Historique: 1910

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Association Sportive Lambézelléenne (future A.S.B.).

Résultats, Infos.
Armoricaine - A.S.L:
Suite à un désaccord entre les équipiers premiers et leurs dirigeants, l'A.S.L. reçoit le renforts des joueurs de l'Armoricaine: René et Jean Gap, Joseph et Jean Péron, Émile et Alexis Colin, Le Hir, Vincent Gézéquel, Saulnier, Jules Couadou, Pérouas. A cette époque, le seul titulaire de l'équipe originaire de Lambé, était Nicolas Maguérès qui pour les spécialistes est le meilleur ailier gauche que l'on a connu à Brest et même en Bretagne. Il devint international 10 ans plus tard et fut sélectionné pour les jeux Olympiques d'Anvers en 1920.
Pour plus d'informations consulter les "Mémoires de Lambé" N°33.
A.S.L.:
Continuant la série de ses matches d'entraînement, l'A.S.L. rencontrera demain sur son terrain l'excellente équipe de football du cuirassé Sain-Louis. Mardi prochain, jour de la Toussaint, c'est contre le Stade Briochin qu'elle aura à défendre ses couleurs. Ce match comme le précédent auront lieu au vélodrome de Kercastrec.
Réunion générale ce soir à huit heures salle Béganton à Kérinou.
Objet: questions importantes à trancher: délivrance de chemises de football; paiement des cotisations en retard... (Ndlr: paiement des cotisations en retard. Nous connaissons encore ce problème aujourd'hui!).

La Dépêche du 29-10.

Brest contre Saint-Brieuc.
Les brillantes victoires successives remportées par l'A.S.L. sur les équipes qui jusqu'à ce jour lui furent opposées font augurer d'une belle saison au team si estimé des sportsmen brestois.
Mais ne voulant rien laisser au hasard des choses et désirant se préparer sérieusement en vue de l'éliminatoire du championnat de Bretagne, 2ème série, qu'elle doit disputer le 20 novembre prochain contre la Jeunesse Sportive Brestoise, l'A.S.L. rencontrera demain à deux heures, au vélodrome de Kercastrec l'équipe du Stade Briochin, un des meilleurs clubs de Bretagne de première série.
Il sera intéressant de voir cette année ces deux excellentes sociétés aux prises et, d'ores et déjà, quoique les performances de chacune d'elles ne permettent pas d'émettre un pronostic, il est certain qu'elles nous feront assister à une magnifique exhibition du ballon rond.

La Dépêche du 31-10.

Brest contre Saint-Brieuc.
L'A.S.L. bat le Stade Briochin par 7 buts à 0. Joué par un temps affreux, ce qui explique le nombre restreint des spectateurs. Ce match permit à l'A.S.L., d'affirmer sa supériorité sur le Stade Briochin Plus vites que les stadistes sur le ballon, ils dominèrent constamment, et pendant la première mi-temps réussirent à marquer 2 buts. Le terrain fortement détrempé, empêche les combinaisons. Il convient de féliciter toute l'équipe de l'A.S.L. qui par sa grande mobilité, sut imposer son jeu au Stade Briochin dont toute la défense fut beaucoup remarquée, surtout celle du goal qui par ses arrêts magnifiques et ses dégagements de volée, fut à maintes reprises applaudi par les spectateurs...
Avant cette partie, les équipes première de la J.A.B. et seconde de l'A.S.L. jouèrent pendant une demi-heure; en raison d'une pluie torrentielle et d'un fort vent, le jeu fut arrêté.

La Dépêche du 01-11.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...!

SPORT:

Football.

Champion de France.
Stade Helvétique de Marseille qui bat l'U.S.Turquenoise par 7 à 2.
Au stade des Princes, les Marseillais ont été privés d'un de leurs équipiers dès le début de la partie ce qui les a obligés à jouer à dix contre onze. Il n'y a rien d'étonnant que dans ces conditions, ils aient succombé par sept buts à deux.

La Dépêche du 02-05.

Cyclisme.
Paris - Roubaix.
Lapize vainqueur. Après 1909, il remporte une seconde fois l'épreuve;
Boxe (championnat du monde).
Jack Johnson, champion nègre est vainqueur de Jim Jeffries (knock-out au 15ème round).
Jim Jeffries est né le 15 avril 1875, à Caroh-Ohio. Il appartient, par sa mère à une famille française. En effet, Mme Jeffries mère, née Boyer, était la fille de M. Jean Boyer, gros commerçant de Montréal, Petit-fils de M.Arsène Boyer, cultivateur de la Loire Atlantique.

La Dépêche du 05-07.

Prix Nobel de la Paix: Bureau international permanent de la paix: 1891 (le siège est à Berne).
L'idée de créer un tel bureau est du Danois Frederik Bajer et fait son chemin dès 1889, lors du 1er Congrès universel de la paix à Paris. Cette organisation doit: servir de lien entre les diverses sociétés de la paix, organiser les congrès universels, rédiger une revue, servir la propagande pacifiste. Son siège est établi à Berne en 1891, en raison de la neutralité suisse et de son système démocratique. Elie Ducommun est le premier secrétaire honoraire (1891-1906) et organise le Bureau. Lui succède Albert Gobat (1907-1914) et dès 1914, Henri Golay. Dès 1924, son siège est transféré à Genève, où le Bureau poursuit ses activités jusqu'à nos jours. Depuis 1990, son secrétaire général est l'Anglais Colin Archer, qui a joué un rôle important dans le lancement et la poursuite de l'appel de La Haye.

www.nobel-paix.ch

NOUVELLES INTERNATIONALES:

Léon Tolstoï.
Mort de Léon Tolstoï. Issu d'une famille de haute noblesse, le grand écrivain russe est auteur entre autre de Guerre et Paix (1865-1869), Anna Karennine (1873-1877). Vivant en simple paysan à la recherche perpétuelle de la perfection, il quitta sa maison en 1910 et mourut dans la petite gare russe d'Astapovo.
Mexique.
Sous la dictature de Porfiro Diaz, président de la république (1876-1880 et 1884-1911), l'économie Mexicaine se développa considérablement en partie grâce aux investissements en capitaux étrangers. Cependant les industries et travailleurs mexicains payèrent un lourd tribut au progrès. Bien que Diaz exprimât son intérêt pour la démocratie, les mouvements pour la réforme agraire et les libertés civiles furent confrontés à l'impitoyable répression gouvernementale. L'opposition populaire à cette répression contraignit Diaz à l'exil. Il mourut à Paris en 1915.
Henry Dunant.
Décès du suisse Henry Dunant qui fut le premier à recevoir le prix Nobel de la Paix et, suite à ses nombreuses démarches, il parvint à faire adopter lors d'une conférence de Genève une convention sur les blessés de guerre et ensuite la création de la Croix rouge.
Il mourut oublié et dans la misère!
La Conquête de l'air (Los-Angeles 19 Janvier).
Un beau raide de Paulhan. Paulhan a fait le voyage aller et retour de Los-Angeles à Arcadia-City, soit une distance de 75 kilomètres, à une hauteur moyenne de 350 mètres. La durée du vol a été de 63 minutes.
En arrivant à Arcadia-City, Paulhan a fait le tour du champ de courses, puis après avoir traversé la ville, il a repris la direction de Los-Angeles. L'aviateur qui volait à une grande hauteur, a eu à lutter contre le vent pendant tout son voyage de retour. Les spectateurs attendaient avec anxiété l'aviateur. Tout à coup les vivats enthousiastes indiquèrent que Paulhan approchait. Volant à une très grande hauteur, il arrivait à une vitesse presque aussi grande qu'au départ, et, après avoir effectué un virage élégant, au dessus du champ d'aviation, il venait atterrir, sans difficultés, après avoir volé pendant 2 h. 42.
Paulhan, en descendant de son aéroplane, a allumé nonchalamment un cigare et s'est borné à dire: "J'irai deux fois plus loin prochainement".

La Dépêche du 20-01.

La Conquête de l'air (suite).
New-York le 5 décembre. Un jeune aviateur de 17 ans a expérimenté un aéroplane de son invention mû par un moteur électrique, dont la force était transmise d'une usine électrique au moyen d'un câble. L'appareil s'est élevé à 120 mètres, lorsque le câble se rompit, causant l'arrêt du moteur. L'appareil tombe et on ne put que relever le cadavre de l'inventeur.

La Dépêche du 06-11.

L'aviation dans l'armée anglaise.
M. Rolls est chargé d'organiser, au camp d'Aldershoot, un cours d'aviation pour officiers anglais.

La Dépêche du 29-06.

EN FRANCE:

Nous sommes sous la IIIème République. Armand Fallières est président de la République.

Paris en Janvier.
Suivant un été 1909 très pluvieux, vers le 20 janvier les quais sont submergés. Il faut évacuer des habitations dans les VII, XIII arrondissements. Les halles sont inondées et des épidémies se déclarent. Les français reçoivent des secours de L'Amérique, l'Angleterre et du Vatican.

Retraite.
Le 5 avril, la retraite des ouvriers et paysans est fixée à 65 ans.
Grève des chemins de fer.
Elle est enfin venue, la grève des cheminots dont on nous a tant de fois menacés, si longtemps que beaucoup d'incrédules la traitaient de chimère. Elle a éclaté: elle atteste la profondeur du désordre social et du "déséquilibrement" général.
Nous n'iront pas bien loin pour trouver d'où est né l'erreur. Elle sort d'une déclaration formelle des ministres qui ont encouragé d'avance la grève actuelle, en légitimant l'explosion des cheminots. Deux hommes se sont particulièrement distingués dans la faiblesse, dans la désertion des principes indispensables à l'existence de tout gouvernement: ces deux hommes, personne ne s'étonnera qu'ils s'appellent Barthou et Clémenceau.
L'histoire n'est pas vieille. Elle date de juillet 1900. Le Sénat discutait le projet de loi sur les retraites du personnel des chemins de fer...
Déclaration de M.Briand: "Il ne s'agit pas d'une grève mais d'un mouvement insurrectionnel".

Journal l'Éclair

Aviation dans la marine.
Deux officiers de marine: le lieutenant de Vaisseau Hautefeuille et l'enseigne Devé viennent d'obtenir leur brevet de pilote d'aéroplane. La marine compte donc 5 officiers aviateurs qui sont outre M.Hautefeuille et Devé M.Biasson, Laffaut et Delage.

La Dépêche du 30-10.

L'avenir de l'aviation.
Quel sera l'avenir de l'aviation? C'est une question qui m'est souvent posée. Je sais qu'il est toujours quelque peu délicat de s'essayer dans le rôle de prophète...
Question de vitesse d'abord: Il est certain que l'on marchera souvent à 140 et 150 km à l'heure et que en tout cas le 100 sera une vitesse moyenne.
En altitude on se tiendra dans les 1.000 à 1.500 mètres. Ce sera très suffisant. Pourquoi aller plus haut? on ne distingue plus que très imparfaitement la terre si l'on s'élève trop, ce qui est un inconvénient capital pour l'aéroplane chargé d'une mission militaire. En outre à ces altitudes que j'indique et aux vitesses qu'il faut envisager, l'aéroplane pourra échapper aisément aux projectiles.
La suppression des toiles tendues remplacées par des tissus d'aluminium qui seront légers et qui auront cet avantage appréciable de nous délivrer de la crainte de l'incendie.
Condamné aussi à disparaître aussi le bruit assourdissant du moteur qui nous fatigue sensiblement. La découverte d'un silencieux est déjà faite.
Supprimées aussi les petites roues qui servent à prendre notre essor. Je crois en effet la création d'un appareil qui s'élèvera normalement au bout de deux ou trois mètres à peine de parcours et pour la lancée duquel des patins suffiront. Le lancement s'effectuera du pont d'un bateau et l'atterrissage sur un espace tout aussi restreint, parce que l'on sera en possession d'un système de freinage rapide permettant d'atterrir très court... des directions irréversibles, ce qui diminuera dans des proportions très grandes la fatigue des pilotes...
J'estime que l'aéroplane trouvera une application très précieuse dans la marine. Les vols que j'ai effectués dans les parages de l'île de Wight..., m'ont démontré que l'on pouvait sortir par des vents beaucoup plus violents au bord de la mer... l'étendue marine ne présente aucuns obstacles... qui brisent au dessus de la terre la vague d'air et constituent ses remous que nous redoutons tant... On arrivera à sortir par gros temps. Bien entendu les appareils recevront des modifications à cet effet: coupe-vent, pare-brise, etc.
... Actuellement, nous sommes contraints à effectuer des descentes qui sont trop rapides... comme je l'ai fait au Havre, 34 minutes pour atteindre l'altitude de 2600 mètres et redescendre en un temps presque six fois moindre (six minutes), c'est aller à l'encontre des lois physiologiques... comme le disait l'éminent doyen de la faculté de médecine de Bordeaux le professeur Pitre il y aurait quelque imprudence à renouveler (en l'état présent), cette expérience à une hauteur de 3500 mètres... j'ai éprouvé dans mes descentes des battements de cœur, maux de tête, étourdissements. La rapidité de la descente provient du fait que nous sommes obligés d'arrêter le moteur. Si nous le laissions en marche, l'appareil fait pour résister à une vitesse x, ne résisterait pas...
Pour conclure, car il faut bien une conclusion à un article tout comme à un vol, la formule de l'aviation est bien trouvée. Tout n'est plus qu'une question de détail, et le jour n'est pas loin ou l'aviateur mettra seul son appareil en mouvement et s'en ira aussi aisément par les routes idéales de l'air que le chauffeur s'en va sur celle de la terre.
(Léon Morane).

La Dépêche (article de la Petite Gironde) du 23-10.

"La presse immonde".
C'est nous. Le jour ou Waldeck-Rousseau se présenta à la chambre accompagné de son ministre de la guerre, les socialistes, se retournant vers ce dernier, criaient à l'envie: "assassin!, assassin!" et Galiffet de répondre: "voilà!, voilà!". C'est la réponse faite par les journaux de Paris à l'appel de leurs aimables confrères de l'Humanité et de la guerre sociale... Et pourquoi ces journaux sont ils immondes, et pourquoi le sommes nous avec eux? Parce-que nous avons avons pris le parti du gouvernement contre celui des révolutionnaires.

La Dépêche du 21-10.
La Pétanque.
Est crée par Jules Lenoir . Ayant une maladie des jambes, il abandonna la "Longue" en traçant un rond autour de ses pieds. Il joua les "pieds tanqués", d'où le nom.

EN BRETAGNE:

"La Bretagne bretonnante".
Les mots de monsieur, madame, mademoiselle sont d'un emploi très restreint en breton, ce qui signifie, encore une fois, qu'on leur accorde une valeur très grande. Aotrou (monsieur) a conservé, dans certains cas, un sens tout proche de seigneur qui est son véritable sens quand on parle d'an aotrou Doue (le seigneur Dieu) ou des princes de l'Église (cf.: an aotrou 'n eskob, le seigneur évêque). C'est là un héritage de l'Ancien Régime. Il s'étend plus largement au clergé de la paroisse (an aotrou Person = monsieur le recteur -an aotrou Kure = monsieur le vicaire) ainsi qu'aux descendants de la noblesse et à certaines "grosses têtes" comme le notaire et le député. Qui, plus est, ce titre est assez redoutable à porter parce que celui qui en bénéficie assume de fortes responsabilités à l'égard de lui-même et de la population. Par ailleurs, on l'utilise volontiers, en manière de dérision, en parlant des prétentieux qui se croient supérieurs à leur état. Quant au mot itron (madame), il est presque exclusivement réservé, dans mon pays, à la Sainte Vierge (an Itron Varia, Madame Marie).

"Savoir-vivre en Bretagne" Édition d'art JOS Le Doaré

Importance de l'industrie sardinière.
Depuis Camaret jusqu'aux Sables d'Olonne, presque chaque point du littoral ou se trouve un petit port compte une ou plusieurs usines de sardines à l'huile. Mais les plus importantes sont à St Guénolé, Audierne, Concarneau, Quiberon etc. Elles utilisent la pêche de trois à quatre mille bateaux soit plus de 20.000 pêcheurs.
La valeur du poisson acheté par les usines, atteint une moyenne de huit à neuf millions de francs; celle des ouvrières et des soudeurs de boites, tout près de cinq million de francs.
Le poisson conservé par boites du modèle type 144 bas, contenant dix poissons et vendues de 0 fr. 50 à 0 fr. 75 la pièce chez les épiciers, se chiffre par plus de 100 millions de boites, soit un milliard de sardines. Rangées par centaines dans des caisses d'emballage, les sardines conservées forment un total d'un million de caisses que l'on expédie dans tous les pays.
La France en effet ne consomme guère que 15% de la production de cette industrie: la plus grosse part est expédiée à l'étranger et cette exportation représente une valeur annuelle de 15 à 16 million de francs.
Mais ces chiffres ne s'appliquent qu'aux bonnes années, car l'industrie sardinière connaît de mauvais jours... L'an dernier même, il y eut des usines qui ne purent travailler, par suite de pénurie de sardines... La pêche et l'industrie de la sardine ont grandement besoin d'être protégées si l'on ne veut pas voir disparaître cette source de revenus pour les populations du littoral.

La Dépêche du 29-07.

Taxe municipale sur les chiens.
Le maire de Morlaix a l'honneur de rappeler à ses administrés que les possesseurs de chiens doivent faire à la mairie, du 1er octobre au 15 janvier, une déclaration indiquant le nombre de leurs chiens et les usages auxquels ils sont destinés. La taxe est due pour les chiens possédés au 1er janvier à l'exception de ceux qui à cette époque sont encore nourris par la mère. La taxe est due pour l'année entière. La taxe est triplée pour celui qui possédant un ou plusieurs chiens n'a pas fait la déclaration; elle est doublée pour celui qui fait une déclaration incomplète ou inexacte. Les possesseurs de chiens ne sont pas tenus de renouveler annuellement leur déclaration: La première reste maintenue.

La Dépêche du 08-10.

Lanrivoaré.
Nos lecteurs trouveront la Dépêche chez M.Raguénes commerçant place de l'église.
P.S. De nos jour est il possible de la trouver "Chez Nono" notre président?

La Dépêche du 04-10.

ET À BREST:

Louis Arthur DELOBEAU, est maire de Brest.

Parlé "Tit Zef".
Le Champ Bothorel
: Par extension tous les cimetières de Brest
Selon certaines sources, le Champ Bothorel serait le cimetière de Lambézellec (G. Le Saux, in Les Cahiers de l'Iroise, n° 168, oct. 1995). Selon d'autres, celui de Saint-Pierre mais, affirme Michel Floch dans sa monographie sur Saint-Pierre Quilbignon: "Il n'y a jamais eu à Saint-Pierre aucun propriétaire ou fermier du nom de Bothorel dont le champ eût été utilisé pour des inhumations". Selon la même source, délibération municipale à l'appui, ce cimetière nouveau (l'ancien situé autour de l'église étant devenu insalubre) a été ouvert en 1845, après sept années de procédure dans un champ nommé "Parc Bras" dont le fermier a été exproprié pour la circonstance. Le Champ Bothorel n'est donc pas situé exactement mais, par extension, il désigne tous les cimetières de Brest. "Un beau jour la dernière [coiffe de Brest] s'en ira, bien blanche, bien repassée, dormir dans" le Champ à Bothorel "ou, moins heureuse, dans l'exil d'un lointain cimetière". (Anne Selle, Brume sur le Grand Pont, p. 6.)

Le parler tit ze'f. Annie Le Berre éditions Le Télégramme


Match de football J.S.B. - U.S.B.
Une intéressante partie de football s'est déroulée hier après-midi sur le terre-plein du Gaz, entre les équipes premières de la J.S.B. et de l'U.S.B.
Malgré une brume assez intense, qui avait un peu détrempé le terrain, cette partie a été régulièrement disputée et suivie par un très grand nombre de personnes.
M.Gironde a arbitré la partie à la satisfaction de tous. A la première mi-temps, un seul but a été marqué par Gallois à l'actif de la J.S.B. A la deuxième mi-temps, un autre but est fait par Carter, également de la J.S.B. puis peu après Dulas et Prax de l'U.S.B. marquent chacun un but. A la fin de la partie, Penfrat rentre une autre fois le ballon dans le but des bleus et blancs.
L'arbitre déclare la Jeunesse Sportive Brestoise vainqueur par trois buts à deux. D'un commun accord, les deux équipes décident de prolonger la partie de 20 minutes à titre d'entraînement... Disons en terminant que l'U.S.B., qui n'avait que huit équipiers en ligne, a très bien joué et a fait preuve de beaucoup d'endurance et de courage.

La Dépêche du 10-01.

Élections.
Gare à la sociale!
Électeurs brestois, Au moment de déposer votre bulletin dans l'urne, souvenez vous des ruines causées à votre cité par le règne éphémère d'une municipalité collectiviste révolutionnaire, élue en un jour de malheur et tombée sous les huées de la population indignée!
Que la crainte du retour possible de semblables calamités guide votre libre choix.
Gonde élu, ce serait, dans deux ans , le retour de la municipalité révolutionnaire à l'Hôtel de ville!
Vous ne voudrez à aucun prix livrer une fois de plus votre cité à l'anarchie!
Votez de telle façon que, dès le premier tour de scrutin, l'affreux cauchemar soit dissipé et alors vous aurez bien mérité de la République de l'ordre et de la patrie!
Vive la République d'ordre et de liberté!
A bas la Sociale Révolutionnaire!
Le Comité républicain anti-socialiste des intérêts brestois.

La Dépêche du 24-04.

Les poules à Brest (tribune libre).
Monsieur le rédacteur,
A différentes reprises vous avez constaté que des bataillons de poules étaient lâchés dans les quartiers Porstrein-Lapierre et dans tous les jardins avoisinants, publics ou privés.
Comme il existe un arrêté municipal interdisant ce genre d'élevage en liberté en ville, on aurait pu supposer que la police le ferait respecter. Il n'en est rien. Les dits gallinacés continuent leurs excursion, ravageant, grattant les plates-bandes ensemencées de fleurs printanières.
Que faut il faire pour se débarrasser de cette invasion d'un nouveau genre?
Veuillez agréer, etc.
La réponse est simple: Puisque les éleveurs s'obstinent à lâcher leurs poules et que la police ne veut pas s'en occuper, les propriétaires des jardins ravagés n'ont qu'à tuer la volaille. C'est leur droit légal.

La Dépêche du 10-01.

Fumerie d'opium.
On se souvient que la mort tragique de la jeune Suzanne Rolland, dite Alice, survenue au cours d'une griserie d'opium, provoqua une vaste et minutieuse enquête qui révéla l'existence de plusieurs fumeries à clientèle nombreuse. Une vingtaine d'opiomanes furent mis en prévention... Le tribunal se montra sévère pour ces professeurs de "vice élégant"...

La Dépêche du 19-10.

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Mise à jour: lun 20-sep-04 20:11 x