.
Le Télégramme du 27-12

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football:
Retour à la normale après la guerre. Le Championnat de France est réparti géographiquement en 2 groupes de douze équipes.

Coupe de France
Équipe fédérale Nancy-Lorraine /
Équipe fédérale Reims-Champagne: Paris, Parc des Princes, 07-05: 3 à 0.

Rencontres Internationales
France / Belgique: 3 à 1,

NOUVELLES INTERNATIONALES:

Prix Nobel de la Paix: Comité International de la Croix Rouge (1863).
Le C.I.C.R. (site) est fondé en 1863 à Genève, dans le but de réaliser les idées d'Henry Dunant émises dans: «Un souvenir de Solférino». Le programme consiste à: créer dans tous les pays des sociétés chargées du secours des blessés et des malades en temps de guerre, proclamer la neutralité et l'inviolabilité des ambulances et des hôpitaux. En 1864, sont établies les Conventions de Genève contenant les principes à respecter pendant les guerres. Pendant la première guerre mondiale, elle fait interner en Suisse des officiers blessés des deux parties belligérantes et envoie des délégués sur les deux fronts. Dès 1914, elle établit une Agence internationale de service et de renseignements sur les prisonniers de guerre, activité qu'elle poursuivra entre 1939-1945.

www.nobel-paix.ch

F.M.I.
Le 22 juillet accords monétaires de Bretton-Wood débouchant sur la création du F.M.I. (Fond Monétaire International) et de la B.I.R.D. (Banque Internationale de Recherche et Développement) dont la France ne fait pas partie au départ.
Roosevelt - de Gaulle
En juillet, nouvelle rencontre entre les deux hommes, cette fois-ci à Washington.
Varsovie
Le 1er août, alors que les troupes soviétiques atteignaient la Vistule, débuta l'insurrection de Varsovie organisée par l'armée de l'intérieur commandée par Bor-Komorovski. Les allemands écrasèrent l'insurrection en octobre sans que l'armée soviétique intervienne. Après la guerre, Staline sera accusé d'avoir laissé détruire Varsovie.
Conflit
Septembre: Bombardement de Londres avec les V2. Du 16 au 28 décembre contre offensive allemande dans les Ardennes.
Mars: Occupation de la Hongrie par l'Allemagne. Juin: A Alger Giraud démissionne. Débarquement en Normandie. Massacre d'Oradour sur glane. Prise de Rome par les alliés. Premiers V1 et V2 sur Londres. Capitulation de la Finlande devant l'URSS. Juill: Attentat manqué contre Hitler. Anéantissement du maquis du Vercors. L'armée rouge atteint la Vistule. Percée d'Avranches en Normandie: libération de Caen. Création du FMI. Août: Soulèvement à Varsovie des clandestins Polonais. Débarquement en Provence: libération de Toulouse, Grenoble, Montpellier. Libération de Rennes, Rouen, Paris par les blindés de Leclerc, Saint Dizier. L'armée rouge envahit la Hongrie. Sept: Libération d'Amiens, Arras, Lille, Bruxelles, Brest, Lyon, Belfort, Metz. Bombardement de Londres avec les V2. Les Américains franchissent la Moselle près de Nancy et libèrent le Luxembourg. Oct: Les Américains sont à Aix La Chapelle. Des troupes alliées débarquent à Athènes. Belgrade est libérée par les partisans yougoslaves. Nov: Libération de Strasbourg. Déc: Contre-offensive des allemands dans les Ardennes (Bastogne). Signature à Moscou du pacte franco-soviétique. Création du Benelux.


EN FRANCE:

Nous sommes sous le régime de Vichy dirigé par le Maréchal Pétain. Le 15 mai Gouvernement provisoire de la République Française, le 3 juin IVème République.

De Gaulle
Discours de Brazzaville sur l'émancipation des peuples de l'empire colonial le 30 janvier.

Résistance
- Koenig réunit l'ORA, l'armée secrète et les FTP communistes au sein des F.F.I. le 1er février;
- 23 février, 23 résistants du groupe Manoukian sont fusillés.
- Fin mars écrasement du maquis du plateau de Glières en Haute Savoie;
- Le 8 juin, Tulle est libérée par le maquis de Corrèze et, le 9 juin, 99 otages des S.S. furent pendus;
- Le 10 juin massacre d'Oradour-sur-Glane fait 643 victimes dont 500 femmes et enfants qui périrent dans l'église incendiée;
- Le 20 juin destruction du maquis de mont Mouchet en Auvergne;
- Anéantissement de la résistance du Vercors. Le 21 juillet, les planeurs allemands atterrissent sur le plateau du Vercors et prennent à revers les combatants. Dans le village de Vassieux en Vercors, ils y massacrent 76 habitants. Les 3500 maquisards du Vercors qui y retardèrent les troupes allemandes qui devaient rejoindre le front de Normandie sont anéantis;
Vassieux sera, par le décret du 4 août 1945 déclarée Commune Compagnon de la Libération. Seulles cinq communes ou villes recevront la Croix de la Libération Nantes 11 novembre 1941, Grenoble en mai 1944, Paris en mars 1945, Vassieux-en-Vercors en Août 1945, l'Ile de Sein en janvier 1946.
Citation: « Devant l'invasion ennemie, s'est refusée à abandonner le champ de bataille qui était le sien : la mer. A envoyé tous ses enfants au combat sous le pavillon de la France Libre devenant ainsi l'exemple et le symbole de la Bretagne tout entière. » - (l'Ile de Sein, Compagnon de la Libération par décret du 1er janvier 1946)

Débarquements
- Débarquement en Normandie le 6 juin,
- Le 15 août en Provence.

Ravitaillement

Les autorités américaines viennent de révéler qu'au cours des trente derniers jours, un million de "Jerricans" environ ont été récupérés. En une seule journée, une unité en a récolté 15.000. Entre le 24 novembre et le 28 décembre, 915.519 furent retrouvés, la plus part sur le bord des chemins et routes de campagne, à l'arrière des lignes.
De tous les départements, c'est la Seine qui vient en tête avec 503.280 bidons; en Normandie, le chiffre actuel est de 205.650.
La campagne doit continuer, étant donné la longueur des lignes de communications, chaque "Jerrican" est infiniment trop précieux pour l'armée de combat, pour que la récupération ne soit pas demandée avec autant d'urgence aujourd'hui qu'hier.

Le Télégramme du 28-12

Paris
- Paris se révolte le 19 août,
- Reddition de Von Choltitz le 25. Celui-ci n'exécuta pas l'ordre de faire sauter les ponts et édifices parisiens minés.
- Le 26 de Gaulle défile sur les Champs Élysées accompagné des militaires de 2ème D.B. et des membres du C.N.R.

Strasbourg

Novembre: Libération de Strasbourg.

Le Chemin de la liberté et les passeurs dans le Couseran.

De nombreux réseaux anglais, belges, espagnols, américains, français... choisirons l'Arriège et en particulier le Couseran comme
zone de passage... La plupart des évadés qui empruntaient ces itinéraires fut arrêtée par les autorités espagnoles et transférée à la prison de Sort puis à celle de Lérida.
Les passeurs: L'occupation de la zone libre, les rafles et les arrestations de juifs, l'obligation de partir travailler en Allemagne, ainsi que le nombre d'aviateurs alliés abattus sur notre teritoire engendrent l'accroissement des tentatives d'évasion et de passage à travers la chaine des Pyrénées.
Dans ces conditions les risques d'être interceptés augmentent pour évadés et passeurs. Les passages habituels sont abandonnés pour des voies de plus en plus escarpées et dangereuses. Ces pour des voies de plus en plus escarpées et dangereuses. Cetains y laisseront leur vie. Malgré quelques défaillances dues à des personnages peu scrupuleux, les passeurs des Pyrénées permettront à quelque 33.000 personnes de gagner l'Espagne.

Plus de la moitié de ces guides (1000 environ) paiera un lourd tribu (blessés, accidents mortels en montagne, tués en mission, fusillés, déportés et morts en déportation).
Les passeurs du Coiuserans permettront ainsi le passage d'un minimum de 2660 personnes.
Plusieurs familles de passeurs de cette région furent décimées, payant le prix de leur engagement pour la résistance (parmi elles, les familles Barrau, Cazalé, Pujol...).
Tous permirent le bon fonctionnement des réseaux de la résistance par l'acheminement de personnes et de renseignements par-delà nos montagnes.

Ariège: Lieu de Mémoire de la seconde guerre mondiale (office du tourisme).

EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante"
Koll e hini glas: Perdre son bleu
Perte irréparable s'il en est, les marchands de pucelages et autres faiseurs de miracles étant plus rares que la merde de pape...

"Expressions populaires bretonnes" Éditions COOP BREIZH.

Libération de la Bretagne
C'est le général Patton et ses 50.000 hommes qui sont chargés de la conquête des ports dont la réussite repose essentiellement sur la vitesse d'exécution. Les Allemands possèdent encore 75.000 hommes en Bretagne dont les redoutables parachutistes du général Ramcke basés dans les Monts d'Arrée en prévention d'un parachutage allié. Dès la percée d'Avranches, les forces allemandes obéissent à l'ordre d'Hitler et se recroquevillent sur les ports de St Malo, St Nazaire, Lorient et Brest. Leur objectif est de sauver les bases sous-marines dans l'attente de nouvelles armes plus puissantes et afin d'immobiliser les forces américaines.
Course de vitesse en centre Bretagne. L'offensive américaine s'apparente à un véritable raid de cavalerie légère. La route du centre Bretagne est retenue pour foncer au plus vite vers Brest et Lorient, sans perdre de temps à libérer les villes côtières. La progression est aidée par une levée en masse de quelque 35.000 résistants bretons qui vont servir d'infanterie aux Gi's. En une semaine l'armée américaine est aux portes de Brest et de Lorient, mais malheureusement il est trop tard: ces ports sont cadenassés et il est impossible de les prendre par surprise.
Devant le prix à payer pour gagner ces ports en ruines, les Américains changent de tactique face à Lorient. Ils confient aux F.F.I. la mission de bloquer ce port en attendant sa chute à la fin de la guerre. L'essentiel des forces US se retrouve vers l'Est ou la guerre se poursuit pour libérer Paris et écraser l'armée allemande. L'objectif militaire majeur de la libération rapide de Brest et Lorient a donc échoué. Les Américains devront se contenter du Havre et Rouen pour leur approvisionnement et faire leur deuil de Brest détruit à 100% et de Lorient toujours aux mains des Allemands.
Une immense fête populaire.
Mais pour la population civile bretonne l'heure est à la fête. Toutes les autres villes ont été libérées soit par les Américains, soit par les Résistants, soit par les deux en même temps. Les Allemands en déroute ou se repliant ont donné leurs derniers coups de griffe. Des combats se déroulent un peu partout. Mais très vite ce sont des scènes de liesse populaire qui éclatent. Les Gi's sont fêtés en héros. Comme en témoigne cette Briochine : "dans la rue une farandole s'est improvisée entre les véhicules américains. On chantait, on criait, il y avait foule. Je me suis élancée au devant du premier char. J'ai pris le pilote dans mes bras et je l'ai serré de toutes mes forces. Il était sale, couvert de poussière. Je ne voulais plus le quitter". Les résistants sortent enfin de la clandestinité alors que les collaborateurs doivent payer pour leur attitude durant l'occupation. La Bretagne chavire dans le bonheur au cours de ce mois d'août 44, avant de songer à panser ses plaies béantes et pleurer ses morts.
Brest et Lorient sont à reconstruire tout comme les voies de communication. Il faut relancer la production et la distribution alimentaire, remettre en place un nouveau pouvoir politique, relancer une économie exsangue. Bref après le drame, après la fête de la libération, il a fallu retrousser ses manches et reconstruire une région qui va connaître un véritable miracle économique dans la seconde partie du siècle.

Marcel Quiviguer "cent jours du siècle" Le Télégramme.

Michel Charles: Un écolier dans la résistance

Pendant 6 mois un écolier assura la liaison pour le maquis de Châteaulin.
Né le 23 janvier 1931, est entré dans la Résistance au début de mars 1944. L'existence d'un camp de maquisards ayant été découvert par les boches dans les environs de Pen-ar-Pont, les jeunes gens qui en faisaient partie durent changer de place et se rendre précipitamment à Lothey où ils trouvèrent abri. Ceci se passait au début de mars 1944. Michel Charles s'offrit spontanément à assurer la liaison avec les " gars " et le poste central qui se trouvait à Châteaulin chez M.Guillaume Grall, épicier en gros. Michel enfourcha sa bicyclette et fit le trajet environ trois fois par semaine. ... un jour, le long du canal de Nantes à Brest pour se rendre à Lothey, il fut surpris... Il transportait des munitions et une mitraillette dans un sac. Promptement, Michel mit pied à terre et le plus innocemment du monde se mit à ramasser des pissenlits… les boches passèrent et le précieux chargement était sauvé. Un autre Le 26 avril, le vaillant Michel chargé de munitions et de vivre eut la surprise de rencontrer un groupe d'officiers allemand occupés à une partie de Pêche.
- Petit, dit un Allemand y a-t-il beaucoup de poissons ici ?
Sans hésiter Michel s'arrête et pendant plus d'une heure tient compagnie aux Allemands, leur donnant des conseils concernant ce sport, dans lequel il est déjà expert; Il repart avec les vivres après avoir obtenu un paquet de cigarettes qu'il apportait quelques instants après aux maquisards de Lothey. Durant six mois Michel Charles a assuré la liaison entre Châteaulin et les jeunes F.T.P.F. Jean Crozon, Albert Quéau, Jacques Poquet, Louis Darcillon, Jean Bauguion et son frère Jean Charles qui, sous les ordres du capitaine Arzel, actuellement chef du cabinet de M. le préfet de la Libération, préparèrent et reçurent, sur le terrain du " Helen ", la mission interalliée composée des capitaines Knox et Lebel, chargés d'organiser les parachutages d'armes pour l'armement des maquis. Le jeune Charles, qui a fait preuve d'un courage et d'une discrétion rares, nous à raconté son aventure avec modestie et simplicité. Les deux vertus qui appartiennent toujours aux braves.

Le Télégramme du 01-12


Le capitaine Jean Bernard, commandant du bataillon "Normandie" qui a pris le Menez-Home, est originaire de Saint-Pol.

Le Télégramme du 21-09.
La prise du Conquet.
En position sur la ligne Lannou - Plougonvelin, le 9 septembre, la section des F.F.I. du Conquet, composée de marins et fils de marins du pays, commandée par l'adjudant-chef d'infanterie coloniale Joseph Le Goaster, reçoit l'ordre de progresser.
Cette progression à lieu côte à côte avec les rangers de l'infanterie Américaine.
Pen-ar-Prat et Kérinou, sont déjà vides de boches.
A 15 h. Lochrist est atteint. A 16 h. 30, les boches de la pointe du Renard hissent le pavillon blanc et aussitôt les F.F.I. conquétois, devancent les chars alliés, entrent dans la ville libérée. La presqu'île de Kermorvan tombe le lendemain.
La région est libérée de tout boche et un peu de repos est accordé aux F.F.I. conquétois qui, depuis un mois en première ligne, avaient refusés leur relève.
Le Télégramme d'Octobre 1945
La Pyrotechnie
La pyro de Saint-Nicolas au Relecq, rouvre ses portes sous la direction de M.l'ingénieur Barusseau mardi dernier. L'établissement est totalement détruit. Les ouvriers qui rejoignent chaque jour, sont occupés aux travaux de déblaiement.
Le Télégramme du 27-09.
Journaux: Le 7 août 1944 deux jours après l'arrivée des troupes de libération à Rennes, le journal Ouest-France est créé. (Celui-ci est en 2004 le plus lu en France).

ET À BREST:

Victor EUSEN est maire de Brest. Le 24-10. Victor LE GORGEU, est Président de la Délégation spéciale.

Parlé "Tit Zef"
Un remède à l'amour:
Se dit d'une femme peu agréable, tant sur le plan physique que moral; la formule est définitive!
Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme
Le siège de Brest: S'est déroulé du 7 août 1944, quinze heures, heure à laquelle l'état de siège fut proclamé par les autorités occupantes, au 18 septembre 1944, quinze heures, heure à laquelle la reddition des Allemands fut officielle. L'annonce de l'état de siège fut faite par l'apposition vers midi trente d'affiches rouges, proclamant la loi martiale et par les voitures des pompiers qui parcoururent la ville à son de trompes. Quelques jours auparavant les affiches, émanant du commandant de la forteresse de Brest, avaient précisé les diverses catégories de personnels qui pouvaient (texte allemand) rester dans la ville. Il s'agissait en général du personnel nécessaire à la vie de la cité et en particulier des médecins. Ces décisions reçurent du côté français une interprétation très large, si bien qu'il restait au moment de l'état de siège près de vingt mille personnes dans l'agglomération brestoise.
La "ville martyre" de l'ouest.

"(...) Le bilan de ce siège est douloureux. Il l'eût été encore davantage, si aux ruines matérielles considérables, était venu s'ajouter un nombre bien plus grand de victimes. Quelques jours avant le siège, M. Eusen estimait à une trentaine de mille le nombre de ceux ayant un domicile permanent dans l'agglomération brestoise. Les menaces d'investissements réduisirent le nombre des présents à une vingtaine de mille le sept août.
Après l'exode massif et quelques évacuations fragmentaires, il resta dans Brest environ deux mille personnes: sept cents en ville, quelques unes à Saint-pierre (sept aux dires de M. Eusen) et à Saint-Marc, le reste à Lambézellec. Il y eut au bas mot, six cents morts, la catastrophe de l'abri Sadi-Carnot coûtant à elle seule trois cent quatre-vingts personnes et quatre cents blessés, dont près de trois cents grièvement. Le pourcentage des victimes, blessés et morts, dans la population restante, fut donc de 50%.
Lorsque l'on considère l'état de la ville, les disponibilités en abris, que les Allemands réquisitionnèrent largement au cours du siège pour leurs propres troupes, on frémit à la pensée du bilan des pertes, que l'on aurait eu à subir si l'évacuation même imparfaite n'avait pas eu lieu. Il est vrai aussi que les pertes réellement subies auraient été considérablement réduites, s'il n'était resté dans Brest trop de gens qui n'avaient rien à y faire. "Quant aux ruines matérielles, elles furent le fait des actions militaires, mais bien plus des destructions systématiques et des incendies volontaires allumés par les Allemands. Il y eut aussi le pillage allemand, mais pas exclusivement."

Septembre 1944 Un soldat américain du 38ème régiment d'infanterie traverse la rue Jean Jaurès en direction de la pharmacie. Aujourd'hui, en 2004, la même vue. Les immeubles ont été reconstruits, la pharmacie est toujours là. Seul manque l'arbre. (Photo du site du 2ème Infantry Division)

Le pont de Recouvrance "Avant la guerre et en septembre 44" (Origine photo: "Histoire de Brest")

Saint-Pierre-Quilbinion
Le 10 octobre, le docteur Victor Le Gorgeu, commissaire régional de la République, signe le rattachement de Saint-Pierre-Quilbinion par le "grand Brest". Ce qui fera dire à l'historien de Saint Pierre Michel Floch: "L'enfant né de Lambézellec et de Quilbinion, devenu grand, dévorait les auteurs de ses jours".
Les Allemands font sauter l'église de Saint-Pierre le 1er septembre à vingt et une heures vingt, en faisant croire que cette destruction était l'œuvre des Américains.
Faute d'église pendant un an, de septembre 1944 au 25 mars 1945, les offices furent célébrés dans la salle haute du patronage; puis, pendant cinq ans, sur la place du bourg, dans la chapelle en bois qui par la suite, servit de chapelle provisoire aux moines de Landévennec.
Bombardements, Abri Sadi-Carnot, Libération
Le 5 août 1944. nous avons un avant-goût de ce qui nous attend. Les avions arrivent, lançant des bombes de 6 tonnes sur la base sous-marine (durant les quatre ans de guerre, elle ne fut touchée sérieusement qu'une seule fois) mais le centre ville ne fut pas épargné.
La très dangereuse présence des parachutistes du général Ramcke rend indispensable la prise d'assaut de la ville. Les combats s'engagent le 7 août.
Le 27 août, l'action de l'artillerie et de l'aviation américaine reprit avec une nouvelle violence. La ville est en ruines. Le 30, les Allemands commencent à faire sauter les installations portuaires. Durant les trois premiers jours de septembre l'action d'anéantissement des restes de la ville se poursuit. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, à 2 heures 30 du matin, terrible tragédie. L'abri Sadi-Carnot, ou les quelques responsables des services de secours ne sont tolérés, par Ramcke, que dans la partie supérieure de l'abri souterrain qui reliait la place Sadi-Carnot à la Porte Tourville, la partie inférieure de cet abri étant occupée par les allemands. Un de ces derniers s'enfuit, au milieu des français, en criant: Achtung! feu munitions kaput! Une âcre fumée ne laissa aucun doute sur la réalité de ces avertissements, mais il y avait 154 marches à monter... A peine les premiers Français atteignaient-il la sortie qu'un grondement sourd, d'une puissance terrifiante ébranla le souterrain et un souffle embrasé les projeta à l'extérieur. En dehors de la cinquantaine "d'éjectés", tous les occupants du souterrain, dont 273 personnes, furent instantanément carbonisés...
Des soldats allemands mêlés aux civils se sont sans doute battus entre eux. Les uns voulaient se rendre, les autres non? Une balle a-t-elle percuté le stock d'explosif entreposé là ? On ne le saura jamais, puisqu'il n'y eut pas de survivants.

Entrée de l'abri place Sadi-Carnot.

Le 5 septembre vers 14 h, plus de 1.000 avions rasent le centre ville.
Le 10 septembre une patrouille composée, en majorité, de marins français et conduite par le commissaire de la marine Deshaies, parvint jusqu'à l'octroi de Brest par la rue de Paris. Elle dépassa les avant-postes américains et s'engagea dans la rue Duret, jusqu'à la rue Kerfautras, puis se replia avec cinquante prisonniers. Le colonel américain Barsonti, commandant le 388 régiment d'infanterie, enthousiasmé par cet exploit, demanda à Deshaies d'opérer avec ses avant-gardes. Le 13, après d'âpres combats, le général Middleton envoya à Ramcke des parlementaires, pour lui offrir une reddition honorable. Mais, ce dernier qui venait de recevoir du Führer la Croix de Fer avec feuilles de chêne, en brillants. Il estima ne pouvoir que refuser. Le 16 les Américains déclenchèrent une nouvelle offensive. Les combats ne s'achèveront que le 19 septembre. C'est rue par rue, souvent au lance flammes, que Brest à été reconquise lors d'un terrible combat qui transforma la capitale du Ponant en champ de ruines.
Les Américains comptaient 9.380 tués, les français quelques centaines, ce qui était lourd, compte tenu de leurs effectifs. Les Allemands laissaient 38.000 prisonniers, dont plus de 20.000 blessés. Ils avaient, eux aussi, environ 10.000 morts.

"Les Cahiers de l'Iroise" N° 167., Marcel Quiviguer "cent jours du siècle" Le Télégramme; & Brest en flanant de G.M.Thomas.


Le premier drapeau est posé sur la sous-préfecture de Brest par Jean Doloup.
Le Télégramme du 25 septembre 1945

L'Armoricaine
Au moment de la libération de Brest,
elle connaît les heures les plus pénibles de son existence. Mais quelques-uns de ses membres: MM. Euzen, Roussain, Le Bras, Raoul, les seuls qui se trouvent en ce moment dans la ville ravagée, décident qu'elle ne périrai pas. Une équipe est formée. Elle tiendra coûte que coûte, et le miracle se produira.

La Dépêche 05-08. 46

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Mise à jour: dim 26-sep-04 21:01 x